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Adil Lahlou Directeur du cabinet REL présente sa 13ème étude sur le BFR





Adil Lahlou Directeur du cabinet REL présente sa 13ème étude sur le BFR
Adil Lahlou bonjour, vous êtes Directeur du cabinet REL spécialisé dans l'optimisation financière et vous venez de publier votre 13ème étude sur le BFR.

Pourriez-vous nous présenter cette étude ?


L’étude annuelle de REL (la 13ième cette année), mesure les performances en matière de gestion de leur BFR des plus importantes entreprises mondiale, et pour l’Europe des 1000 premières entreprises de notre continent (en volume des ventes) pendant l’année 2010 – hors secteur finance. Les données sont issues de sources publiques (CapitalIQ). Les industries sont définies par leur GICS (Global Industry Classification Standard) qui est une classification « Standard & Poor’s » qui rend ensuite possible une comparaison globale par secteur et par industrie. Les comparaisons sont faites d’une année sur l’autre en respectant le même périmètre d’étude, en prenant en compte l’entreprise puis sa classification GICS (59 classes), et enfin le rang qu’elle occupe sur le continent étudié.

*Le DWC 2010 des 1000 premières entreprises européennes – hors secteur financier - se monte à 42,9 jours de chiffres d’affaires (+5,9% d’amélioration par rapport aux 45,6 jours de 2009). Mieux encore, la progression s’établit à 7,6% par rapport au résultat 2005 qui s’établissait à 46,5, soit un

Au délà des résultats REL souhaite rappeler certaines bonnes pratiques aux entreprises.

En période d’incertitude financière, de reprise, de marges réduites, de réduction des coûts, de déflation des devises et du prix des matières premières, de perte de confiance des consommateurs, les entreprises doivent avoir conscience que la source la moins coûteuse de liquidité est encore une bonne gestion de leurs fonds de roulement. Ils peuvent utiliser les liquidités libérées pour continuer à financer leurs opérations financières tout autant que leurs initiatives stratégiques, ce qui leur permettra de reprendre l’initiative et de profiter des opportunités qui se présenteront lorsque les marchés repartiront.

Quelques conseils que nous donnons :
- Faire de l’amélioration des liquidités, une stratégie prioritaire au sein de la direction de l’entreprise
- Lier les performances en matière de gestion des liquidités avec la gestion des fonds de roulement.
- Faire des liquidités une des mesures clé des performances du management des entreprises et des services financiers
- Investir dans des process permettant de mieux prévoir la demande et le développement des ventes
- Réduire les délais et augmenter la flexibilité de l’appareil de production afin d’optimiser les niveaux de stocks
- Mettre en place des règles internes pour mieux maîtriser les relations commerciales. Toute exception demandera des niveaux supplémentaires de validation
- Il faut arriver à mettre en place une segmentation client et fournisseur basée sur la valeur et le niveau de risqué permettant s’adopter une attitude adaptée
- Automatiser les faibles transactions qui sont souvent trop nombreuses pour libérer du temps aux personnes qui doivent se concentrer sur la valeur ajoutée

REL accompagne ses clients dans la mise en œuvre des meilleures pratiques opérationnelles pour optimiser le BFR et réaliser des bénéfices à court et moyen termes (6-9 mois à 2 ans). Le niveau d’amélioration constaté lors de nos missions ces dernières années peut atteindre 20 à 50% de réduction du BFR à niveau constant et sur la durée. Tout cela biensur dépend du niveau actuel du BFR, du secteur d’industrie et du degré d’implantation géographique qui a une forte incidence sur les pratiques de paiement. En général, lorsque le BFR exprimé en pourcentage (%) du CA annuel est supérieur à 10%, voir 15% pour de nombreuses entreprises, il existe encore de nombreux gisements d’opportunités.

Comment se sont comportées les entreprises françaises ?

« plus bas depuis 6 ans ».

Sur les 1000 entreprises étudiées 113 sont basées en France.

Si on analyse ces 113 entreprises étudiées a, elles augmentent leur CA de 10,3% après une baisse de 7,8% en 2009.Leur DWC s’établit à 36,4 (+6%), 58 pour le DSO (+3,3%) ; 38,6 pour le DIO (+1,3%) et par contre 60,1 pour le DPO (-0,2%). L’augmentation de 6% du DWC démontre une légère dégradation.

On constate que la moitié d’entre elles ont amélioré leur BFR en 2010 comparé à l’année précédente. Pour autant, la moitié de ces entreprises indiquent une augmentation de leurs stocks et le tiers d’entre elles ont un DSO qui se dégrade. Concernant celles qui ont vu leur BFR augmenté en 2010, 40% d’entre elles on vu leur performance se dégradé sur les trois composantes, niveau des créances clients et stocks en augmentation et celui des créances fournisseurs en baisse.

Quel est le classement par secteur ?

Les 3 secteurs qui ont le plus amélioré leurs résultats sont :
- La distribution
- Les transports
- Les Télécoms
-
Les 3 secteurs qui ont vu leurs résultats se détériorer sont :
- Utilities
- Médias
- Secteur des loisirs

Quelle est votre conclusion ?

En se fondant sur les meilleures pratiques de chaque secteur, REL a chiffré pour 2010 à 724 milliards le BFR excédentaire généré par l’ensemble des entreprises de l’échantillon européen. L’élimination de ce manque à gagner pourrait représenter 5% de gains pour l’EBIT des sociétés du panel.

Jeudi 23 Juin 2011
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