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Able imagine le crédit collaboratif


Jusqu'à maintenant, le crédit P2P (de « pair à pair ») a réussi à faire souffler un vent nouveau sur les sources de financement disponibles pour les petites entreprises mais n'a pas encore sérieusement attaqué le problème fondamental auquel ces dernières sont confrontées : leur profil de risque, souvent considéré trop élevé par « nature ».




En partant de ce constat, la jeune pousse américaine Able propose une vision différente qu'elle baptise « crédit collaboratif » et qui consiste à appliquer les principes de la « sagesse des foules » non à l'apport de fonds mais à l'évaluation de la fiabilité des sociétés emprunteuses. Plus précisément, il ne s'agit plus de répartir les inévitables défaillances entre une multitude de prêteurs, chacun d'eux ayant lui-même distribué son risque sur un grand nombre d'opérations, l'objectif est ici de réduire au minimum (sinon supprimer) la probabilité de défaut.

Un peu comme dans le cas de Kabbage, c'est essentiellement le statut de l'entreprise sur le web qui va déterminer son « score » de crédit. Celui-ci est estimé à partir d'une analyse des commentaires et notations publiés sur les sites spécialisés (tels que Yelp), des check-ins enregistrés sur les réseaux géo-sociaux (par exemple FourSquare) et des connexions existantes sur les réseaux généralistes (Facebook, Twitter…). Une véritable photographie de l'entreprise, de son marché et de son succès peut ainsi être capturée.

Mais la startup ne s'en tient pas là, ses fondateurs tirant les enseignements de leur propre échec lors d'une aventure précédente (dans une activité totalement autre) et de leur rebond ultérieur, grâce à leurs relations. Avant d'obtenir un crédit, il faudra encore que la PME demandeuse trouve 3 à 5 personnes – famille, amis, clients… – disposées à financer un quart de l'emprunt qu'elle sollicite. Alors seulement, Able considérera qu'elle peut lui accorder sa confiance et lui prêter les 75% restant (il n'est pas précisé si elle applique ensuite un modèle participatif).

Aux États-Unis, les 5,8 millions de petites entreprises que cible la jeune pousse génèrent des milliards de dollars de revenus et représentent la moitié des emplois. Hélas, elles sont les premières victimes des nouvelles exigences de prudence imposées aux institutions financières par le durcissement de la réglementation post-crise. Il existe donc aujourd'hui une formidable opportunité de prendre position sur ce marché pour les acteurs qui sauront offrir du crédit sans prendre de risques inconsidérés. Les banques ne sont évidemment pas les mieux placées pour en profiter...

Patrice Bernard
Fondateur du blog “C’est pas mon idée”

fr.linkedin.com/in/patricebernard





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Vendredi 18 Juillet 2014
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