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1 an de LME ; conséquences financières dans la Supply Chain


Après 1 année d’application de la LME ; quels sont les impacts financiers pour les fournisseurs mais également pour les donneurs d’ordres. Quelles sont les leçons à tirer de la LME et surtout les objectifs d’amélioration de la trésorerie des fournisseurs sont-ils atteints ?




Au préalable, il convient de rappeler que la mise en place de la LME coïncide avec une crise financière ayant brusquement considérablement réduit le ‘robinet’ du crédit pour tous les types d’entreprises. Est-ce que la LME a permis de faciliter les flux financiers dans la Supply Chain ou les a-t-elle contrariés ?

LME, une solution à la débâcle financière des fournisseurs ?

Un peu manichéenne, la LME devait au départ protéger les ‘gentils’ fournisseurs contre les ‘méchants’ donneurs d’ordres. Face à un état de fait de paiements souvent réalisés au-delà des délais contractualisés, les fournisseurs étaient souvent ‘suspendus’ à la réception d’un avis de paiement presque messianique.

Les fournisseurs, ont en effet bénéficié d’un raccourcissement des délais de paiement. Enfin, pour ceux qui travaillent dans un secteur qui n’a pas bénéficié d’une exemption de plusieurs mois ou pour ceux pour lesquels la possibilité pour leurs donneurs d’ordres de les payer plus tôt était opérationnellement faisable.

Des délais de paiement passant de 100 jours à 60 jours sont insuffisants pour rétablir la trésorerie de nombreux fournisseurs. D’autant que leurs disponibilités en crédit se sont taries du fait de la crise. Le bilan LME pour les fournisseurs montre encore une forte dépendance au crédit et encore de nombreux cas de dépassement des délais de paiements pourtant définis par le législateur.

LME, l’onde de choc chez les donneurs d’ordres :

Ce qui n’était pas prévu c’est que la LME ne pouvait pas plus mal tomber également chez les ‘méchants’ donneurs d’ordres. En effet, il leur fallait payer plus tôt leurs fournisseurs au moment ou les conditions de crédit se durcissaient également pour eux. L’impact négatif BFR ne s’est pas fait attendre et plus d’un Trésorier a vu son inquiétude accrue par le ralentissement du chiffre d’affaires.

De plus, malgré la LME mais à cause de la crise du crédit, une partie des fournisseurs menacent les approvisionnements du D.O. Alors que le cash est devenu encore plus indispensable, la Supply Chain est sous une pression accrue de toutes sortes de défaillances fournisseurs.

Le cashflow donneur d’ordres est alors soumis à la fois aux pressions du paiement plus tôt et au recul du chiffre d’affaires.

Beaucoup de donneur d’ordres ont trouvé le dialogue avec leurs banques un exercice de jonglage périlleux sur fond d’une relation souvent durcie. Le bilan LME pour les donneurs d’ordres est mitigé. Conscients que payer plus tôt aide les fournisseurs et de ce fait assure un approvisionnement de la Supply Chain, cela constitue des problèmes de cashflow plus sérieux que prévus mêlés à un chiffre d’affaires en baisse.

La spirale infernale

Les fournisseurs se tournent vers leurs banques qui pourtant réduisent les autorisations de découvert et les lignes de crédit. L’affacturage, notamment dans sa version confidentielle a tiré son épingle du jeu mais à des coûts élevés pour le fournisseur. Le fait pour le fournisseur de ne pas notifier le D.O. de la cession de la créance au factor lui donne l’impression de ne pas faire aveu de faiblesse financière. Ce financement masqué ne permet pas de traiter le problème entre fournisseurs et D.O.

La stabilité financière défaillante fournisseurs, devient un enjeu clé pour les donneurs d’ordres qui ont passés les dernières années à diminuer le nombre de fournisseurs par produit. Tout défaut de livraison ou retard, on l’a vu impacte le revenu clients.

Pour sortir de cette spirale infernale, il faut que les acteurs de la Supply Chain acceptent de partager leurs challenges financiers et trouvent des solutions communes et surtout mutuellement bénéfiques.

Solutions communes

En absence de solutions concrètes proposées par des banques réfugiées derrière la frilosité des assureurs crédit, les solutions doivent émaner des acteurs de la Supply Chain.

Une recette qui permet d’apporter des liquidités afin d’aider mutuellement leur organisation et celles des fournisseurs redevient au goût du jour ; le financement de la Supply Chain. Les exemples positifs de programmes en cours ne peuvent qu’encourager une démocratisation de ce qui s’appelle improprement Reverse Factoring.

Comme les propositions (bancaires) existantes de ce type sont souvent requalifiables en dette financière, beaucoup hésitent. Aider ses fournisseurs, oui, accroitre l’endettement, pas question !

Des expertises indépendantes permettent aux D.O. de coordonner des solutions de financement conservées en dette opérationnelle. En sortant du cadre strict du Reverse Factoring, on peut proposer du paiement anticipé à ses fournisseurs avec une possibilité d’une rémunération des participants bancaires ; notamment pour couvrir les frais du programme. Il s’agit bien pour le donneur d’ordres de créer/piloter son programme selon ses objectifs et de faire participer des banques/factors qu’il va sélectionner.

Les fournisseurs utilisent leurs créances avec le D.O. afin d’obtenir du financement court terme. Le D.O. rembourse la banque au terme de la facture qui apporte le financement au fournisseur. Ce programme n’est assorti d’aucune contrainte pour le fournisseur libre d’ouvrir le ‘robinet’ à son rythme.

Donc, grâce à la qualité financière du D.O., ce dernier obtient des termes et conditions imbattables pour ses fournisseurs auprès des banques qui rémunèrent les coûts de son effort. Non seulement, le programme bénéficie fournisseurs et D.O., mais la banque bénéficie d’un volant important d’affaires et à risque très faible.

1 an après !

Les effets collatéraux de la LME conjugués à ceux de la crise ont eu un fort impact sur les BFR respectifs des fournisseurs et donneur d’ordres.

Si la LME n’a pas eu l’effet salvateur escompté, elle aura forcé les acteurs de chaque côté de la Supply Chain à trouver des solutions financières mutuellement bénéfiques pour tous et cela représente un bénéfice tangible.

Vu les perspectives économiques et un changement de comportements, il est fort probable que fournisseurs et donneurs d’ordres continueront à collaborer étroitement et durablement.

Pour des informations sur la manière d’organiser ce type de programme, veuillez contacter Fabien Jacquot – www.corporatelinx.com


Dimanche 14 Mars 2010
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