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Vendre ou ne pas vendre…


A la suite de plusieurs discussions avec des clients, un doute nous prend : n’est-il pas totalement évident que la seule décision à prendre aujourd’hui est de vendre les actions et de se mettre dans une posture d’attente ? La nouvelle alerte émise par le FMI, cette semaine, au sujet de la situation européenne et de ses banques, n’est-elle pas de nature à faire « craquer » les plus optimistes ? Effectivement, si on rajoute le report d’un an, par l’Italie, de son objectif d’équilibre budgétaire, et les anticipations du FMI sur le déficit français, au-dessus des engagements pris par notre pays, on comprend qu’une nouvelle crise de confiance et de nouvelles « attaques » contre les dettes souveraines, est imminente.
En tant que conseiller en investissement financier, nous souhaitons rappeler les positions tactiques (conjoncturelles) et stratégiques (structurelles) qui sont les nôtres actuellement.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
D’un point de vue tactique, nous avons proposé d’alléger les positions à la fin du mois de février, en arguant de la performance absolue obtenue depuis 4 mois, et de la saisonnalité qui devenait progressivement défavorable. Les marchés d’actions ont en effet tendance à s’apprécier pendant la mauvaise saison climatique (novembre-avril). En ce qui concerne les titres, nous avons eu l’occasion de rappeler la performance exceptionnellement favorable de la liste des titres français au cours de ce début d’année 2012 : plus de 20 % en 3 mois justifie quelques prises de bénéfice…

D’un point de vue stratégique, dans une perspective à plusieurs années, qui est bien celle de l’investissement en actions, nous considérons toujours qu’il faut être investi. Il est plus que jamais intéressant d’acheter des actions aux cours actuels. 2012 constitue un moment historique d’entrée sur les marchés d’actions, à l’image de ce que fut l’année 1982. Nous continuons à défendre l’idée qu’au-delà des perturbations actuelles, le prix des actions devrait doubler, voire tripler au cours des 5 prochaines années. Cette perspective là doit relativiser le risque encouru par l’investisseur qui a le sentiment de naviguer dans des eaux très troubles en ce printemps 2012. Au niveau des titres, notre démarche est la même, depuis des années maintenant : éviter les banques et les cycliques, structurellement. La performance boursière des indices européens hors banques est très différente de leur performance nominale. La chute des banques françaises cette semaine est à ce titre impressionnante, et sur ce sujet nous restons invariants : pas de banques dans les portefeuilles.

En dehors des banques et de la problématique qui les dépasse, il nous faut rappeler les exceptionnelles performances de nos entreprises : les chiffres d’affaires du premier trimestre sont publiés actuellement. Ils sont remarquables pour certaines d’entre elles : LVMH a publié des ventes en hausse de 25 % ! L’OREAL, un chiffre d’affaires en progression de 9 %... L’activité des entreprises, alors que l’Europe est en récession, reste très forte. Il faut l’imputer à leurs qualités propres, mais aussi à leur ouverture sur d’autres zones géographiques. L’analyse de la structure géographique des ventes est éloquente : l’Amérique du Sud et l’Asie sont des terres de croissance à 2 chiffres…

L’Europe n’est pas le monde… Le rapport périodique du FMI l’a souligné une nouvelle fois : le monde ne se porte pas mal. Le taux de croissance global a été légèrement révisé en hausse par l’institution financière. Entre 3 et 4 %, le monde croit. Et sur cette base, nos grandes entreprises globales construisent une croissance supérieure à 5 %.
Nous considérons que les investisseurs doivent « tenir ». Les cours vont très probablement être chahutés en France dans les prochains jours : nous sommes bien dans une logique de poursuite des achats sur réaction baissière.

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Investisseurs : Nous sommes investis « normalement » sur les actions.

Spéculateurs : La situation du CAC est risquée sous 3190 points, favorable au-dessus de 328 points

Tendances sur les taux et les devises : Le taux des obligations allemandes à 10 ans est au plus bas historique à 1.6 %. Les taux espagnols et italiens continuent à monter.

Tendances récentes sur les matières premières : Le prix du pétrole est stable, le prix du cuivre et le CRB ont baissé

Eric Galiègue
VALQUANT

171, rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél. 01.58.18.37.50
Fax. 01.42.65.15.26

www.valquant.fr

Lundi 23 Avril 2012
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