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Vendée Globe - Zigzag dans l'Atlantique Sud


J+65 : au large de Rio (Brésil)



Vendée Globe - Zigzag dans l'Atlantique Sud
La remontée le long des côtes sud-américaines est semée d'embûches météorologiques. Les premiers tirent des bords pour s'extirper d'une dépression suivie d'une dorsale anticyclonique. Avec le retour de la chaleur, les conditions sont néanmoins nettement plus confortables que pour les sept concurrents encore dans le Pacifique Sud.

Classement à 16h00
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 4787 milles de l'arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 272 milles du premier
3- Armel Le Cléac'h (Brit Air) à 679 milles
4- Sam Davies (Roxy) à 1666 milles
5- Marc Guillemot (Safran) à 1945 milles
6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2652 milles
7- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2792 milles
8- Dee Caffari (Aviva) à 2842 milles
9- Steve White (Toe in the Water) à 4047 milles
10- Rich Wilson (Great American III) à 5057 milles
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6558 milles
12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 6732 milles
RDG Vincent Riou (PRB)
(12 en course sur 30 au départ. RDG = demande de réparation auprès du jury)

La route est encore longue pour rejoindre les Sables d'Olonne. Surtout lorsqu'il faut tirer des bords à vitesse réduite pour s'extirper de situations météo complexes. C'est le cas de Michel Desoyeaux (Foncia), en tête depuis quatre semaines, et qui se bagarrent au large de Rio pour franchir un dernier obstacle qui le sépare des alizés de Sainte-Hélène. Une situation qui profite provisoirement à Roland Jourdain (Veolia Environnement) qui a repris 70 milles depuis lundi soir. Bilou a envoyé des images de sa réparation de cloison de mât qui traduisent un vrai talent de bricoleur. Il lui faut maintenant retrouver le plein potentiel de sa monture. Derrière lui, Armel Le Cléac'h (Brit Air) a profité de vents portants pour réduire son retard de plus de 100 milles et se fait de plus en plus menaçant. Petit réconfort pour les premiers, les températures remontent rapidement. L'eau est à plus de 20°C et l'air à 28°C pour Mich' Desj'. Les chaleurs tropicales succèdent en quelques jours aux frimas du Grand Sud.

Grand-voile déchirée pour Caffari
Marc Guillemot (Safran), qui a franchi le Cap Horn hier, devrait arriver aux Malouines demain pour tenter une nouvelle réparation de son rail de mât endommagé. Une intervention d'autant plus complexe qu'il n'a plus d'ancre pour mouiller et devra soit tenter la prise d'une bouée de la Marine britannique, soit se laisser dériver sous le vent de l'île. Derrière, la situation est toujours aussi délicate pour les concurrents encore dans le Pacifique. Notamment pour Dee Caffari (Aviva) qui, en plus de subir l'un des plus gros coups de vent de son tour du monde, déplore désormais la déchirure de sa grand-voile sous le 3e ris. Elle navigue donc désormais avec 4 ris dans la grand-voile. Pour l'instant, sa préoccupation est de franchir le Cap Horn dans la tempête. Elle réfléchira plus tard aux possibilités de réparer. Les deux derniers jours avant le Horn s'annoncent en effet exceptionnellement musclés pour Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), Arnaud Boissières (Akena Vérandas) et Dee Caffari. Pour ces trois-là, le passage du mythique rocher sera véritablement synonyme de libération…

Voix du large…

Michel Desjoyeaux (Foncia), 1er, à la vacation de 11h30 : « Il fait chaud dans l'Atlantique sud. 28°C dans le bateau. J'ai gagné une vingtaine de degré en 8 jours. Les temps sont durs mais ça avance. Hier par exemple, j'ai eu un après-midi mou en vent. C'est la partie cool mais pas passionnante de la course. Du près, du près, du près… Je ne vais quand même pas me plaindre, surtout par rapport à mes camarades toujours dans le Pacifique. »

Armel Le Cléac'h (Brit Air), 3e, à la vacation de 11h30 : « Je me repose après plusieurs heures de manœuvre. J'ai eu beaucoup de travail. J'ai profité des vents portants. Maintenant j'ai une dépression et je cherche à retrouver du vent frais. J'avance doucement mais sûrement. Il y a du boulot pour grappiller quelques milles. Les dernières heures ont une ambiance Figaro, avec pas mal de réglages et de changements de voiles. Le but est d'aller le plus vite possible. L'objectif se situe à 30° Sud pour récupérer les vents qui nous mèneront en un bord à l'équateur. Il y a aussi le passage du pot au noir et la traversée de l'Atlantique Nord. »

Samantha Davies (Roxy), 4e, à la vacation de 11h30 : « Le près commence à m'embêter. Le bateau penche et il faut virer de bord. Je retrouve la vie de l'Atlantique. Comme c'est nouveau pour moi, je ne me plains pas, pour l'instant. J'attends des vents renforcés pour basculer et virer de bord. Je suis sur tribord amures. Même si, pour l'instant, je n'ai pas une très belle trajectoire, je devrai retrouver bientôt une route directe. Hier j'ai reçu la visite impromptue d'un avion de chasse britannique. J'étais dans le cockpit quand j'ai entendu un bruit terrible. D'abord j'ai cru à un problème avec Roxy. Ils devaient m'avoir repéré sur leur radar. Ils sont passés très près du bateau et m'ont salué. J'imagine que, pour eux, ça doit être insolite de croiser un bateau à voiles dans ces mers. »

Raphaël Dinelli ( Fondation Océan Vital), 12e, à la vacation de 11h30 : « On est toujours face au vent. Il faut tricoter un coup au nord, un coup au sud. On n'a pas des bateaux taillés pour le près. Ce n'est vraiment pas terrible. A chaque vague, ça tape fort, ça fait bouger les structures du bateau. Il monte sur la houle, fait du rodéo puis se stoppe brutalement. J'ai la chance d'avoir un bateau en fibre de verre, ce qui le rend souple. Parfois, ça bouge tellement que je me dis que ça va exploser c'est très désagréable. Cette mer est casse-bateau, casse-bonhomme. C'est dingue. Je n'ai jamais fait de près dans les mers du sud. Tricoter comme ça, c'est vraiment la première fois. Se retrouver avec des vents debout, des anticyclones au sud et des dépressions au nord... Cette année, le Pacifique est vraiment spécial. J'espère que ça va bientôt se remettre d'aplomb. Il ne me reste que six semaines de ravitaillement. Le temps commence à m'être compté. Je dois faire attention et vais peut-être me rationner. »

Jean-Pierre Dick (Paprec-Virbac 2), joint à Auckland à la vacation de 11h30 : « Deux jours avant d'arriver, je me suis fait une frayeur. Le pilote a fait une erreur de trajectoire et je n'avais qu'un seul safran, je suis donc parti à l'abattée et le bateau s'est couché. Heureusement, je n'étais pas très voilé dans cette dépression tropicale, et j'ai pu repartir tranquillement vers la Nouvelle-Zélande. Je réparerai le bateau en France. L'équipe technique est là-bas, et il est logique que ce soit eux qui prennent le bateau en charge. Paprec-Virbac 2 va être rapatrié par cargo la semaine prochaine, sûrement le même que pour BT. »

www.vendeeglobe.org

Mardi 13 Janvier 2009
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