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Vendée Globe - Moins de 3000 milles


J+ 73 : Dans les alizés par 6° Nord



Vendée Globe - Moins de 3000 milles
Terminus dans 2950 milles. Michel Desjoyeaux, maître du jeu imperturbable depuis le 16 décembre dernier (soit 36 jours, la moitié du temps de course passé en tête) pourrait atteindre les Sables d'Olonne entre le 31 janvier et le 2 février. La hiérarchie de la course est-elle définitive pour autant ? Si rien, objectivement, ne semble pouvoir faire obstacle au rouleau compresseur Foncia, tous les concurrents veulent encore espérer. A mesure que la distance qui les sépare de l'arrivée se réduit, leurs pensées se cristallisent à nouveau sur la place qu'ils occuperont au classement de ce 6e Vendée Globe …

Classement de 16h00 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 2950,5 milles de l'arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 373,5 milles du premier
3- Armel Le Cléac'h (Brit Air) à 1019,7 milles
4- Marc Guillemot (Safran) à 1848,3 milles
5- Samantha Davies (Roxy) à 1919,2 milles
6- Brian Thomson (Barhain Team Pindar) à 2582,2 milles
7- Dee Caffari (Aviva) à 2598,9 milles
8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 2740,2 milles
9- Steve White (Toe in the Water) à 3664,6 milles
10- Rich Wilson (Great American III) à 5162,4 milles
11- Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à 6878,8 milles
12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6887,4 milles

Flash back
La boucle est bientôt bouclée. Leader incontesté depuis 36 jours, Michel Desjoyeaux est passé sous la barre des 3 000 milles à courir d'ici la ligne d'arrivée. Plus qu'une petite dizaine de jours en Atlantique Nord, en commençant par une belle progression dans les alizés de Nord-Est puis un contournement obligatoire de l'anticyclone des Açores avant une probable (mais non certaine) cavalcade au portant dans le golfe de Gascogne.
Petit flash back : le 15 novembre, les leaders du Vendée Globe étaient sur la route opposée, aux abords du Cap Vert. A l'époque, 26 bateaux étaient encore en lice, emmenés par le trio Loïck Peyron, Jean Le Cam et Sébastien Josse. Foncia, classé 22e accusait alors son plus important retard (671 milles) sur la tête de course. C'est dire si l'eau salée a coulé sous les coques et les déferlantes balayé les ponts des 60 pieds ! Le fameux tiercé du 15 novembre a depuis été décimé et ils ne sont plus que 12 à espérer terminer leur tour du monde.

De l'espoir jusqu'au finish
Parmi ces douze, chacun a déjà eu sa part d'émotions fortes, son lot de péripéties. " Ma course est très différente que ce que j'imaginais au départ " concédait Marc Guillemot à la vacation du jour. " Mais elle est d'une grande richesse et malgré toutes les émotions et les contrariétés techniques, il y a toujours de la motivation et des objectifs sportifs. Je suis à l'attaque, heureux d'être en mer, content d'espérer ". Curieusement, le retour des navigateurs en terrain connu, celui des grandes classiques en Atlantique, semble galvaniser les troupes. Le skipper de Safran, sur le point de s'extirper d'une zone de grains orageux au large du Brésil, lorgne en fait sur la dernière marche d'un podium actuellement occupée par Armel Le Cléac'h. Marco est à 830 milles de Brit Air, mais il sait qu'avec ses 82 heures de bonification (en réalité 71 heures nettes, Armel ayant perçu de son côté 11 heures), c'est chose possible. Sauf que Le Cléac'h, surnommé " le Chacal " pour sa propension à montrer les dents en compétition, n'a pas l'intention de lui céder un centimètre de territoire : " Je ne lâcherai rien, déclarait-il à la vacation, cette troisième place il faudra venir la chercher ! Jusqu'à la ligne d'arrivée, il peut se passer n'importe quoi, même pour les premiers et je peux vous dire que sur Brit'Air - qui navigue dans des alizés de sud-est très timides, ndr -, ce n'est pas 'la croisière s'amuse'". A bon entendeur…

A vrai dire, personne ne se sent en croisière en ce 73e jour de course. Que ce soit Roland Jourdain (Veolia Environnement), encalminé dans " un pot au noir très noir ", et qui demande en plaisantant à Michel Desjoyeaux de ne pas trop s'échapper pour assurer jusqu'au bout le suspense de la course ; que ce soit Samantha Davies (Roxy), à la peine dans des vents mous et des grains orageux ou encore Dee Caffari (Aviva), au large de l'Uruguay, sur le point d'entreprendre une énième réparation de sa grand-voile délaminée. La navigatrice anglaise avait l'air déterminée à sauver son rang, entre Brian Thomson (Barhain Team Pindar) et Arnaud Boissières (Akena Verandas).

Les derniers au cap Horn à l'arrivée des premiers ?
Derrière ce top 8, les préoccupations et les conditions de navigation sont aussi variables que les positions sur l'échiquier de ce Vendée Globe. Steve White (Toe in the Water), qui ferme la liste de " Atlantistes " est en train de passer 11 milles dans l'Est des Malouines ; Rich Wilson (Great American III) est attendu ce week-end au cap Horn, tandis que Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) se dirigent vers la dernière porte de sécurité des glaces. Ces deux derniers concurrents devraient quitter le Pacifique quand les premiers arriveront aux Sables d'Olonne !

Voix du large…

Roland Jourdain (Veolia Environnement), à la vacation du jour « Ça va comme un gars du Pot au Noir. Ambiance " pot-au noiresque " : petite fatigue de la nuit, j'avance, j'avance pas... J'ai tout le catalogue des nuages et comme il y a du vent, il y a de la mer. Donc voilà, c'est pas reluisant comme matinée. C'est toujours pareil, sans être pareil, ce qui m'agace, c'est que j'ai choppé le pot au noir très très Sud et je ne voudrais pas qu'on fasse route commune trop longtemps. Je cherche juste un truc pour attirer le Desjoyeaux mais ça marche pas ! Dites lui qu'il ne faut pas qu'il parte trop loin. »

Armel Le Cléac'h (Brit Air), à la vacation du jour : « On se demande où se placer quant à la remontée de l'Atlantique nord. Il faut choisir sa trace maintenant car, plus tard, ça sera compliqué de se décaler. Ce choix n'est pas simple étant donné que les systèmes évoluent très vite. J'ai encore 48 h pour choisir, ce qui me laisse de la marge. Il est certain que Marc Guillemot a eu une super météo pour remonter l'Atlantique sud, mais je ne lâcherai rien. La troisième place, il faudra qu'il vienne la chercher. Il a eu du portant alors que, moi, je me suis tapé du près pendant plusieurs jours. On verra… Je ferai le point après le Pot au Noir pour voir l'écart. Là, je ne peux pas faire grand-chose de plus, je suis à fond avec mon bateau. »

Marc Guillemot (Safran), à la vacation du jour : « S'il n'y avait pas un bateau puis un autre à rattraper, j'aurais peut-être juste un rythme de croisière. Maintenant, j'ai Armel en ligne de mire. Même s'il se trouve encore assez loin, je crois qu'il est bon d'avoir des objectifs ambitieux. Ça permet de ne pas se relâcher. Même si j'apprécie le skipper de Brit Air, ça me ferait ni chaud ni froid de lui choper sa troisième place. »

www.vendeeglobe.org

Mercredi 21 Janvier 2009
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