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Vendée Globe - La double peine de Roland


Vendée Globe
J+ 79 1/2 : 180 milles dans le sud-ouest des Açores



Vendée Globe - La double peine de Roland
Roland Jourdain a passé toute la nuit à l'arrêt dans l'anticyclone des Açores. Pendant ce temps, Michel Desjoyeaux file grand train, à 15 nœuds de vitesse, à moins de 1500 milles de la ligne d'arrivée. L'écart entre les deux hommes se monte ce matin à 633 milles !

Le classement de 5 heures le 28/01/09 :
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 1429,4 milles de l'arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 633 milles du leader
3- Armel Le Cléac'h (Brit Air) à 1033,7 milles
4- Samantha Davies (Roxy) à 2053,1 milles
5- Marc Guillemot (Safran) à 2082,7 milles
6- Brian Thompson (Barhain Team Pindar) à 2401,8 milles
7- Dee Caffari (Aviva) à 2558,6 milles
8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 3089,6 milles
9- Steve White (Toe in the Water) à 3932,7 milles
10- Rich Wilson (Great American III) à 5264,5 milles
11- Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) à 6949,2 milles
12- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 7022,7 milles

Du plaisir à la frustration
3,2 noeuds. C'est la vitesse enregistrée cette nuit à bord de Veolia Environnement. Le grand monocoque rouge est à la peine sur un immense glacis atlantique, voile faseyantes et speedomètre en berne. Le contraste est saisissant avec la navigation de rêve décrite la veille. Comme tous les jours dans ce Vendée Globe, le plaisir peut laisser place à la frustration en l'espace de quelques heures. Et on imagine celle de Roland Jourdain ce matin. La faute à l'anticyclone des Açores, qui, comme chacun le craignait, s'avère plus compliqué à franchir pour le second que pour le premier. C'est la loi du genre dans cette remontée de l'Atlantique. Et la double peine pour le skipper de Veolia Environnement qui a déjà dû composer avec un pot au noir deux fois plus coriace.
Pendant ce temps, porté par les bonnes fées météorologiques, Michel Desjoyeaux déboule à 15 nœuds vers les Sables d'Olonne. Positionné 180 milles dans le sud-ouest de l'archipel des Açores, Foncia profite d'un bon vent de sud-ouest qui le propulse directement vers le but. Il dispose désormais d'une très confortable marge de 663 milles sur son dauphin.

Le troisième Armel Le Cléac'h subira t-il lui aussi les affres des hautes pressions açoriennes, dernière grande difficulté de cette remontée Atlantique ? Le skipper de Brit Air, qui semble vouloir couper le fromage avec un léger décalage à l'est, profite de ses dernières 36 heures dans les alizés avant de savoir à quelle sauce il sera mangé.

Sam et Marco bientôt dans le pot
Derrière, l'actualité de Samantha Davies et de Marc Guillemot s'appelle le pot au noir. Le tandem franco-britannique qui communique beaucoup par email pour agrémenter leur long pas de deux, n'est plus très loin de la zone de convergence intertropicale, ce no man's land météorologique parsemé de vents erratiques, de grains et d'orages. Pour une fois depuis trois jours, la navigatrice anglaise est moins rapide que son adversaire. Safran, handicapé par une bastaque intermédiaire cassée et sa grand-voile réduite, était pourtant un des bateaux les plus véloces cette nuit.

Mais dans cette catégorie, la palme revient à Brian Thompson dont le puissant Bahrain Team Pindar se régale aux allures de largue, des angles de vents pour lequel ce bateau large et toilé a été conçu. Le long du Brésil, Dee Caffari est toujours sur ses talons (157 milles) et s'accroche tant bien que mal pour ne pas se faire distancer. Mais la navigatrice d'Aviva perd tous les jours une poignée de milles sur son homologue masculin.

En 8e position, à proximité des terres Brésiliennes, Arnaud Boissières est en train de vivre la même pénible expérience endurée par Marc Guillemot quelques jours plus tôt. Hier soir sous les grains, " Cali " n'était pas à la fête. Il déplorait un cruel manque de vitesse et confiait devoir faire attention à ses réserves de nourriture et d'énergie. Akena Vérandas a fini par virer à 50 milles des côtes. Ce matin, sa vitesse était toujours inférieure à 10 nœuds.

Derrière, les conditions de navigation sont aussi variées que les concurrents sont espacés : Steve White semble se sortir lentement de l'anticyclone dans lequel il était englué depuis 24 heures ; Rich Wilson qui a laissé l'Île des États sur la gauche, progresse prudemment vers le nord. Enfin, Raphaël Dinelli et Norbert Sedlacek, par 47 degrés sud, poursuivent leur descente en route directe vers le cap Horn, à 1400 milles de leurs étraves.

www.vendeeglobe.org

Mercredi 28 Janvier 2009
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