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Vendée Globe - La cloche a sonné


Vendée Globe
J+79 : à 350 milles dans le sud-ouest des Açores



Vendée Globe - La cloche a sonné
Sur les bancs d'école du Vendée Globe, c'est l'heure de la récréation. Vents réguliers modérés, mer plate, grand soleil, tel est le lot de la grande majorité des solitaires. Même le maître d'école Desjoyeaux s'octroie une petite pause : barrer en contemplant les étoiles, sortir un instant la tête des schémas météos les plus performants, laisser le bateau vivre à son rythme. Dans le grand préau de l'Atlantique, les élèves les plus studieux ont la tête à l'école buissonnière.

Le classement de 16 heures le 25/01/09
1- Michel Desjoyeaux (Foncia) à 1586,3 milles de l'arrivée
2- Roland Jourdain (Veolia Environnement) à 558,2 milles du premier
3- Armel Le Cléac'h (Brit Air) à 1013,8 milles du premier
4- Sam Davies (Roxy) à 2056,6 milles du premier
5- Marc Guillemot (Safran) à 2106,4 milles du premier
6- Brian Thompson (Bahrain Team Pindar) à 2420,8 milles du premier
7- Dee Caffari (Aviva) à 2563,3 milles du premier
8- Arnaud Boissières (Akena Vérandas) à 3011,5 milles du premier
9- Steve White (Toe in the water) à 3811,9 milles du premier
10- Rich Wilson (Great American III) à 5218,5 milles du premier
11- Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch) à 6910,9 milles du premier
12- Raphaël Dinelli (Fondation Océan Vital) à 7011,5 milles du premier

C'est parfois à quelques jours à peine de l'arrivée que surgissent des instants de grâce : au large de l'anticyclone des Açores, faces nord, ouest ou sud, les solitaires embarqués dans l'Atlantique nord s'offrent quelques heures de répit. Pour une fois, le bateau glisse sans à-coups, les réglages deviennent presque des évidences et pour quelques heures au moins, les casse-têtes stratégiques ont laissé la place au plaisir simple d'être en mer. Michel Desjoyeaux (Foncia), lui-même, s'est laissé aller à baguenauder le long de la bordure nord de l'anticyclone des Açores plutôt que de monter plein nord chercher les vents d'ouest forts qui lui promettaient une arrivée express sur les Sables d'Olonne. L'heure de la récréation est sacrée depuis des générations et le professeur démontre ainsi que la recherche du plaisir n'est pas incompatible avec le culte de la performance. C'est aussi le moment où l'on fait le vide, où l'on ne se préoccupe pas de savoir si l'on ne méritait pas d'être aussi premier de la classe. Pour Roland Jourdain (Veolia Environnement), comme pour Armel le Cléac'h (Brit Air), ce sont quelques unes des dernières heures à vivre en mer à son rythme avant de plonger, eux aussi, dans le maelstrom médiatique de l'arrivée.

Gendarmes et voleurs
Pour les élèves de l'Atlantique Sud, c'est encore les parties de gendarmes et voleurs qui ont la préférence. Entre Sam Davies (Roxy) et Marc Guillemot (Safran), le petit jeu du " à toi, à moi " continue. Marc qui avait repris l'avantage de belle manière sur sa condisciple britannique, a dû lui céder à nouveau la place de quatrième après une avarie de bastaque qui a handicapé sa marche dans les dernières vingt-quatre heures. Après consultation auprès de son équipe technique, le navigateur trinitain s'est assuré qu'il pouvait, au pire, naviguer aux allures portantes sans ce câble mobile qui retient le mât sur l'arrière. Au mieux, il lui suffira d'affaler la grand-voile et de faire passer la bastaque de l'autre bord par-dessus la grand-voile au deuxième ris. Pour Arnaud Boissières (Akena Vérandas), le petit jeu de poursuite risque de devenir un petit peu plus lassant : relégué à plus de 400 milles de ses deux camarades de jeu britanniques, Dee Caffari (Aviva) et Brian Thompson (Bahrain Team Pindar), il ne peut qu'espérer que la partie reprenne de son sel aux abords du pot-au-noir. Steve White (Toe in the water) et Rich Wilson (Great American III) espèrent bien profiter de la pause pour rejoindre la cour des grands mais le différentiel de milles qui les sépare d'Arnaud Boissières ne peut leur laisser beaucoup d'espoir. De l'autre côté du Cap Horn, Raphaël Dinelli (Fondation Ocean Vital) et Norbert Sedlacek (Nauticsport-Kapsch), les derniers élèves du Pacifique, cravachent du mieux qu'ils peuvent. Mais ils risquent bien de devoir faire quelques devoirs de vacances quand les autres auront déjà leur examen en poche.

Voix du large…

Marc Guillemot (Safran) à la vacation de 11h30 : « Je suis à la hauteur de Recife, j'ai quitté les côtes brésiliennes et je touche un bon flux de vent régulier. Tout va bien. J'ai perdu pas mal de temps car j'ai cassé une de mes bastaques. Résultat : j'ai perdu du terrain sur Sam Davies. J'ai dû virer de bord et passer ma bastaque restant de bâbord à tribord. Là, je suis tranquille puisque je devrais naviguer tribord amures jusqu'à la hauteur de l'anticyclone des Açores. Si je dois empanner ou virer de bord, je ne devrais pas avoir de souci : j'en ai discuté avec les architectes, c'est ma bastaque de trinquette. Si je navigue sans elle, j'ai juste mon étai qui risque d'être un peu mou. Mais tant que je ne suis pas aux allures de près, ça ne devrait pas poser de problème. Sam navigue très bien avec un excellent état d'esprit. C'est actuellement ma correspondante, on s'envoie des e-mails… Je suis content de me battre avec quelqu'un comme elle. »

Armel Le Cléac'h (Brit Air) à la vacation de 11h30 : « Je suis bientôt au large du Cap Vert, ça avance tranquillement. Dans les prochaines heures, il va falloir que je me penche sur le passage de l'anticyclone des Açores. Je ne sais pas encore si je vais passer dans l'est, dans l'ouest ou au milieu. Les modèles ne sont pas tous d'accord. Faire une analyse stratégique permet de continuer à réfléchir. On confronte la situation avec nos expériences antérieures, c'est intéressant. Si derrière ce passage, ça va vite, c'est intéressant. Mais la fumée blanche qui indiquera ma décision n'est pas encore sortie.»

Michel Desjoyeaux (Foncia) à la vacation de 11h30 : « C'est encore une belle journée de navigation. Ça glisse tranquillement. J'ai même passé deux heures à barrer cette nuit, avec un ciel étoilé. Ça change des montagnes russes. Pour la suite, j'ai choisi l'option sud ; au nord, il fait froid, il fait moche, ce n'est pas bien… Le bateau file actuellement entre 12 et 15/16 nœuds. Je suis ravi de pouvoir profiter ainsi de Foncia. Pour mon arrivée, je pense pouvoir passer la ligne entre samedi en début d'après-midi et dimanche après-midi. »

www.vendeeglobe.org

Mardi 27 Janvier 2009
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