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Une révolution picturale en hongrie


Un panorama très complet des Fauves hongrois

Après Céret et Dijon, l'exposition des « Fauves hongrois », s'installe au musée Matisse du Cateau-Cambrésis (59) jusqu'au 22 février 2009. Provenant des plus prestigieuses collections publiques et privées hongroises, américaines et françaises, 116 peintures et 44 dessins offrent pour la première fois en France un panorama très complet de ces artistes qui ont révolutionné l’art de leur pays avant la première guerre mondiale.



Robert Bereny, nu féminin couché, 1907.
Robert Bereny, nu féminin couché, 1907.
Des artistes méconnus. Les œuvres présentées au musée Matisse du Cateau-Cambresis (59) sont signées Károly Kernstok, Béla Czóbel, Lajos Tihanyi, Dezsö Czigány, İdön Márffy, Róbert Berény, Bertálan Pór et Dezsö Orbán… L’exposition rend un hommage mérité à ces jeunes artistes méconnus en France, qui révolutionnèrent la peinture magyare au contact des nouveaux courants picturaux du XXe siècle, en particulier le Fauvisme.

Ces fauves hongrois abordent tous les genres picturaux, du paysage au portrait d’artiste en passant par la nature morte, le nu, le portrait, l'autoportrait, avec quelques incursions vers l’exotisme des motifs tziganes. Les trois étapes thématiques de l’exposition font appréhender d’abord le développement du fauvisme en Hongrie, puis la perception et la réception du fauvisme hongrois en France et enfin celles du fauvisme français en Hongrie.

Les Hongrois à Paris. En 1896 se créé à Nagybánya, aux confins de l’empire austro-hongrois, la première grande colonie d’artistes modernes en réaction avec l’art académique. Ces jeunes peintres hongrois veulent sortir de l'atelier et revenir à la peinture de plein air comme l'avaient fait en leur temps les impressionnistes.

Le désir de ces jeunes artistes était alors d’aller chaque hiver étudier à Paris puis de retourner peindre en été à Nagybánya et d'exposer à l'automne à Budapest. A Paris, ils fréquentent les Académies Julian, Colarossi et, entre 1908 et 1910, l’Académie Matisse. Ils découvrent les musées, les galeries Durand-Ruel et Vollard, ainsi que Gauguin, Seurat et Van Gogh....

Une rencontre explosive. Mais surtout, ils participent à l’aventure des fauves dont Matisse fut l'un des plus illustres représentants. Ils exposent au fameux Salon d’Automne de 1905, précisément dans la salle contiguë à celle des Fauves. Ils retourneront dans leur pays avec des oeuvres qui vont provoquer un véritable séisme. Leurs toiles explosent en accords audacieux de couleurs vives, éclatantes, « fauves ». Cette manière inédite, associée à la tradition naturaliste hongroise, sera à l'origine d'un véritable renouveau de la peinture magyare.

La méthode Matisse : « Du lundi au samedi, je m’efforçais de prendre ces moutons et d’en faire des lions. » Le maître propose de commencer par la peinture et, au bout d’un an, de passer à la sculpture en terre. Il insistait sur la construction logique de la forme et ne désapprouvait pas l’étude de l’anatomie ou l’utilisation du fil à plomb. Pour les couleurs, il recommande « de l’ordre avant tout » : i[« mettez sur la toile trois ou quatre touches de couleurs que vous avez comprises […]. Construisez avec des rapports de couleurs, proches et éloignées.»]i

Fauves hongrois, 1904-1914
Musée Matisse du Cateau-Cambrésis
Jusqu’au 22 février 2009


www.culture.fr

Mercredi 12 Novembre 2008
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