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Trois Lois de la Communication Numérique Responsable


La communication responsable laquelle est partie intégrante de la démarche Développement Durable et RSE des entreprises, dans la nécessité qu’elles ont de partager leurs bonnes pratiques afin de rendre compte de leur transparence et comportement éthique, se voit offrir une nouvelle dimension avec l’avènement du numérique.



Constant Calvo
Constant Calvo
Si à l’ère du numérique la communication responsable des entreprises s’ouvre à de nouvelles opportunités, elle s’expose aussi à des risques intrinsèques. Elle doit faire l’apprentissage d’une culture nouvelle avec ses codes, ses règles, et son langage, qui impacte l’organisation dans sa structure, ses processus, sa stratégie, et son mode de management.

La communication responsable combinée à la culture numérique appelle les entreprises à engager sans tarder la conduite du changement.

Il s’agit de la prise de conscience que la direction de la communication tend à céder la place au management de la communication, car celle-ci n’est plus seulement descendante, mais ascendante, et transversale, ni l’affaire de quelques spécialistes mais de tous ses acteurs internes engagés, connectés pour certains, hyper connectés pour d’autres, quel que soit leur niveau hiérarchique, qui ont désormais leur mot à dire. En s’exprimant sur la toile, ils exposent du même coup – directement ou indirectement – l’image et la réputation de leur entreprise.

Les collaborateurs, managers et salariés, détiennent entre leurs mains, à travers le web, les réseaux sociaux, ou leur blog, une partie non négligeable du pouvoir de l’entreprise, le pouvoir du verbe ; d’autant que les notions de pouvoir, d’autorité, de compétences, d’âge, et d’ancienneté, se trouvent être réexaminées et réévaluées à l’aune de la culture numérique, et qu’on assiste à la déliquescence du sentiment d’appartenance.

D’où l’importance – première loi de la communication numérique responsable – de fédérer les parties prenantes internes autour d’objectifs communs et de valeurs communes. Non pas commander mais faire participer, faire appel à l’intelligence collective aussi bien qu’à l’intelligence émotionnelle.

La définition et mise en œuvre d’une stratégie de communication numérique responsable s’inscrit dans la durée et par étapes, à commencer par la cartographie et le management des compétences de ceux qui souhaitent s’impliquer dans la constitution d’un « Groupe Projet » – notamment en termes de connaissance des enjeux du développement durable et de la RSE, de communication numérique, de culture numérique, de maîtrise de l’expression écrite, d’illustrations graphiques, de chef de projet.

Ce Groupe Projet – doté de moyens et de ressources – directement rattaché à la Direction, aura entre autres pour mission la mise en place d’une « cellule de veille » communication numérique RSE ; le choix du contenu éditorial; le choix du style de communication ; l’étude et la sélection des différents réseaux sociaux sur lesquels l’entreprise entend communiquer ; la création d’un ou de plusieurs groupes de discussion et la désignation des « managers de communauté » chargés de les animer ; l’évaluation, le pilotage, et le suivi des actions engagées ; la mise en place d’un « Comité de surveillance de la communication éthique » lequel aura notamment la tâche de veiller en temps réel à la cohérence du discours d’ensemble, d’en corriger les dérives, d’anticiper la gestion des risques éthiques, voire celle de mener une intervention graduée en cas de crise et d’alerte.

La deuxième loi de la communication numérique responsable consiste à veiller à la cohérence de la communication interne et de la communication externe. Rien n’est plus préjudiciable à une entreprise que de constater que les valeurs et principes qui sous tendent la communication numérique externe en matière de comportement responsable ne sont pas respectés en interne – ou l’inverse. L’entreprise a une responsabilité globale et systémique. Ce qu’elle fait, ce qu’elle fait mal, ou ce qu’elle ne fait pas, en interne, se diffuse en externe, et réciproquement.

La troisième loi de la communication numérique responsable parait comme une évidence. La communication responsable ne saurait précéder le comportement responsable, ni se substituer à lui. La communication RSE se traduit par un comportement éthique et transparent. Et la communication numérique responsable par l’intégration de la responsabilité sociale, sociétale, et environnementale à l’ensemble de l’organisation, en interne et externe.

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

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Vendredi 10 Janvier 2014
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