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Tous Unis et Responsables


On aimerait tant croire que l’avenir de la planète et de l’humanité est en de bonnes mains, à commencer par celles des États, des Institutions internationales, puis des ONG, des collectivités, des entreprises, ainsi que des écologistes et de tous les acteurs et professionnels de l’environnement quels qu’ils soient. Or, il n’en est rien.



Constant Calvo
Constant Calvo
Y aurait-il quelque souci à se faire ? Les experts ne sont-ils pas en charge de régler le problème ? Y aurait-il péril en la demeure ? Il semble que le doute soit exclu. Le péril existe bel et bien, il est scientifiquement documenté.

Mais, pas plus que la politique, l’économie, les sciences et techniques, ou la philosophie, ne sont la chasse gardée de personne ou d’aucun groupe social en particulier, le devenir de la Terre et de l’espèce humaine ne peut appartenir à aucune classe d’individus ou groupement de professionnels quelconque. Déléguer purement et simplement la mission de sauver l’humanité d’une menace d’extinction à une « task force » internationale serait à coup sûr illusoire, sinon suicidaire.

C’est un fait établi, nous sommes tous concernés, responsables et coupables. Ajoutons, afin de mesurer le champ et la liberté d’action individuelle qui nous incombe, que toute femme et tout homme sont capables s’ils le souhaitent, et s’ils en ont la volonté et la détermination, il va de soi, de prendre connaissance des données scientifiques alarmantes relatives au réchauffement climatique ou à la disparition de la biodiversité.

Il ne s’agit pas de se forger une opinion, car l’opinion, on ne le sait que trop, est par nature volatile surtout si elle est publique, mais de permettre à chacun de faire l’effort d’appréhender la complexité du concept du développement durable, et de participer activement au grand œuvre collectif de soutenabilité en adoptant un comportement citoyen.

Chacun croit savoir ce qu’est le développement durable. Le développement durable est dans l’air du temps, la petite musique du développement durable s’écoute chaque matin, en lisant son journal, en allumant la radio ou la télévision, en savourant son café, en se rasant ou se maquillant, en surfant sur Internet. A preuve, l’information continue et la médiatisation à outrance dont on nous abreuve chaque jour, à grand renfort de sommets internationaux, de colloques de savants, de réunions d’experts, de messages alarmants des ONG, de communication corporate, d’annonces publicitaires, de publications de toutes sortes, et de nombreux numéros spéciaux et hors séries consacrés par les quotidiens toutes tendances confondues, et les magazines spécialisés qu’il s’agisse de cuisine, de sport, de politique, ou autre.

En tout état de cause, une chose est sûre, le développement durable se vend bien.

Il est à craindre que le concept de développement durable ne soit dans ces conditions, plus perçu que comme une série dramatique, d’une triste banalité, dont on prend chaque jour connaissance du nouvel épisode, ses péripéties ou mésaventures, ici plus de 5 millions de barils de pétrole échappés d’une plateforme s’écoulant quelque part au large du Golfe de Mexico, là un projet de construction d’un barrage pharaonique susceptible de détruire tout un écosystème, là encore une espèce animale en voie quasi certaine de disparition.

La conséquence est que chacun croit honnêtement avoir la connaissance approfondie des mécanismes de production, de commercialisation, d’échanges internationaux, de découvertes scientifiques, d’innovations technologiques, de décisions politiques, de spéculation financière, ou de développement humain, ainsi que leurs interactions, qui rend possible l’approche globale du concept de développement durable.

Or, force est de constater que cela n’est pas souvent le cas. Car, voilà bien ce qui constitue paradoxalement, selon nous, l’un des plus grands dangers susceptible de freiner considérablement, sinon de mener à l’échec, le projet d’intelligence collective visant à sauver notre planète terre et l’avenir de l’humanité : Malgré le flot continu des informations et des connaissances, et ce à l’échelon mondial, le concept du développement durable reste largement méconnu. Ses enjeux le sont peut-être plus encore.

A telle enseigne, qu’il n’est pas rare d’entendre dire que le développement durable ne représente guère, après tout, qu’un effet de mode, et son articulation au niveau des entreprises, soit la RSE (Responsabilité Sociale des Entreprises), rien d’autre que de la poudre aux yeux.

C’est pour lutter contre cette façon de penser et nous faire réagir, que des organismes et des associations notamment, lancent des campagnes d’informations, proposent des tests, lancent des pétitions, et publient des guides afin de nous sensibiliser au quotidien dans notre démarche éco-citoyenne.

L’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) – http://ecocitoyens.ademe.fr/tous-nos-guides-pratiques -, ou la Fondation Nicolas Hulot – http://www.fondation-nicolas-hulot.org/ – parmi tant d’autres, sont là pour nous guider pas à pas, de manière pragmatique c’est à dire pédagogique, dans la compréhension des phénomènes naturels et de l’impact sur eux des activités humaines. « La Terre, cette planète magnifique, est bien plus fragile qu’on ne l’imagine et la pression de l’Homme bien plus forte qu’elle ne peut le supporter. Les grands équilibres sont menacés et l’avenir de l’humanité est compromis. Notre avenir est entre nos mains, il faut réagir, et vite!« , nous informe le Site de la Fondation Nicolas Hulot.

L’heure est grave, le temps de l’action est venu, et chacun de nous a un rôle à jouer. Chaque geste compte pourrait-on ajouter. Voilà le message qu’il s’agit de relayer. S’engager et engager tous les autres, individus et organisations.

L’enseignement du développement durable est d’ores et déjà entré dans les Écoles et Universités. Il faut préparer le monde à venir - « post-développement durable » n’hésitent pas à prédire certains – , former nos futurs dirigeants et managers, nos « élites futures » comme il est pompeusement convenu de dire, c’est à dire en fin de compte les citoyens responsables de demain.

C’est la raison pour laquelle il faut savoir accueillir toutes les initiatives qui œuvrent dans ce sens d’où qu’elles viennent. Telle par exemple que celle de Veolia Environnement qui vient de créer un Site dédié aux enfants – http://www.kidslovecities.com/, « tout ce que les villes feront quand elles seront grandes ».

Même si elles ne sont pas toutes, sauf preuve du contraire, dénuées d’arrière-pensées.

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Jeudi 3 Février 2011
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