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Lundi 17 Février 2014

Télécommunications-Médias-Technologies: niveau soutenu de fusions & acquisitions en 2014


Après une année 2013 caractérisée par des méga deals, le secteur TMT devrait continuer de connaître en 2014 un niveau soutenu de fusions et acquisitions



Le cabinet d’audit et de conseil PwC analyse les fusions-acquisitions des Télécommunications, Médias et Technologies (TMT) dans une nouvelle étude qui dessine les perspectives de ce secteur en pleine mutation. L’année 2013 marque une rupture de tendance avec une valeur cumulée de transactions impliquant un acteur français de 38 milliards d’euros, soit environ 3 fois le niveau atteint en 2012. Face aux changements structurels qui pèsent sur le secteur, la croissance externe constitue un moyen de s’adapter aux évolutions toujours plus rapides des usages.

Les méga deals reviennent mais le nombre d’opérations de M&A reste stable

Plusieurs méga deals (transactions de plus de 1 milliard d’euro) impliquant des acteurs français ont été réalisées en 2013 : la fusion annoncée entre Publicis et Omnicom (€14,6 milliards), deux cessions menées par Vivendi (Activision pour €6,2 milliards et Maroc Telecom pour €4,5 milliards) ainsi que trois opérations réalisées par Orange (renforcement de l’opérateur au capital de Mobinil en Egypte, cession en Autriche et en République Dominicaine).

Néanmoins, ce rebond en valeur s’accompagne d’une relative stabilité en volume : 203 transactions en France en 2013, face à 196 en 2012 et 214 en 2011. En effet, le marché des fusions & acquisitions dans le secteur TMT est encore loin de retrouver son dynamisme d’avant crise.

Selon Steven Perrin, associé chez PwC France spécialiste des télécoms : « L’année 2013 restera globalement un bon millésime en termes de fusions et acquisitions pour le secteur TMT. Le marché en nombre d’opérations devrait se maintenir voire progresser en 2014 ; pas sûr cependant qu’il atteigne le niveau de 2013 en valeur.»

Les stratégies de cessions et d’acquisitions des entreprises du secteur TMT pour s’adapter et se développer
Les agrégateurs de contenu (diffuseurs, cablo-opérateurs), les distributeurs, les fabricants de tablettes ou de smartphones et les opérateurs de télécom doivent désormais être en capacité d’offrir à la fois contenu et réseau. Les acteurs du secteur TMT ont élaboré leur stratégie de développement dans cet objectif, via des acquisitions ciblées, des partenariats ou des opérations de Joint Venture.

PwC analyse les 5 stratégies du secteur TMT en cours et leur lien avec les M&A :

1. Les entreprises cèdent leurs activités non stratégiques
En 2013, les cessions d’activités non-stratégiques ont représenté une partie significative des opérations de M&A: les cessions réalisées par Orange reflètent par exemple un recentrage géographique, tandis que Vivendi et bientôt Alcatel opèrent un recentrage métier.

2. Les acteurs historiques des médias se convertissent au numérique
Les entreprises des médias doivent développer de nouveaux contenus, repenser leur stratégie de captation d’audience et la monétiser. Pour cela, elles ont recours au changement organique, mais de nombreuses entreprises veulent aussi accélérer leur développement en procédant à des acquisitions ciblées : Lagardère et AxelSpringer ont allégé leur présence dans la presse papier et renforcé leur offre numérique (par exemple LeGuide.com pour Lagardère et MyLittleParis pour AxelSpringer /AuFéminin.com).
Par ailleurs, des éditeurs de jeux comme Ubisoft acquièrent des sociétés avec une capacité de développement et de monétisation de jeux sur internet, sur des terminaux mobiles et sur les réseaux sociaux (Future Games of London).
Selon Manël de Goeij, associé chez PwC France spécialiste des médias : « L’acquisition de jeunes sociétés du web présente une vraie tendance de fond ces dernières années qui devrait continuer dans les prochaines années. Il reste toutefois la question du retour sur investissement de ces acquisitions, souvent payées au prix fort. »

3. Les frontières entre entreprises des Technologies et celles des Médias et Télécoms s’atténuent
La course à la convergence des Télécommunications, Médias et Technologies va encore s’accélérer dans les prochaines années. Pour se positionner parmi les acteurs « Over-The-Top » ou dans l’écosystème des services (commerce en ligne, e-paiement, hébergement de données et d’applications ...), les opérateurs télécoms vont devoir procéder à de lourds investissements (acquisitions ciblées, coûts marketing et d’accès aux contenus).
Parallèlement, les groupes de médias et loisirs vont vouloir profiter du Big Data pour générer des revenus complémentaires importants.
Selon Edouard Bitton, associé chez PwC France spécialiste des technologies : « Nous anticipons une accélération des opérations de fusion-acquisition entre les sociétés technologiques et celles du secteur des médias et télécommunications, qui vont continuer à transformer le paysage concurrentiel des médias et contribuer au développement de nouveaux usages autour de la mobilité.»

4. Les fusions-acquisitions transfrontalières se multiplient
En 2012 et 2013, une partie importante des opérations a impliqué un acteur étranger (cible ou acheteur). Certaines de ces opérations visent l’accélération de la croissance par l’accès à de nouveaux marchés tandis que d’autres concernent un rapprochement entre acteurs plus matures, contribuant ainsi à la consolidation du secteur.
Face au ralentissement de la croissance dans les pays développés Publicis, Havas et JCDecaux, ont par exemple multiplié les acquisitions dans les pays émergents et Discovery s’est lancé dans une série d’acquisitions en dehors des Etats-Unis (Eurosport en France, SBS Nordic en Scandinavie…).
La fusion annoncée entre Publicis et Omnicom crée le premier groupe publicitaire dans le monde. Les investisseurs étrangers pourraient devenir les futurs acteurs de la consolidation du marché des télécoms en Europe, en témoigne la tentative avortée d’America Movil sur KPN.
Selon Steven Perrin : «Au-delà des fusions transfrontalières, une consolidation nationale du secteur des télécommunications pourrait enfin se réaliser. Après l’absorption par Hutchinson Whampoa d’Orange en Autriche ou encore la prise de contrôle d’O2 par Hutchinson en Irlande, le mouvement de concentration pourrait atteindre les grands acteurs européens tels que la France ou l’Allemagne. Le projet de fusion d’O2, la filiale de Telefonica en Allemagne avec E-Plus, filiale de KPN outre-Rhin, s’il recevait l’accord de Bruxelles, serait un signal fort. »

5. Le besoin d’investissement dans les réseaux s’amplifie
Le développement continu des usages dans la consommation des contenus et la multiplication des écrans ont accru les besoins en bande passante. L’accord de partage d’infrastructures annoncé entre SFR et Bouygues Télécom -qui reste soumis à l’approbation du régulateur - pourrait sensiblement modifier la donne en matière d’infrastructures de télécommunications en France.
L’engouement récent pour les cablo-opérateurs notamment marqué par l’offre de Telefonica sur Kabel en Allemagne ou les rumeurs autour du rapprochement entre Numéricable et SFR montrent que cette tendance devrait encore se renforcer dans les prochain mois. Le cloud constitue également un levier d’investissement fort pour l’industrie.

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pwc.com


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