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Reporting carbone, reporting rse…. Ne plus perdre de temps !


La loi (transition énergétique, at. 48) vient de rajouter au cadre du reporting extra-financier une explicitation obligatoire de la stratégie carbone des entreprises qui dépasse l’information sur les émissions de GES et qui conduit à s’inscrire dans les objectifs nationaux, sectoriels, tels qu’ils découleront notamment de la COP21.



Patrick d’Humières
Patrick d’Humières
Les entreprises qui avaient commencé à se doter d’une « feuille de route climat » n’avaient pas eu besoin de cette incitation mais les circonstances étant ce qu’elles sont et comme on retiendra d’abord le remarquable effort d’engagement du business à la veille de la Cop 21, exprimé à l’Unesco, tant par les industriels que par la communauté financière (cf. synthèse des engagements ), on recommandera d’appliquer la mesure sans tarder (cf. offre IRSE), ne serait-ce que pour affirmer des positions lors de la COP21 où tout le monde attend tout le monde. D’autant que l’autre information importante du Business Summit est la mise en place par WRI, WWF, CDP, d’une méthode de rating carbone – science based targets – qui se fonde sur la conformité aux objectifs et non plus seulement sur la transparence et les progrès du « comptage ».

Il est clair que « le chemin de décarbonation » des entreprises va devenir l’indicateur principal de durabilité des modèles d’entreprise, que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à introduire dans leur prise de décision, en attendant que les marques ne se voient à court terme associées à une représentation de ces efforts par la voix des ONG qui y travaillent fortement. Cette accélération du jeu a plusieurs conséquences, dont la première est de légitimer l’orientation durable du management autour de la question climatique, pour mettre l’éco-conception, l’économie circulaire et fonctionnelle, et l’efficacité énergétique au cœur des nouvelles offres. Cette focalisation a du sens mais elle ne doit pas occulter les autres enjeux – droits humains, sociaux, locaux – qui font la pertinence des démarches responsables globales et pour laquelle un reporting extra-financier complet doit rester « le radar » de la performance globale indispensable.

A ce sujet, on s’étonnera de voir les entreprises « perdent du temps » dans la gestion de ce processus de travail qui une fois la collecte finie et les réponses aux questionnaires transmises, attendent l’automne pour relancer la machine, en oubliant trois phases intermédiaires très fondamentales pour la dynamique durable, qui sont à traiter de juin à octobre !

Une fois la consolidation faite, il faut passer du temps à analyser les résultats pour « faire parler les données » (transparence, évolutions, comparaisons, recommandations…)
Une fois l’analyse critique effectuée, il faut confronter la démarche durable ainsi mesurée aux acteurs internes (directions impliquées) et externe (principales parties prenantes) pour articuler l’état des lieux, celui des attentes et les chantiers de progrès collaboratifs…
Fort de l’analyse critique et des échanges parties prenantes, il faut aussi remonter à la gouvernance et lui fournir les éléments qui nourriront son analyse des risques et ses impulsions prioritaires ; la gouvernance va devenir le destinataire N°1 du reporting !

On retrouvera dans « le cycle du reporting de performance » la décomposition de ces phases de travail qui emmènent cette matière bien au-delà de la dimension statistique ou communicante. Comme nous l’avons formalisé en intégrant toutes les implications du sujet (démarche ecovalue®), le reporting ne se limite pas aux référentiels et la GRI G4 aussi pertinente soit-elle n’est qu’une recommandation méthodologique qui ne remplace pas la nécessité de penser les étapes, de les organiser et de les planifier pour rentrer dans la logique intégrée « information financière & extra-financière » qui s’additionnent pour rendre compte, non en soi d tout ce que fait l’entreprise, mais de sa progression spécifique vers la durabilité, dans sa recherche de création de valeur, pour elle-même et ses parties prenantes. Un autre reporting , beaucoup plus stratégique et exigeant tout au long de l’année, perce derrière ces évolutions que l’ardente obligation climatique et l’exigence de matérialité rendent incontournable pour piloter la mutation en cours. Le tournant est en train de se prendre dans les entreprises avancées ; c’est aussi devenu un métier, au cœur des directions de DD & RSE qui peuvent désormais s’appuyer sur cette construction du management durable pour parler en comité de direction de là où va – et ne va pas assez – l’entreprise dans ce nouveau monde. En apportant aux entreprises ces nouveaux outils et ces nouvelles méthodes, les conseils ont vraiment le sentiment d’une utilité de leur mission, pour renforcer « la compétitivité durable ».

Patrick d’Humières
www.institutrse.com

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Jeudi 11 Juin 2015
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