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Règlement de compte à DFCG corral


Cette année, j'honore de ma présence le turnover de l'association, après 14 années de participation plus ou moins active suivant les saisons et de cotisations ininterrompues. Ce n'est pas un évènement d'une portée exceptionnelle, c'est même un non-événement puisque la DFCG n'y croit pas, malgré mon message non équivoque dans ce sens dont elle n'a pas daigné tenir compte. Mais l'intersection entre l'audience de CFO-News et de la DFCG n'est pas l'ensemble vide, et, pour ceux que cela intéresserait s'ils existent, voici les attendus du jugement de divorce unilatéral prononcé par moi-même. Même si des faits peuvent étayer cette décision (si, si, cela arrive !) je ne prétends pas à autre chose qu'un regard subjectif qui me fait quitter l'association.



Rémy Mahoudeaux
Rémy Mahoudeaux
1) Le prestataire qui se charge de ma boite mail va pouvoir souffler et cesser d'allouer une part significative de ses espaces disques et de sa bande passante au trafic mail entrant sur ma boite en provenance de la DFCG. Bon, il y faudra sans doute du temps, mais l'espoir n'en est pas perdu ;
2) Il n'aura pas échappé aux lecteurs assidus de cette chronique que je suis un iconoclaste militant, un chouïa provocateur et impertinent (le titre de ce billet en témoigne une fois de plus), qui ne recherche pas le lisse et le politiquement correct, mais aime à se frotter aux aspérités et aux rugosités telles qu'elles sont dans la vraie vie. Malheureusement, je perçois la DFCG comme gommant tout ce qui pourrait fâcher, édulcorant tout sous-jacent qui pourrait être polémique, se complaisant dans l'illusoire chimère du bon docteur Pangloss et de son monde idéal. Ceci ne milite pas pour que je reste dans l'association où je me sens parfois comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais ce n'est bien sûr pas à moi de décider si la DFCG doit être un tatami, un terrain de rugby, ou ce magasin de porcelaine ;
3) Des cloisons existent entre divers cercles de la DFCG, cloisons assez étanches pour que ne circule pas une information qui aurait intérêt à être partagée. C'est dommage, si l'essentiel des membres viennent au club dans un esprit qui abolit la concurrence du monde extérieur et que d'autres, pour des raisons que j'ignore, laissent s'ériger ces obstacles. Il n'y a pas pourtant pas d'autre enjeu que le partage des savoirs, des expériences et d'une certaine convivialité ;
4) L'auto-satisfaction ambiante me lasse. J'avais pris sur mon temps lors de la mise en ligne d'une de ses versions de mettre en évidence des carences dans la réalisation et les tests du blog pour que, in fine, la DFCG omette de me remercier et tresse des lauriers à des prestataires et/ou des salariés que, pour ma part, j'aurais considérés comme défaillants (1). Après tout, ils sont payés avec mes cotisations, et je pourrais proclamer « I want my money back ! » ;
5) En tant qu'ex-membre lambda de l'association, je perçois parfois une certaine ambiguïté dans les relations au sein du triangle infernal association – membres – partenaires. J'ai bien sûr conscience que les partenaires doivent en avoir pour leur argent, et rien n'est plus normal que de leur vendre l'accès à une audience qualifiée à un prix juste. Mais cela transforme-t-il le membre de la DFCG en produit et la DFCG en média vendant du « temps de cerveau de directeur financier ou de contrôleur de gestion disponible ? » Je sens bien que cet équilibre est complexe à trouver, j'ai le sentiment qu'il ne l'a pas été de façon satisfaisante, ou plus exactement que je ne percevais pas quand j'ai rejoins l'association en 1997 un déséquilibre au détriment des membres et en faveur des partenaires, et que ce n'est plus le cas aujourd'hui. Maintenant, j’admets bien volontiers qu'il n'y a ni unité ni instrument de mesure pour cela, et que je suis dans le pur subjectif : il est envisageable qu'en quatorze ans, ma perception soit plus aigue, ou encore que je sois devenu et plus vieux, et plus con ;
6) Je n'accepterai jamais des pratiques comme la vente forcée (2), que je trouve malhonnêtes et qui sont de plus illégales et pénalement réprimées par l'article R635-2 du code pénal, que complète L122-3 du code de la consommation (3), et qui sont d'autant plus insupportables quand elles émanent d'une association à but non lucratif. Par ailleurs, l'association étant en conscience récidiviste (ayant été prévenue par mes soins lorsque j'ai refusé une première fois de régler une facture fautive), il convient de se poser la question du risque juridique d'association de malfaiteurs couru désormais par chaque membre de la DFCG qui sont de plus les victimes des turpitudes dont ils sont solidaires – et je suis désormais heureux d'échapper à cette schizophrénie ;
7) Un casus belli : si je respecte scrupuleusement la liberté éditoriale de la DFCG ou de tout autre support, qui sont libres ou non de relayer mes divagations sans avoir à me rendre de comptes, je n'apprécie pas les censeurs qui passent en force. Un éditeur peut me suggérer des modifications que je peux accepter ou refuser. Si je les refuse, j'attends de l'éditeur soit qu'il me publie comme je le souhaite, soit qu'il poursuive ses efforts pour me convaincre de changer d'avis, soit qu'il renonce à me publier. Mais publier un texte avec des modifications que j'ai refusées, fussent-elles mineures, c'est déloyal et c'est trahir ma confiance (4) ;
8) Une dernière pierre d'achoppement pour la route : Dans mon dernier billet « De la bonne gouvernance d'une association », je joue le rôle du membre retors à qui l'on demande de signer un chèque en blanc, et l'association demanderesse de ce chèque est la DFCG. Comment « être un acteur de référence dans le débat économique (5) » où les problèmes d'éthique et de gouvernance s'invitent régulièrement si l'association de professionnels de la finance et du contrôle de gestion n'est pas capable de s'imposer en interne une gouvernance irréprochable et une transparence cristalline, voire adamantine ?

Je pense que je n'ai plus grand chose à faire à la DFCG. Je fais un constat et énonce une simple critique aussi fondée que possible tout en admettant qu'elle soit parfois subjective. Nonobstant le titre décalé, insolent et qui tente d'être humoristique, conforme à mon style persiflerons certains, je ne souhaite pas nuire à la DFCG, et j'espère sincèrement que ses élus et ses membres permettront de faire vivre et évoluer l'association comme ils l'entendent, avec le soutien des salariés. Je pense qu'ils peuvent améliorer sa gouvernance et son fonctionnement, ayant esquissé ici quelques pistes possibles. J'espère en outre que les membres de la DFCG qui ne partageraient pas mon opinion me conserveront leur estime et ne trouveront pas dans mes propos une hostilité qui n'existe pas.

(1) il ne me semble pas acceptable et même inadmissible qu'un site ou blog ne soit testé qu'avec internet explorer, et encore très partiellement puisque les commentaires étaient à peu près inopérants.
(2) le livre des meilleurs articles du blog, facturé avec la cotisation annuelle DFCG de 2011 sans jamais avoir demandé aux membres s'ils souhaitaient en faire l'acquisition. Rebelote l'année suivante avec les 70 propositions …
(3) liens vers le site legifrance : www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000006419540&dateTexte=&categorieLien=cid pour la partie pénale, et pour l'article du code de la consommation : http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006069565&idArticle=LEGIARTI000006292157&dateTexte=&categorieLien=cid
(4) mon dernier billet, censuré en catimini : dfcg-blog.org/2011/04/12/nucleaire-et-comptabilite/
(5) cf Site de la DFCG

Rémy Mahoudeaux
Managing Director, RemSyx

boss@remsyx.com
www.remsyx.com

Vendredi 10 Février 2012
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