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RSE vs Profit ?


On était en droit d’espérer que la crise économique et financière susciterait des débats et des réflexions de grande qualité. Qu’à cela ne tienne ! Le simplisme et le réductionnisme semblent trop souvent vouloir l’emporter.



RSE vs Profit ?
Et bien que l’on entende dire que la crise pourrait conduire les dirigeants à réfléchir sur leur comportement éthique, et que la RSE se verrait offrir là une chance historique, l’actualité quotidienne, pour l’instant du moins - restons résolument optimistes -s’acharne à démontrer le contraire.

« Il faut remettre l’Homme au cœur des entreprises », est la formule qui revient le plus souvent dans les discours, comme un leitmotiv. Vaste programme. Toute la question étant maintenant de savoir si les entreprises mesurent l’immense difficulté de la tâche qui les attend, mais aussi et surtout la complexité de sa mise en oeuvre.

Puisque que les analystes ont justement qualifié la crise économique et financière de globale et « systémique », - et c’est le deuxième terme qui doit particulièrement retenir notre attention -, cela signifie que les dirigeants des entreprises comme les acteurs institutionnels mondiaux vont devoir faire les choix et prendre les décisions qui s’imposent afin d’engager des politiques innovantes.

Lorsqu’on est confronté à un problème, on est généralement tenté d’appliquer l’approche linéaire consistant à considérer qu’il y a une cause bien précise nécessitant une réponse immédiate.

Mais il y a une autre approche appelée systémique celle-là, consistant à analyser le contexte du problème donné afin d'identifier et de décrire les différents éléments qui le composent, ainsi que leurs relations et leurs interactions ;

Il s’agit aussi de tenir compte de l'évolution du problème appelé désormais « système » par rapport à la variable « temps » ;

Et, last but not least, il est indispensable de garder présent à l’esprit tout au long de la démarche que le problème qu’on essaye de résoudre pourrait, à tout moment, subir des modifications du fait même de la présence de celui qui en est l’observateur et l’analyste.

Vous avez dit systémique ?

« Remettre l’homme au cœur des entreprises » ne signifierait rien moins, par conséquent, si l’on veut bien appliquer la grille de lecture systémique, que de considérer que les éléments qui composent « l’entreprise système » sont des hommes et des femmes. L’aurait-on oublié ?

Or, le débat récurrent qu’il nous est donné d’entendre aujourd’hui est loin, c’est le moins que l’on puisse dire, d’être à la hauteur des enjeux. Il se résume dans la plupart des cas dans l’opposition entre profit et RSE.

Autrement dit : les entreprises peuvent-elles sacrifier le droit de faire du profit afin d’être plus responsables? Et peuvent-elles le faire en s’inscrivant dans la durée et dans un contexte concurrentiel mondialisé ?

Le développement des fonds ISR tend à démontrer que la frontière entre le profit et le RSE semble s’estomper ; et, par ailleurs, la concurrence mondiale tant décriée, aujourd’hui, pourrait en définitive s’avérer fortement pénalisante pour les entreprises qui ne seraient pas suffisamment engagées dans le champ de la RSE.

L’hebdomadaire britannique Sunday Times vient récemment de publier la liste des 100 premières fortunes qui financent des projets eco friendly ; ils investissent dans des projets respectueux de l’environnement ou dans le secteur caritatif. On compte notamment, parmi ceux-ci, les Américains Warren Buffett et Bill Gates, ou des milliardaires chinois tel Lu Xiang-yang.

Une nouvelle donne semble émerger sous nos yeux, au milieu de la tourmente économique et financière. La moralisation du système capitaliste tant de fois espérée et annoncée est peut-être en marche.

Si la tendance ne faiblit pas et si des forces contraires ne réussissent pas à enrayer le mouvement, on pourrait assister dans les prochaines décennies à un renversement de perspective historique susceptible de bouleverser de manière radicale les rapports entre économie et entreprise d’une part, entre économie et société d’autre part.

On est peut-être en train d’inventer de nouvelles façons de produire, de consommer, et de vivre ensemble, qui auraient pu nous paraître il y a quelques mois, ou quelques années encore, proprement inconcevables.

Les chercheurs et experts de l’innovation nous apprennent que la mise en place d’une démarche de management de d’innovation comprend au moins deux phases : la première qui consiste dans l’amélioration continue des process ; et la seconde, la plus décisive, celle qui détermine le futur, appelée innovation de rupture.

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Mercredi 25 Mars 2009
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