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Produit intérieur brut France - T4 2011


Astéres : L’analyse économique au service des stratégies d’entreprise



Nicolas Bouzou
Nicolas Bouzou
A +0,2%, la croissance du PIB français au T4 2011 est plus élevée qu’attendue. La France n’est donc pas en début de récession. Sur l’ensemble de l’année 2011, le PIB a progressé de 1,7%, soit davantage qu’en 2010 (1,4%). Mais l’activité ralentit et pourrait reculer légèrement dès le premier trimestre 2012.

La croissance du quatrième trimestre s’explique par une reprise des investissements des entreprises et par une réduction du déficit commercial. En revanche, la consommation des ménages a relativement peu progressé, surtout si l’on a en tête son décrochage au deuxième trimestre (la modeste progression des troisième et quatrième trimestres n’a pas compensé ce décrochage).

Les éléments qui ont fait la croissance du quatrième trimestre sont fragiles : - Nos exportations risquent de ralentir au premier trimestre 2012 car les débouchés européens se réduisent. En outre, en fin d’année 2011 elles ont pu être dynamisées par la dépréciation de l’euro par rapport au dollar, or cette dépréciation semble s’interrompre.
- L’investissement des entreprises risque de fléchir car les chefs d’entreprises constatent une dégradation de leurs carnets de commandes depuis décembre. Le taux d’utilisation des capacités de production a d’ailleurs cessé d’augmenter en janvier. Déjà, les entreprises diminuent fortement leurs stocks, ce qui constitue un signe de défiance (et explique une partie de la baisse des importations).

La croissance de la consommation devrait pour sa part rester limitée. En effet, le pouvoir d’achat des ménages (par unité de consommation) diminue, car leurs revenus progressent désormais moins vite que l’inflation, même si celle-ci reste très modérée. La faible croissance des revenus s’explique par la progression du taux de chômage mais aussi par un début de gel des transferts sociaux, qui devrait s’accuser à l’avenir.

Enfin, l’évolution de l’économie française est différente de celle des pays voisins. Au quatrième trimestre 2011, le PIB allemand a reculé de 0,25% et le PIB espagnol, de 0,3%. Ce décalage ne nous semble pas devoir durer.

Produit intérieur brut France - T4 2011

Notons enfin que ces chiffres confirment le scénario d’une dégradation lente de l’activité. La situation actuelle n’est pas une redite de 2008-2009 : nous ne devrions pas être confrontés à un décrochage brusque de l’activité, mais plutôt à une croissance durablement faible ou légèrement négative. Une nouvelle donne dont nous ne pourrons sortir qu’au prix de réformes capables de rehausser durablement notre compétitivité.

Nicolas Bouzou
Directeur - Fondateur d’Asterès
Membre du Conseil d’Analyse de la Société auprès du Premier Ministre
Directeur d’études à la Law & Management School Université Paris II Assas

ASTERES
7 rue du chemin vert
94100 Saint-Maur des Fossés
www.asteres.fr

Vendredi 17 Février 2012
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