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Première enquête sur le cloud computing en France


Une fois n'est pas coutume, et partant du principe qu'un bon financier est un financier informé, nous allons nous intéresser à une nouvelle technologie présentée par un grand nombre de médias spécialisés IT : le Cloud.



Première enquête sur le cloud computing en France
Le cloud computing est largement associé à la virtualisation (92%), principalement de serveurs (88%). Le cloud est un projet qui doit être piloté par la DSI (67%), il est pour l’instant largement orienté vers les clouds privés (71%) et n’est stratégique que pour 24 % des entreprises. Telles sont les premières conclusions de la première enquête réalisée en France par le cabinet Pierre Audoin Consultants.

C’est donc la première enquête qui a été réalisée en France sur le très médiatisé sujet du cloud computing et commanditée par l’association EMC, VMWare et Intel. Aujourd’hui, le cloud computing est très largement associé aux technologies de virtualisation qui constitue une sorte de première étape vers la « cloudification » d’un data center, qu’il soit privé ou public. On pourrait même dire virtualisation des serveurs, tant la virtualisation des autres composants du système informatique (stockage, poste de travail, réseau…) vient très loin derrière).

Première enquête sur le cloud computing en France

Première enquête sur le cloud computing en France

Vient ensuite le SaaS (59%), largement été popularisé par des entreprises comme salesforce qui propose une application selon ce mode depuis plus de 10 ans. Puis l’ASP (qui a finalement résisté au temps), l’Iaas (Infrastructure as a service), le Hosting (les bons vieux hébergeurs) et le PaaS (Platform as a Service).

Concernant les freins et les moteurs d’adoption, l’enquête n’apporte pas de réelle surprise. Côté frein, la sécurité et la confidentialité - deux freins qui sont de toutes les batailles !) sont cités en premier mais avec un score pas si élevé (44%). Pour ce qui concerne les moteurs d’adoption, c’est la flexibilité qui séduit en premier les personnes interrogées (principalement des DSI).

Première enquête sur le cloud computing en France

Pour l’heure, le cloud concerne principalement les clouds privés, c’est-à-dire la transformation d’un data center afin qu’il puisse prendre tous les attributs du cloud computing (voir ci-dessous les définitions proposées par le NIST (National Institute of Standards and Technology). « Déjà, nombre de DSI facturent les services aux utilisateurs sous forme d’unités d’œuvre, expliquait Alain Carpentier, directeur des infrastructures, HP France dans une interview avec ITRmanager (Le cloud computing est une vision et un ensemble de solutions). Un cloud privé interne facilitera une telle approche.

Quelles applications et quels fournisseurs ?

Quelles applications sont concernées par le cloud ? La messagerie sort du lot en étant citée par 54 % des personnes interrogées, devant la finance et la comptabilité (26%). De manière assez surprenante, le CRM n’est cité qu’en 3e alors que c’est sans doute l’application qui s’est développée le plus et depuis le plus longtemps.

Le trio de tête des acteurs associés au cloud computing est constitué de Microsoft (50%), VMWare (43%) et IBM (31%. Paradoxalement, les pionniers du cloud comme Amazon et Google viennent assez loin derrière. De même, les opérateurs télécom, qui devraient être des acteurs naturels du cloud computing et qui se présentent comme tels, sont absents de cette liste d’acteurs potentiels. Il est vrai qu’Orange Business Services n’a fait ses premières annonces qu’en décembre dernier.

Présenté comme la 4e vague de l’informatique par Jean-Pierre Brulard après les mainframes, le client/serveur et le Web, le cloud a encore un long chemin à parcourir. Le cloud n’est perçu comme stratégique par seulement 24 % des entreprises auxquelles il faut ajouter 12 % de DSI convaincus mais dont les entreprises ne le seraient pas.

Première enquête sur le cloud computing en France

Le Cloud Computing selon le NIST (National Institute of Standards and Technology)

Les cinq caractéristiques du Cloud Computing :
- Libre-service à la demande : L’utilisateur peut réserver ou libérer unilatéralement les ressources en fonction de ses besoins sans nécessiter d’interaction humaine avec le fournisseur.
- Vaste accès au réseau : Les ressources sont accessibles via un réseau, par l’entremise de mécanismes standards et à partir de plateformes clients diverses.
- Mise en commun des ressources : Les ressources du fournisseur peuvent se trouver dans différents centres de données répartis à travers le monde. Elles sont mises en commun pour servir l’ensemble des usagers. Ceux-ci n’ont généralement pas connaissance de l’emplacement géographique exact des ressources qu’ils utilisent.
- Élasticité rapide : Les ressources peuvent être réservées rapidement pour répondre aux besoins croissants de l’utilisateur et être libérées tout aussi rapidement lorsque ses besoins s’amoindrissent.
- Utilisation mesurable et facturation à l’usage : L’utilisation des ressources peut être surveillée, contrôlée et rapportée. L’usager est facturé en fonction de l’utilisation des ressources.

Les trois modèles de services de type cloud computing :
- Logiciel-service (Software as a Service - SaaS) : L’usager utilise les applications du fournisseur qui les héberge dans son nuage informatique. Les applications sont accessibles à partir de n’importe quel terminal client via un navigateur Web. L’utilisateur ne gère ou contrôle aucune des ressources informatiques nécessaires (réseau, serveurs, système d’exploitation, stockage) à l’exception de certains paramétrages spécifiques.
- Plateforme-service (Platform as a Service - PaaS) : L’usager développe ses propres applications en utilisant les langages de programmation et les outils disponibles sur le nuage informatique de son fournisseur qui héberge les applications développées. L’utilisateur ne gère ou contrôle aucune des ressources informatiques nécessaires (réseau, serveurs, système d’exploitation, stockage) mais peut en revanche contrôler le déploiement des applications et les configurations d’hébergement.
- Infrastructure-service (Infrastructure as a Service - IaaS) : L’usager gère et utilise des systèmes virtuels hébergés dans le nuage informatique du fournisseur. Il peut s’agir ici d’un simple serveur virtuel ou d’une infrastructure virtuelle complexe, incluant des serveurs, des segments réseau, des pare-feux, des systèmes d’exploitation, des applications, etc. L’utilisateur ne contrôle par l’infrastructure mise à sa disposition par le fournisseur mais peu en revanche gérer en partie les systèmes d’exploitation, le stockage, le déploiement d’applications et certains éléments du réseau.

Les quatre modèles du cloud computing :
- Cloud Privé (Private cloud) : L’infrastructure est exploitée par une seule organisation. Elle peut être gérée par l’organisation ou par un tiers.
- Cloud Communautaire (Community cloud) : L’infrastructure est partagée entre plusieurs organisations supportant une communauté précise et ayant des préoccupations communes. Elle peut être gérée par les organisations ou par un parti tiers.
- Cloud Public (Public cloud) : L’infrastructure est mise à la disposition du grand public ou d’un grand groupe d’entreprises et appartient à un fournisseur de services informatiques dans les nuages.
- Cloud Hybride (Hybrid cloud) : L’infrastructure est composée de deux ou plusieurs nuages (public, communautaire ou privé). Ces nuages demeurent des entités indépendantes. Ils sont toutefois liés par l’entremise de technologies standards ou propriétaires afin de permettre la portabilité des données et des applications entre les nuages.

Sources :
- ITR manager
- Pierre Audoin Consultants
- NIST (National Institute of Standards and Technology)

...bonjour chez vous...

Laurent Leloup

Mardi 4 Mai 2010
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