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Pour une année 2010 réussie dans les paiements


L’année qui vient annonce de grandes mutations dans le domaine des paiements. A l’occasion du commencement de sa troisième année de parution, Echos de Canton s’accorde le privilège de partager certains de ses vœux avec les lecteurs de CFO-news.



Pour une année 2010 réussie dans les paiements
Une « wishlist », en forme de prévision, pour anticiper les évènements qui devraient marquer l’année 2010 et ont pour finalité d’ouvrir de nouveaux marchés et de donner envie aux consommateurs d’adopter de nouvelles habitudes.

Un vent d’innovation technologique
Le paiement mobile (m-paiement) est une perspective majeure, en plein essor sur d’autres continents. Pourtant les promoteurs naturels que sont les grands opérateurs télécoms ne cessent, en Europe, de jouer l’arlésienne !
Les expérimentations et les tests grandeur nature se succèdent avec, à chaque fois, un résultat concluant, mais en fin de compte, le téléphone mobile ne peut toujours pas être utilisé comme moyen de paiement. Devenu le plus fidèle compagnon du terrien moderne, celui qu’il veille toujours à avoir à proximité, le mobile possède tous les atouts pour devenir le support idéal de nombre de transactions.

Espérons des opérateurs télécom déterminés à entrer réellement et rapidement dans le champ des services de paiement
Le point d’entrée le plus probable et naturel serait, comme dans les principales expérimentations, centré sur la technologie NFC (Near field communication, ou communication de proximité). Ceci grâce à deux caractéristiques majeures que possède le téléphone mobile : sa capacité de communication et sa capacité de traitement informatique.
Mais le téléphone mobile ne pourra servir au paiement mobile que s’il y a un standard partagé par tous les acteurs : banques, opérateurs télécoms, constructeurs de téléphones mobiles et, probablement, grande distribution.

Espérons l’émergence d’une norme standard NFC dédiée aux paiements
Face aux enjeux du « sans-contact », on dirait que personne n’ose « dégainer le premier » et on assiste parfois à des jeux à contre-emploi : les banquiers deviennent aussi opérateurs mobiles et les distributeurs deviennent banquiers.

Espérons de nouveaux acteurs
Cette inaction devrait ouvrir le champ à de nouveaux entrants car des solutions intermédiaires se font jour. Rappelons l’apparition de ces stickers à coller sur le dos de l’appareil téléphonique (voir EdC n° 30) pour lui donner des capacités sans contact NFC, à partir de la technologie préexistante bluetooth ou WIFI mais aussi les extensions à l’iPhone comme le Square pour le transformer en terminal de paiement (EdC n°40). Une tendance à suivre car malgré les premiers déploiements commerciaux prévus en 2010, par exemple à Nice, il faudra encore attendre quelques années pour que le taux de renouvellement de l’industrie mobile permette à tout le monde de payer avec un téléphone NFC sur un business modèle stabilisé.

Espérons des consommateurs séduits par la nouveauté
La généralisation du M-paiement et le renouvellement du parc de téléphonie mobile utilisée actuellement ne verra pas le jour sans l’adhésion du consommateur. Les innovations technologiques doivent permettre l’arrivée de nouveaux entrants Et ceux-ci pourront trouver un chemin d’entrée en jeu en proposant de nouveaux services à valeur ajoutée. Sur le papier, dans les brevets, dans des démonstrateurs, ces produits existent. Ils attendent de trouver la voie à emprunter pour toucher les consommateurs, en garantissant un niveau minimum d’interopérabilité et d’acceptation dans la vie courante. C’est à ces conditions que le consommateur prêtera de l’intérêt à ces outils innovants.

Des consommateurs exigeants
Celle-ci vise notamment les porteurs d‘instruments de paiement que nous sommes tous. Comme M. Jourdain, qui fait de la prose sans le savoir, nous consommons des services de paiement sans connaître les garanties nouvelles que le droit communautaire nous a données (nous n’osons ici espérer que 2010 rende les consommateurs capables de comprendre les informations diffusées en petits caractères par leurs prestataires bancaires et financiers !)

Espérons que les porteurs d‘instruments de paiement se découvrent consommateurs de services de paiement
Particuliers ou entreprises, les utilisateurs de services de paiement deviendront les meilleurs propagandistes de la transformation impulsée par l’Europe quand ils comprendront tout l’intérêt qu’ils peuvent en retirer, en termes de coût et de richesse du service.
Souhaitons donc que les utilisateurs, séduits par les nouvelles possibilités qui leur sont offertes, cessent de considérer l’univers des paiements comme un monde immuable et figé et qu’ils exigent à la fois plus de rapidité de traitement, des coûts plus réduits et des services complémentaires qui correspondent à leurs véritables besoins.

Espérons des consommateurs curieux et audacieux
Le marché démontre que quand le produit est bon, les utilisateurs se montrent de plus en plus ouverts à l’innovation et de plus en plus prompts à l’adopter : le succès de l’iPhone en constitue la dernière et plus flagrante démonstration. Le lancement récent de l’iPad promet un phénomène peut-être de même ampleur, pour une ambition plus grande encore : changer les rapports entre l’homme et l’ordinateur pour créer un nouveau contexte d’évidence, fondé sur la gestuelle de l’iPod, apte à détrôner le standard de fait que Windows a imposé.
Les paiements pourraient être le nouveau terrain offert à ces ruptures majeures.
Penser le paiement comme un service suppose de faire une petite révolution mentale.
Aujourd’hui, la question du paiement se pose, vu du consommateur, comme un choix d’instrument. Vu du commerçant, il apparaît comme un choix de moindre inconvénient entre des surcoûts divers et plutôt opaques.

Espérons des services innovants
Maintenant que les outils se mettent en place, il reste à imaginer les utilisations et les usages qui « vont avec ». Les nouvelles offres de service peuvent intégrer de multiples attraits.
Le cashback est naturellement un des appâts les plus puissants pour attirer le chaland de ces nouveaux services. La gestion de la fidélité en constitue un prolongement naturel. De nouvelles applications peuvent en offrir une version rénovée et séduisante. Les paiements fournissent une base efficace, peut-être la meilleure, pour réussir le développement d’outils de CRM performants et aptes à permettre un enrichissement de la relation-client par des offres de grande proximité, séduisantes et innovantes. Une bonne articulation sur des outils de scoring peut y apporter une dimension nouvelle. Enfin la possibilité offerte aux établissements de paiement de fournir des offres de différé de paiement constituera sans doute l’étape successive d’une intégration des établissements de paiement dans le paysage de la grande consommation.
Souhaitons que dès 2010, ces établissements nouveaux trouvent une clientèle significative.
Espérons des consommateurs confiants

Canton y réfléchit …
Le SEPA a été conçu comme une démarche double, réglementaire et s’appuyant sur les initiatives des acteurs économiques. Le volet qui paraît manquer pour accélerer une mise en place qui ne sera vraiment consacrée que par le changement des usages et habitudes de consommation, c’est précisément la communication vers les consommateurs. Sans leur adhésion aux réformes en cours et sans demande réelle de leur part en faveur de nouveautés toutes les potentialités actuelles resteront à l’état de projet. Il en est de même vis à vis des entreprises. Il est au fond très étonnant de constater que sur un projet d’une telle importance pour l’Union européenne et pour les institutions qui la dirigent, les entreprises en soient encore à essayer de comprendre « à quoi ça va bien pouvoir servir, en pratique ? ».
Toute contrainte fournit une clef d’optimisation : ce déficit de communication doit devenir un atout au service des initiatives lancées par de nouveaux entrants. Les besoins à couvrir sont multiples, presque innombrables, mais les services à apporter pour satisfaire le consommateur sont aisés à cibler. La wishlist en donne les jalons essentiels : une bonne roadmap pour 2010 !

Cet article est extrait du dossier La « wishlist » pour une année 2010 réussie dans les paiements du numéro 42 de la revue « Échos de Canton – Les nouvelles dynamiques du paiement ».
Ce numéro vous présente nos autres vœux pour 2010 et de nombreuses autres informations sur l’actualité des Nouvelles Dynamiques du Paiement.


CANTON y réfléchit

Experts Services de Paiement : experts du cabinet Canton Consulting, le think tank des nouvelles dynamiques du paiement

Canton Consulting

9-11, Av FD Roosevelt,
75008 Paris
www.cantonconsulting.eu


Jeudi 11 Février 2010
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