Quotidien Corporate & Crypto Finance - Daily News


              



Portrait de l’employé des temps modernes


Cette étude dépeint une population active française en quête de reconnaissance de ses pairs et globalement moins active dans la recherche de nouvelles opportunités professionnelles



- 38% des Français déclarent ne jamais se renseigner sur les offres d’emploi, contre seulement 15% de nos voisins Britanniques ou Allemands
- Plus de 80% des actifs âgés entre 45 et 54 ans continuent à se renseigner sur les offres d’emploi contre seulement 55% des actifs français
- 25% des Français considèrent la flexibilité horaire comme un avantage significatif contre 42% des Allemands
- Les perspectives d’évolution importent pour 9% des hexagonaux contre 23% des Allemands et 22% des Britanniques

Indeed, premier site d'emploi mondial, révèle aujourd’hui les résultats d’une étude menée au cours de l’été 2015 auprès de plus de 8 000 personnes à travers l’Europe. L’objectif de cette étude : comprendre ce que recherchent les salariés de notre époque. Indeed propose ici quelques clés et dresse le portrait de l’employé d’aujourd’hui. L’occasion de comprendre ce qui motive les employés, ce qui les incite à chercher un nouvel emploi et en quoi les Français se distinguent de leurs voisins européens.

Actif

Actif et constamment en veille, c’est clairement ce qui caractérise les employés d’aujourd’hui. Selon l’étude d’Indeed, 68% des actifs recherchent ou sont ouvert à la possibilité d’accepter un nouvel emploi. Tandis que 64% d’entre eux estiment qu’il est important de se tenir informés de l’état du marché et des postes auxquels ils pourraient prétendre, 59% d’entre eux précisent se renseigner au moins une fois par mois sur de nouvelles possibilités professionnelles. Ce chiffre élevé n’est pas forcément la conséquence d’une lassitude liée à des années passées au même poste, puisque 65% des personnes interrogées admettent s’être renseignées sur de nouvelles possibilités d’emploi dans les 91 premiers jours suivant leur prise de poste. Sans surprise la jeune génération est en tête avec 87% des 18-24 ans déclarant être actifs dans leur recherche contre 80% des 35-44 ans et 65% des plus de 55 ans.

Maître de sa propre carrière

Les actifs européens mettent un point d’honneur à garder les rennes lorsqu’ils envisagent un changement de poste. 91% des personnes ayant été embauchées dans l’année qui vient de s’écouler ont entrepris elles-mêmes une action concrète afin de trouver un emploi dans les six mois qui précèdent leur recrutement : 59% ont visité un site de recherche d’emploi, 46% ont consulté des annonces directement sur le site des entreprises prisées et 24% ont demandé une recommandation à un proche.

Les européens semblent cependant afficher une certaine méfiance à l’égard des cabinets de recrutement. 65 % des personnes interrogées déclarent avoir davantage confiance lorsqu’ils postulent à un poste de leur propre chef que lorsqu’ils sont contactés par un cabinet de recrutement. Le fait d’avoir choisi eux-mêmes l’entreprise et le poste les conforte dans l’impression que cet emploi est en adéquation avec leurs attentes et leurs capacités. Les recruteurs peuvent toutefois jouer un rôle de déclencheur. Si la majorité des actifs préfère garder le contrôle sur leur recherche d’emploi, 73% d’entre eux admettent qu’être contacté proactivement par un recruteur ou un tiers au sujet d’un poste les pousseraient à considérer d’autres opportunités professionnelles.

En recherche de satisfaction personnelle et de reconnaissance des tiers

A travers cette étude, Indeed offre des réponses à deux questions primordiales : quelles sont les raisons qui poussent les gens à envisager un changement d’emploi ? Et quels facteurs pourraient pousser un actif à accepter un nouveau poste ? La nuance est subtile puisqu’une question appelle l’autre, les réponses à ces deux interrogations sont pourtant bien différentes.

Si l’argent est souvent présenté comme le nerf de la guerre, il arrive bel et bien en dernière position dans la liste des raisons qui poussent les personnes déjà en poste à envisager un changement professionnel. Pour 43% des personnes interrogées, c’est bien le sentiment d’insatisfaction ou de découragement face à leur situation professionnelle actuelle qui est le premier moteur à la recherche de nouvelles ouvertures. Les raisons financières ne pousseraient que 12% des sondés à réfléchir à un changement professionnel, tandis que le manque de reconnaissance de leur travail serait une source de motivation pour 14 % d’entre eux.

En revanche, à la question « quels facteurs vous inciteraient le plus à accepter un nouvel emploi » la réponse semble sans appel : le salaire est plébiscité par 60% des sondés. Ce qui signifie que si le salaire n’est pas ce qui pousse en premier lieu les gens à chercher un nouvel emploi, une fois que cette recherche est lancée, il devient la motivation première dans le choix d’un nouveau poste. Les autres raisons citées sont cependant également des arguments de poids avec 40% des interrogés sensibles à l’emplacement géographique des locaux et 37% à la possibilité de bénéficier d’horaires flexibles. 35% des actifs estiment que la perspective de faire un travail qui a du sens est un facteur important, 24% citent l’équilibre avec la vie de famille alors que 17% des sondés trouvent essentiel d’avoir des perspectives d’évolution claires.

L’exception française

Ces chiffres européens sont cependant à nuancer avec des chiffres français plus timides.
38% des Français interrogés déclarent ne jamais se renseigner sur les offres d’emploi, contre seulement 15% de nos voisins Britanniques ou Allemands. Les Français se tiennent en général moins au courant des opportunités qui pourraient s’offrir à eux : si 65% des Allemands s’enquièrent des emplois disponibles au moins une fois par mois, les Français sont seulement 48% à s’informer mensuellement faisant ainsi baisser la moyenne européenne. Le facteur âge joue également un rôle plus important en France. Dans tous les autres pays européens sondés plus de 80% des actifs âgés entre 45 et 54 ans continuent à se renseigner sur les offres d’emploi contre seulement 55% des actifs français. De même, là où 74% des Néerlandais se disent ouverts à la possibilité d’accepter un nouvel emploi, seuls 55% des français envisagent cette option. En ce qui concerne les motivations à la recherche d’un nouvel emploi ou les facteurs d’attractivité d’un potentiel nouveau poste, les Français sont relativement en phase avec leurs voisins. On notera cependant que les travailleurs de l’hexagone sont moins sensibles aux horaires flexibles puisque 25% des Français considèrent cela comme un avantage significatif contre 42% des Allemands. Il en va de même pour les perspectives d’évolution qui importent pour 9% des hexagonaux contre 23% des Allemands et 22% des Britanniques.

« Les Français ont un rapport au travail différent de leurs voisins européens. Les chiffres du chômage ont atteint ces dernières années des records et la singularité du Code du Travail français n’offre pas la même flexibilité qu’au Royaume-Uni par exemple, aussi bien côté employé que côté employeur. » Explique Tara M. Sinclair, Chief Economist chez Indeed. « Il n’est donc pas surprenant de voir que les Français sont moins en veille. Il est par contre intéressant de constater ce qui les motive et ce qui les fait réfléchir. Ils portent plus d’importance au fait d’avoir un travail qu’ils considèrent comme ayant du sens (38% des Français contre 33% des Britanniques et des Néerlandais) et sont 16% à considérer le manque de reconnaissance du travail accompli comme une motivation à chercher un nouveau poste contre une moyenne européenne à 14%. Ce sont des données à garder en tête par les employeurs français. »

Méthodologie
Cette étude commanditée par Indeed a été réalisée en ligne par Harris Poll en juillet 2015 auprès de 8 093 personnes âgées de 18 ans et plus en Allemagne (2 030 répondants), en France (2 029 répondants), au Royaume-Uni (2 026 répondants) et aux Pays-Bas (2 008 répondants).


Les médias du groupe Finyear

Lisez gratuitement :

Le quotidien Finyear :
- Finyear Quotidien

La newsletter quotidienne :
- Finyear Newsletter
Recevez chaque matin par mail la newsletter Finyear, une sélection quotidienne des meilleures infos et expertises de la finance d’entreprise et de la finance d'affaires.

Les 5 lettres mensuelles digitales :
- Le Directeur Financier
- Le Trésorier
- Le Credit Manager
- The FinTecher
- Le Capital Investisseur

Le magazine trimestriel digital :
- Finyear Magazine

Un seul formulaire d'abonnement pour recevoir un avis de publication pour une ou plusieurs lettres

Jeudi 15 Octobre 2015
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Free Daily Newsletter / Newsletter quotidienne gratuite


Cryptocurrencies




Finyear - Daily News