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Osons la liberté ! Quand l'entreprise se déchaîne


était le titre de la conférence-débat du Mardi 25 septembre au Collège des Bernardins, qui a a réuni Gilles Babinet, serial e-entrepreneurs ; Jean-Charles de Castelbajac, créateur de mode et designer ; Jean-Christophe Fromantin, député maire de Neuilly-sur-Seine et Ghislain Lafont, président du conseil de surveillance de Bayard Presse autour de Christian de Cacqueray, journaliste en charge de l'animation des débats.



Rémy Mahoudeaux
Rémy Mahoudeaux
Malgré l'injustice que représente tout choix (1), je n'ai envie de présenter de ces débats que cette citation de René Char, livrée à l'auditoire par Jean-Charles de Castelbajac :

« Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront. »

L'entrepreneur est celui qui « impose sa chance » et qui « va vers son risque ». Cette formulation n'est elle pas un peu redondante ? Chance et Risque sont, dans le langage courant, les deux moitiés symétriques de la courbe dite de Gauss représentant l'opportunité et la menace, la réussite et l'échec. Oui, la redondance est bien sous-jacente, et les verbes, presque aussi volontaristes l'un et l'autre, ne nuancent pas le propos. L'entrepreneur agit en s'exposant à l'incertitude, à l'aléa, en tentant d'atteindre le succès sans occulter la probabilité qu'il ne soit pas atteint et les conséquences induites.

« Serre ton bonheur ». Pourquoi entreprendre si ce n'est pas pour être heureux de l'être ? Je ne crois pas que l'on puisse entreprendre par défaut, par ennui, avec indifférence. L'engagement est toujours là, indispensable, qui apporte les joies des réalisations, mesurées bien sûr à l'aune des frustrations assumées, des embûches surmontées et des peines endurées pour y parvenir. Entreprendre c'est être heureux dans cette bagarre !

« A te regarder ils s'habitueront ». Le regard des autres est-il un moteur pour entreprendre ? Non, je ne crois pas que le narcissisme que cela impliquerait entre en ligne de compte, bien au contraire. Quelqu'un qui serait trop dépendant de l'image qu'il projette ne serait, à mon sens, pas assez libre pour entreprendre. Cette indifférence est nécessaire, et même s'ils ne s'habituent pas, je crois que l'entrepreneur préférera un rêve brisé par l'échec, et ses conséquences dans le regard des autres, à un rêve inassouvi et à la frustration qu'il engendre.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Collège des Bernardins, voici une médiocre photo de cette splendide salle du rez-de-chaussée.


(1) ceux qui le souhaiteraient pourront bénéficier du replay sur kto. Googlez « kto + bernardins » et vous devriez obtenir un lien pertinent.

Osons la liberté ! Quand l'entreprise se déchaîne

Rémy Mahoudeaux
Managing Director, RemSyx
Mail : boss(at)remsyx(dot)com
 
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Bonne lecture !

Vendredi 28 Septembre 2012
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