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Les nouvelles contraintes réglementaires sur les banques pourraient coûter 4 points de croissance à l'Europe d'ici à 2015


L'Institut de la finance internationale vient de publier son étude, très attendue.



L'heure est grave pour les banques. Alors que la crise de l'euro s'aggrave et que les tensions sur le financement s'aiguisent, la perspective de devoir renforcer brutalement leurs ratios de solvabilité et de liquidités inquiètent encore plus qu'auparavant les grandes banques concernées.

Très attendue, l'étude de l'Institut de la finance internationale (IIF en anglais), association qui regroupe les principaux groupes financiers du monde entier, vient d'être publiée. Et elle montre, selon les projections de ses économistes, que les nouvelles règles du comité de Bâle en matière de fonds propres et de liquidité des banques, telles qu'elles ont été présentées dans leur version initiale de décembre 2009, pourraient coûter 0,6 point de croissance en moyenne annuelle sur l'ensemble des trois régions considérées, à savoir les Etats-Unis, la zone euro, et le Japon. En cumulé, cela reviendrait à une perte d'environ 3,1% sur la période 2011-2015, ce qui pourrait représenter 9,7 millions d'emplois supprimés.

Plus inquiétant encore, pour les banques européennes, ce coût serait proportionnellement plus élevé dans la zone euro. Selon Philip Suttle, chef économiste de l'IIF et principal auteur de l'étude, «l'impact probable des règles proposées pourrait conduire à une perte potentielle de PIB réel d'environ 4,3 % sur la période 2011-2015, ce qui signifierait des pertes d'emploi de l'ordre de 4,7 millions».

Pour les Etats-Unis, le coût serait de 2,6% sur la même période (représentant 4,6 millions d'emplois) et pour le Japon 1,9% (soit près de 450 000.emplois en moins). Les pays émergents subiraient aussi un effet négatif sur leur croissance mais dans une moindre mesure compte tenu d'un environnement plus dynamique.

Fort de ces projections inquiétantes, le conseil de l'IIF, par la voix de son président Josef Ackermann -par ailleurs patron de Deutsche Bank -demande aujourd'hui aux participants du prochain G20 du Canada fin juin, et aux autorités de régulation internatonales, d'«envisager avec prudence le contenu, le calendrier et le calibrage des réformes réglementaires proposées, en ayant conscience des freins potentiels sur l'activité économique que pourraient en résulter».

Par L. Berny - LES ECHOS
10 juin 2010

Publié avec l'aimable autorisation du quotidien LES ECHOS

Lundi 14 Juin 2010
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