Quotidien future finance
              



Les entrepreneurs attendent et méritent une révolution bancaire


Par Laurent Cornu, Directeur Conseil SQLI.



Les entrepreneurs attendent et méritent une révolution bancaire
Ouvrir un compte en banque et réaliser des transactions sur son smartphone, contracter un prêt depuis
son ordinateur… Tout cela n’a jamais été aussi facile, mais à une seule condition : être un particulier. Le
déploiement massif des nouvelles technologies a poussé les banques vers la création de nombreux
services dématérialisés et a même permis la naissance de banques uniquement accessibles en ligne.
Près de 3,6 millions de chefs d’entreprise français vivent une situation complètement différente et les
services dématérialisés auxquels elles ont accès restent très limités.

L’émergence des néo-banques fait évoluer les offres B2B

N26, Revolut, Kunto… Depuis 5 ans, les néo-banques révolutionnent le secteur bancaire. Ces pure
players indépendants vantent rapidité, sécurité et facilité dans toutes les opérations bancaires
proposées à leurs utilisateurs. Dans un contexte global de digitalisation, cette offre 100% en ligne a tout
pour plaire face à des banques traditionnelles qui semblent rétives au changement. Il faut dire que le
contexte économique ne leur est pas favorable. Un cycle de taux négatifs impose aux banques
traditionnelles prudence et retenue face à un marché à fort risque.

Face à ce constat, les néo-banques constituent-elles une alternative crédible capable de soutenir les
professionnels là où les banques traditionnelles patinent encore ? À la pointe de l’innovation pour les
particuliers, elles fondent leur offre sur la gratuité de services fondamentaux (carte bancaire sans frais,
utilisation gratuite de devises étrangères, plafonds de retrait plus hauts, etc.) et une sécurisation des
opérations optimale. Pourtant, elles montrent vite leurs limites pour les moyennes et grosses
entreprises puisqu’en tant que simples établissements de paiement, elles ne s’adressent qu’aux
micro-entrepreneurs et aux formes juridiques simples.

Si ce statut préserve le rôle central des banques traditionnelles aux côtés des chefs d’entreprise, la
révolution digitale profonde initiée par les néo-banques est tout de même le signe que les banques
traditionnelles doivent aller plus loin dans leur transformation.

Allier conseil et services personnalisés

Elles tentent ainsi de s’adapter avec la déclinaison de certains services désormais accessibles en ligne
pour les chefs d’entreprise comme la consultation de leurs comptes, les virements, l’ouverture d’un
compte professionnel, etc. Ces organismes traditionnels ont également choisi de développer des
banques en ligne pour coller aux nouveaux usages à l’instar de la Société Générale avec Boursorama
ou BNP Paribas avec Hello Bank. Ces banques en ligne ont ainsi attiré plus de 4,4 millions de clients
français en 2017 (Source ACPR ) dont 44% en ont fait leur banque principale (Source Observatoire CSA
des Banques en Ligne et Néo-banques).

Pourtant, même si le catalogue de services s’est étoffé depuis quelques années, il reste limité par
nature et ne permet pas de couvrir tous les enjeux de conseil et de financement que recherchent les
entreprises. Encore fortement attachées au contact avec leur conseiller, les entrepreneurs misent sur le
face-à-face, l’accompagnement et la richesse de services propres à une banque traditionnelle,
notamment pour les opérations complexes, et beaucoup ne sont pas prêtes à s’en passer. Pour autant,
elles attendent du secteur bancaire des services de gestion et de suivi simples et accessibles en ligne.

La banque physique est morte, vive la banque phygitale !

La banque B2B du futur est donc phygitale ou ne sera pas, couplée à un étoffement massif de l’offre en
ligne. Là où les services actuellement proposés par les néo-banques et autres banques en ligne
concernent pour la majorité des services de base, les fonctionnalités plus poussées comme le
crowdlending ou l’affacturage sont déclinées en digital de manière dispersée par une foule de startups.
Aucune offre agrégée n’existant, les entrepreneurs qui souhaiteraient se tourner vers le digital se
voient obligés de multiplier les interlocuteurs et ainsi à perdre temps et énergie.

Si les banques souhaitent réellement répondre aux enjeux des entrepreneurs français, elles devront tôt
ou tard interroger leur capacité à délivrer une offre parfaitement intégrée et à élargir leur champs
d’action en ligne. Aujourd’hui, il n’existe aucune barrière technologique au regroupement de toutes les
offres de services proposées sur le marché, simplement la volonté d’un acteur pour se lancer.

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Mercredi 11 Décembre 2019
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