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Le temps de l’Europe, le temps des marchés, le temps de l’économie…


Le temps de l’Europe n’est pas le temps des marchés, qui n’est pas non plus le temps de l’économie. Ce n’est pas une découverte, mais le décalage entre ces différents rythmes est devenu très impressionnant. C’est sous cet angle qu’il est possible de présenter les faits saillants de la semaine écoulée.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
Le temps de l’Europe est le temps de l’Histoire. Il s’écoule habituellement lentement, et parfois s’accélère. Nous osons toujours penser qu’une grande accélération positive est en cours. Cette semaine, une nouvelle rencontre à Strasbourg entre Mme Merkel, M. Sarlozy et M. Monti n’a pas donné de résultat tangible, si ce n’est une nouvelle photo à trois et toujours, la discorde sur le rôle que la BCE doit jouer dans le traitement de la crise actuelle. Plus valablement, un nouveau rendez-vous, le 9 décembre, est peut être de nature à infléchir la course du temps de l’Europe, par une renégociation des traités. Entre temps, la proposition faite par M. Barosso , le Président de la Commission, de l’émission d’Eurobonds, a été rejetée par l’Allemagne. Encore du temps perdu ? Nous ne le pensons pas. Les pièces s’assemblent lentement, même si la lassitude des observateurs augmente. Tout le monde sait que la solution, que l’on souhaite hurler aux oreilles de nos gouvernants, c’est la combinaison de trois éléments majeurs : renforcer la gouvernance économique, budgétaire, fiscale et financière de l’Europe, re - solvabiliser par la mutualisation des dettes des Etats de la zone € à hauteur de 60% du Pib, assurer la liquidité via des interventions massives et transparentes de la BCE. C’est dans la combinaison de ces trois éléments qui réside la solution, et on a tous le sentiment que c’est au bord du précipice que tous les pays accepteront ces décisions. Et le précipice, c’est le marché qui le révèle.

Le temps des marchés est bien sur fantastiquement différent. C’est de plus en plus le temps des traders, des ordres automatiques, des « flash orders », des arbitrages actions-devises-taux-matières premières. Même si nous savons tous, que le prix générés par les acteurs de marché ne reflète que les acteurs de marché et les conditions de liquidité, nous ne pouvons voir la nouvelle « jambe de baisse » du CAC 40 sans une grande appréhension pour l’effet de signal pour toute l’économie. Nous ne pouvons pas rejeter purement et simplement le message que nous envoient les prix : les prix des actions, mais aussi les prix des obligations et des actifs risqués d’une manière générale. La forte hausse des taux (baisse des prix) des obligations belges est très symbolique de la réalité de la contagion de la crise de confiance en Europe. La baisse des prix est en elle-même inquiétante. Même si nous pensons profondément que la valeur des choses, et notamment des entreprises, a rarement été aussi différente du prix affiché aujourd’hui…

Le temps de l’économie intègre toujours une inertie et une cyclicité importantes. La baisse de l’indice PMI chinois est un indice très négatif ; il est passé sous 50, à 48, et montre bien que la crise touche maintenant l’usine du monde. Cette mauvaise nouvelle est compensée par la hausse de 17 % de la consommation en Chine, et de 34 % de l’investissement privé depuis un an. L’espérance d’une croissance autonome des pays émergents est bien là. Mais on sait très bien qu’elle est fragile, et peut s’effondrer en très peu de temps. En France, la nouvelle dégradation du moral des entrepreneurs confirme que le te temps économique est celui du ralentissement, qui mène droit à la récession. C’est bien M. Wen Jia-Bao, le premier ministre chinois, qui a déclaré cette semaine « la seule chose dont nous pouvons être certains (…) c’est que la récession mondiale produite par la crise financière internationale sera chronique »

Investisseurs : Dans un niveau de risque très élevé, que nous ne cessons de rappeler auprès de nos clients, nous surpondérons néanmoins sous 3100 points. Nous surpondérerons au maximum en cas de baisse sous 2800 points.

Spéculateurs : XXXXXXX

Tendances sur les taux et les devises : Les taux des obligations belges a flambé cette semaine, il s’est stabilisé pour la France, et reste à des niveaux de krach pour l’Italie et l’Espagne.

Tendances récentes sur les matières premières : Le pétrole reste très ferme, mais le prix des matières premières en général est en baisse, de concert avec les actions.

Eric Galiègue
VALQUANT

171, rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél. 01.58.18.37.50
Fax. 01.42.65.15.26

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Lundi 28 Novembre 2011
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