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Le pays où il fait bon naître en 2013


Dans une récente étude, the Economist Intelligence Unit (EIU), filiale de The Economist, a tenté de mesurer quel pays, parmi 80 sélectionnés, offrait les meilleures opportunités pour une vie saine, sûre et prospère dans les années à venir.



Laurent Leloup
Laurent Leloup
Un quart de siècle plus tôt, en 1988, dans "The World in 1988" la même étude avait classé 50 pays où il ferait bon naître et les Etats-Unis étaient arrivés en tête, suivis de la France. Aujourd'hui, le classement à été boulerversé, car les Etats-Unis sont passés à la 16ème place et la France à la 26ème !

Le pays où il fait bon naître en 2013

Le pays où il fait bon naître

Le meilleur pays où il ferait bon naître en 2013 est la Suisse (13ème en 1988) suivie de l'Australie et de la Norvège. Les pays de petite taille économique dominent le top dix et la moitié d'entre eux sont européens, mais un seul, les Pays-Bas, fait partie de la zone euro. Les pays nordiques brillent dans le haut du classement, tandis que le sud de l'Europe en crise (Grèce, Portugal et Espagne) est à la traîne malgré l'avantage d'un climat favorable. Par ailleurs les plus grandes économies européennes (Allemagne-16, France-26 et Grande-Bretagne-27) glissent dans le classement. En dépit de leur dynamisme économique, aucun des pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) ne figure dans le haut du classement. Enfin parmi les 80 pays étudiés, le Nigeria occupe le dernier rang. "C'est le pire endroit pour un enfant qui arrive au monde en 2013", indique l'étude.

Le pays où il fait bon naître en 2013

Les indicateurs retenus

Lors de cette étude, the Economist Intelligence Unit, a pris en compte des indicateurs statistiquement significatifs :
- le bien-être matériel (mesuré par le PIB par habitant),
- l'espérance de vie à la naissance,
- la qualité de vie familiale (fondée principalement sur les taux de divorce),
- l'état des libertés politiques,
- la sécurité de l'emploi (mesurée par le taux de chômage),
- le climat (mesurée par deux variables : l'écart moyen des températures minimales et maximales mensuelles de 14 degrés Celsius, et le nombre de mois dans l'année avec moins de 30 mm de précipitations)
- la sécurité (basée principalement sur les taux d'homicides enregistrés et les évaluations pour le risque de criminalité et de terrorisme),
- la qualité de vie en communauté (fondée sur l'appartenance à des organisations sociales),
- la gouvernance (mesurée par les statistiques de corruption),
- l'égalité entre les sexes (mesurée par la part des sièges au Parlement occupés par des femmes).

L'étude révèle, entre autres, que malgré la crise économique mondiale, notre époque, à certains égards, n'a jamais été aussi favorable pour les peuples : le taux de croissance de la production est en baisse partout dans le monde, mais les niveaux de revenus atteignent des sommets historiques, l'espérance de vie ne cesse de croître et les libertés politiques se répandent à travers le monde, dont récemment, en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. À d'autres égards, cependant, la crise a laissé une empreinte profonde dans la zone euro et dans d'autres pays, en particulier sur le chômage et la sécurité personnelle.

L'ennui est préférable

Laza Kekic, directeur du Economist Intelligence Unit, souligne dans son article de présentation "La loterie de la vie" du "The Economist" de janvier que "la Suisse a marqué de nombreux points sur deux aspects : la pauvreté culturelle et l'indice de bâillement, ce dernier indice étant la mesure selon laquelle un pays peut, malgré toutes ses vertus, être irrémédiablement ennuyeux ...".
Il ajoute également que "dans le film "The Third Man", le personnage d'Orson Welles, le coquin Harry Lime, dit fameusement que : l'Italie pendant 30 ans sous les Borgia a connu la guerre, la terreur et les assassinats, mais qu'au même moment elle a produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance. La Suisse, quant à elle, avec 500 ans de paix et de démocratie a produit le coucou."...

Mais laissons à Harry Lime ce qui lui appartient et parions qu'il y a sûrement beaucoup à dire aujourd'hui en faveur de la stabilité ennuyeuse en ces temps incertains.
Ajoutons pour conclure, afin de ne point froisser nos chers voisins Helvètes, que dans le Rapport Global sur la Compétitivité du World Economic Forum, dont l’édition 2012-2013 a été récemment publiée, la Suisse arrive en tête et ce, pour la quatrième année consécutive...

Toute l'équipe de Finyear se joint à moi et vous souhaite une excellente année 2013.

Laurent Leloup

Vendredi 11 Janvier 2013
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