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Le nombre de transactions de l’Allemagne vers la France à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2013


Dans son étude annuelle sur les transactions franco-allemandes, le cabinet d’audit et de conseil PwC revient sur l’évolution du marché des fusions-acquisitions entre ces deux pays.



Laurent Leloup
Laurent Leloup
L’année 2013 s’est avérée bien moins prolifique avec seulement 55 transactions franco-allemandes, contre 81 en 2012 : un résultat bien éloigné des 67 transactions annuelles constatées en moyenne sur la période 2000 – 2013. La baisse du nombre d’acquisitions de sociétés françaises par des investisseurs allemands traduit une baisse d’attractivité des entreprises françaises aux yeux de l’Allemagne.

Le marché français des fusions-acquisitions reste plus important que le marché allemand en volume

En nombre de transactions, le marché français reste plus dynamique : on compte 1489 transactions en France, contre 1216 transactions en Allemagne en 2013. Néanmoins, le marché français des fusions-acquisitions affiche une tendance baissière par rapport à 2012 (1617 ; -8%) tandis que le marché allemand augmente légèrement (1205 ; +1%).

Le nombre de transactions de l’Allemagne vers la France à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2013

Si le marché des fusions-acquisitions dans l’Hexagone reste essentiellement national, l’Allemagne est davantage attractive pour les investisseurs étrangers. La contribution des investisseurs étrangers représente en effet 34% des opérations en Allemagne contre 20% en France en 2013.

Des acquisitions de cibles françaises par des sociétés allemandes au plus bas en 2013, qui traduisent une perte d’attractivité de la France

En 2013, le volume de transactions franco-allemandes* a fortement diminué par rapport à 2012 (-32%). Ces chiffres suivent la tendance plus générale d’une baisse des échanges économiques de 3% entre les deux pays en 2013**.

En 2013, les investisseurs allemands ont repris 20 entreprises françaises, nombre le plus bas depuis 2000. Après 12 ans à la 3ème place des pays investissant le plus en France, l’Allemagne descend à la 4ème place, traduisant une baisse d’attractivité certaine de la France pour les investisseurs allemands.

Concernant les transactions de la France vers l’Allemagne, après une année record en 2012 avec 52 transactions, le volume de transactions passe à 35 en 2013, un chiffre légèrement supérieur à la moyenne de la période 2000-2013.

Le nombre de transactions de l’Allemagne vers la France à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2013

D’après Olivier Lorang, directeur PwC responsable Transactions du German Business Group: «La baisse du nombre d’acquisitions de sociétés françaises par des investisseurs allemands s’explique notamment par un contexte de crise économique, mais aussi par une baisse d’attractivité du pays aux yeux des investisseurs allemands. Les investisseurs allemands nous disent être freinés par le coût du travail élevé, le code du travail relativement rigide, un manque de visibilité à long terme sur la fiscalité, et un interventionnisme étatique fort. A l’inverse, le niveau d’investissement de sociétés françaises en Allemagne témoigne toujours, mais dans une moindre mesure, de l’attrait du tissu économique allemand, notamment de ses PME.»

Repli des opérations de capital-investissement en France et en Allemagne

Les opérations de capital-investissement ont baissé en 2013, passant de 555 à 373 dans l’Hexagone (-33%), et de 329 à 285 Outre-Rhin (-13%). Néanmoins, les fonds d’investissement allemands réalisent de plus en plus d’opérations de capital-investissement en France. L’Allemagne passe au 3ème rang du classement des pays investissant en France en 2013 tandis qu’elle se classait 5ème en 2012.

Selon Olivier Lorang: « Malgré une baisse générale du nombre de transactions de l’Allemagne vers la France, nous constatons que les fonds allemands investissent davantage en 2013 dans l’Hexagone. L’Allemagne attirant de nombreux investisseurs étrangers, les fonds allemands semblent apprécier la concurrence moindre entre acquéreurs en France. Ils estiment notamment que les groupes français disposent de nombreux actifs non-stratégiques et que le recentrage de ces entreprises sur leur cœur de métier pourrait être à l’origine de nombreuses opportunités de détourage. »

Le Top 5 des transactions transfrontalières

Le nombre de transactions de l’Allemagne vers la France à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2013

La valeur cumulée des 5 premières transactions réalisées par des acheteurs français sur des cibles allemandes s’élève à 876,5 millions d’euros, contre 742,6 millions d’euros pour les 5 premières transactions dans le sens inverse.

Acquéreur français/Cible allemande (Source : mergermarket, Zephyr)
Le nombre de transactions de l’Allemagne vers la France à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2013

Acquéreur allemand/Cible française (Source : mergermarket, Zephyr°
Le nombre de transactions de l’Allemagne vers la France à son plus bas niveau depuis 10 ans en 2013

Les entreprises françaises concentrent leurs investissements dans les régions attractives de l’Allemagne - Rhénanie-Westphalie, Bavière, Bade-Wurtemberg – dans les secteurs suivants : l’industrie, avec l’automobile notamment, mais aussi le transport-logistique ou l’énergie.

« Nous constatons en 2013 un allongement de la durée de réalisation des transactions. Par ailleurs, le faible volume des transactions en 2013 reflète le contexte économique global, les entreprises étant dans l’attente d’une conjoncture plus favorable pour réaliser leurs opérations de croissance externe ; à ce titre nous espérons un rebond du volume des transactions en 2014.» conclut Olivier Lorang.

* L’acquisition de cibles françaises par des sociétés allemandes et de cibles allemandes par des sociétés françaises
** Dans la mesure où les chiffres de décembre 2013 ne sont pas encore parus, la comparaison porte sur la période Janvier-Novembre des années 2012 et 2013.

L’étude est disponible ci-dessous (PDF 10 pages en français).

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Mardi 21 Janvier 2014
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