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Le moteur monétaire, l’espoir de l’Europe …


Lettre hebdo du 22 août 2014.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
La déception sur la croissance européenne caractérise l’année 2014. L’effet toujours significatif de la mise en place de plans d’austérité budgétaire dans plusieurs pays, le stress géopolitique, et la montée en puissance du chômage de masse, sont autant de facteurs explicatifs du marasme économique de l’année en cours. La dernière livraison « flash » des indices Markit pour l’Europe ne doit pas faire illusion ; le redressement qu’il reflète demeure toujours bien fragile, et très en deçà des anticipations formulées il y a 6 à 12 mois…. La faiblesse de la conjoncture est confirmée du côté des entreprises ; si leurs bénéfices ont commencé leur redressement, les révisons des analystes financiers demeurent invariablement négatives. Depuis un mois, sur l’univers des sociétés qui composent l’EuroStoxx, pour 1448 révisions positives, 2244 révisions ont été négatives… Le niveau des bénéfices de cet indice de bénéfice a augmenté de 3,5 % depuis l’été 2013, mais reste inférieur de près de 15 % au niveau de l’été 2011, et de plus de 30 % à celui de l’été 2007… Autant dire que, pour beaucoup d’investisseurs, le meilleur est à venir, puisque les bénéfices sont quasiment au plus bas depuis 4 ans, et qu’un nouveau cycle va commencer...

S’il est aujourd’hui très difficile d’imaginer un moteur réel aux bénéfices, il est en revanche possible d’envisager un moteur monétaire. C’est ce moteur monétaire qui explique l’exceptionnelle résistance des marchés financiers à l’avalanche de mauvaises nouvelles depuis le début de l’été.

Ce moteur monétaire est très puissant. Nous le disons et en faisons la base de notre méthodologie depuis plus de 25 ans : un peu de monnaie en excès peut avoir les mêmes effets sur les prix des actions, que beaucoup de travail, d’innovation et d’intelligence contenus dans l’expansion réelle des entreprises. Ce moteur monétaire a permis de passer sans encombre 2 ans de fortes déceptions sur les bénéfices ; il créé de l’espoir, permet d’attendre, « donne du temps au temps »… Mais il a aussi des effets dans la réalité : il ne produit pas que de l’espoir. Il prépare et construit la croissance de l’économie et des entreprises de plusieurs manières.

Le moteur monétaire, c’est la baisse externe du cours de la monnaie. La baisse de l’€ contre le $ est confirmée cette semaine : notre monnaie vient de franchir le seuil des 1,33 contre $. Cette évolution est vécue comme une victoire, et sera probablement interprétée comme telle par les marchés, lors de la prochaine conférence de presse de M. Draghi. Notre monnaie a valu plus de 1,39 contre $ cette année : la baisse actuelle doit être confirmée. Elle constitue une réelle bonne nouvelle ; elle permet à nos entreprises exportatrices de mieux se battre sur les marchés extérieurs, ou en tout cas de ne plus souffrir d’un handicap. Elle génère des effets de conversion favorables pour les filiales étrangères de nos grands groupes.

Le moteur monétaire, c’est la réduction des frais financiers payés par les entreprises, grâce à des taux extrêmement bas. Faut-il rappeler que les taux payés par l’Etat Français sont au plus bas historique ? C’est naturellement une bonne chose pour les finances publiques, mais il ne faut pas oublier l’effet favorable sur les finances privées des entreprises. Le taux payé par les entreprises notées BBB, pour une dette sur 10 ans, a chuté de 3,85 % il y a exactement un an, à 2,45 % aujourd’hui…

Le moteur monétaire, c’est aussi la disponibilité, pour les entreprises, de financements « faciles » en fonds propres ou dette, pour la croissance interne et externe, mais aussi pour le rachat d’actions propres. La variation du bénéfice par actions, se décompose en variation du numérateur (croissance interne de l’activité, et externe par acquisitions), mais aussi par le numérateur (baisse du diviseur, c’est-à-dire baisse du nombre d’actions par annulation).
Le moteur monétaire intervient à ces trois niveaux …

Investisseurs : nous sommes neutres sur les actions.

Spéculateurs : la reprise technique du CAC40 a atteint son objectif minimum à 4293 points ; rechute seulement si 4200 est cassé.

Tendances sur les taux et les devises : les taux français et allemands sont au plus bas historique, l’Euro a franchi à la baisse, le seuil des 1,33 contre dollar.

Tendances récentes sur les matières premières : le cours du pétrole Brent a baissé à nouveau, à 102$.

Eric Galiègue
VALQUANT

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Lundi 25 Août 2014
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