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Le durable, une affaire rentable !


Ce constat ressort d’une étude réalisée par le cabinet de conseil Kurt Salmon.



Le durable, une affaire rentable !
L’étude menée auprès plus de 100 entreprises belges et multinationales actives dans 7 secteurs différents vise à comprendre pourquoi et comment les entreprises s’engagent dans le développement durable.

On parle beaucoup de green washing ou marketing vert. Au-delà de l’image que les entreprises veulent donner de leurs activités et de leurs produits, nous avons voulu voir lesquelles se transforment réellement. L’étude nous a également permis de mettre en évidence ce qui différencie les entreprises qui ont réussi à rendre leurs initiatives rentables.

Sur l’ensemble des répondants, parmi lesquels 13 entreprises du BEL20, trois quarts ont développé des initiatives environnementales, soit au travers d’une stratégie intégrée (34%), soit sous forme de lignes directrices (41%). Le reste, soit un quart des entreprises interrogées, n’ont pas pris de mesure en la matière.

Interrogées sur leurs motivations, les entreprises expriment un changement récent dans la manière dont elles évoluent vers un développement durable. Alors qu'elles percevaient la question de l'environnement comme une contrainte négative dans le passé, beaucoup y voient aujourd'hui une opportunité positive pour leurs activités commerciales.

Les entreprises abordent maintenant le développement durable pour quatre motifs principaux : améliorer leur image de marque, augmenter leurs revenus (généralement au travers de la différenciation de leurs produits et services), limiter leurs risques (de réputation, de réglementation, etc.) et réduire les coûts (efficience énergétique, gestion des déchets, etc.).

Le durable, une affaire rentable !

Le durable, une affaire rentable !

Les actions et mesures concrètes prises par les entreprises consistent tant à travailler sur les activités core, que sur les activités support. Bien souvent, elles ont un impact réel significatif sur la bottom line.
Pour la plupart, l’efficience des processus opérationnels passe par la gestion optimum des déchets en début, milieu et fin de chaîne (78% des répondants), la réduction des consommations énergétiques et pour 58% par l’optimisation des produits et services (généralement précédé d’une analyse de cycle de vie de ces derniers).

Au niveau des activités supports, il s’agit le plus souvent de l’optimisation du parc de véhicules (68% des répondants), l’achat ou la production d'énergie dite « propre » (respectivement 63% et 41%), l’utilisation de technologies vertes (59% des répondants) ou encore une amélioration de l’efficience énergétique des bâtiments (46% des répondants).

Dans 54% des cas, les entreprises remontent également en amont dans la chaîne de valeur pour travailler conjointement avec leurs fournisseurs afin de limiter l’impact des produits. Cette démarche de « Green Procurement » consiste dans la plupart des cas à intégrer des critères de développement durable dans les décisions d’achats et cahiers des charges.

Finalement, il est à noter que près de la moitié des entreprises interrogées ont réalisé une analyse de leur empreinte carbone, leur permettant d’identifier les impacts les plus importants de leurs activités.
Le développement durable peut être source de création de valeur, que cela soit tangible ou intangible. L'étude révèle que les leaders environnementaux sont ceux qui génèrent une valeur réelle de leurs investissements en développement durable.

Le durable, une affaire rentable !

L'approche suivie par ces entreprises présente un certain nombre de similitudes

Premièrement, comme l’indique le graphique, les entreprises qui ont intégré de manière complète une stratégie développement durable dans leurs activités sont plus susceptibles de générer une valeur réelle de leurs initiatives.

Deuxièmement, les leaders environnementaux sont généralement innovateurs et lancent rapidement des initiatives en vue de développer et maintenir un avantage concurrentiel.
Ensuite, ils fixent des objectifs clairs, soutenus par le top management, et impliquent presque tout le monde à chaque niveau de l'entreprise.

Enfin, ils libèrent les ressources nécessaires à la réalisation de ces objectifs et élargissent leur processus d'évaluation d'investissement afin de prendre en compte tous les aspects liés aux retours des initiatives. L'analyse classique coûts-bénéfices a été élargie avec l'impact potentiel sur la mitigation des risques et l'image de marque.

Thomas Jeukens
Consultant
Kurt Salmon Belgique

Mercredi 4 Janvier 2012
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