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Vendredi 28 Mars 2014

Le PEA-PME ne constituera pas une réponse aux besoins de financement des PME-ETI


Lancé le 5 mars dernier le PEA-PME a rencontré un vif succès.



« Le PEA-PME ne constituera pas une réponse aux besoins de financement des PME-ETI» selon Sandy Campart, directeur de l’IUP Banque Finance Assurance de Caen.
Il ajoute « L’étroitesse de l’univers de placement du PEA-PME pourrait encore être renforcée par le lancement du nouvel indice d’Euronext, le CAC PME. Cet indice, qui regroupe 40 sociétés cotées, intègre beaucoup moins de valeurs que le CAC Small. »

« Le lancement du PEA-PME : une campagne promotionnelle de l’investissement en actions à défaut de répondre à la problématique du financement des PME-ETI

Lancé le 5 mars dernier, le PEA-PME est attendu à rencontrer un vif succès. Les réseaux bancaires y voient l’opportunité d’aller à la rencontre de leurs clients patrimoniaux, les sociétés de gestion lancent ou relancent des fonds dédiés jusqu’alors confidentiels et Euronext propose un nouvel indice boursier, le CAC PME.

Un flux annuel de 1 à 2 milliards est prévu alors que seulement 60 000 PEA atteignent actuellement leur plafond réglementaire. L’objectif ne sera tenu que si les conseillers financiers parviennent à désolidariser le PEA-PME du PEA classique mais l’argument est osé tant sur l’éligibilité des titres que sur la fiscalité. Dans le cadre d’un PEA classique, il n’est pas interdit d’investir dans des titres de PME-ETI mais il est, contrairement au PEA-PME, autorisé d’investir dans les titres des grandes entreprises et de bénéficier ainsi d’un moindre risque de liquidité et d’une plus grande diversification. Quant aux régimes fiscaux, ils sont identiques. A partir de la cinquième année d’ouverture, les revenus et les plus-values réalisées sont exonérés d’impôts mais soumis aux prélèvements sociaux dont le taux actuel s’établit à 15,5%. L’opportunité d’ouvrir un PEA-PME semble donc bien réservée aux détenteurs de PEA classiques, ayant atteint le plafond de versement de 150 000€.

Le PEA-PME ne constituera pas une réponse aux besoins de financement des PME-ETI

Le marché des PME-ETI cotées est très étroit. Elles ne sont aujourd’hui en France que quelques centaines à êtres cotées sur plus de 130 000. Selon la dernière enquête menée conjointement par la SFAF (Société Française des Analystes Financiers) et le Club des Marchés Financiers, plus de 95% des dirigeants et directeurs financiers sondés n’envisagent pas une introduction de leur société en bourse. La perte de contrôle est crainte pour 40% des dirigeants, tandis que le respect des règles de transparence décourage 30% des personnes interrogées. En revanche, près de la moitié des sondés seraient intéressés par une émission obligataire. Les obstacles associés à une introduction en bourse sont donc souvent perçus comme insurmontables et les initiatives institutionnelles dans ce domaine sont beaucoup trop timides pour élargir dans un avenir proche le vivier de sociétés candidates.

L’étroitesse de l’univers de placement du PEA-PME pourrait encore être renforcée par le lancement du nouvel indice d’Euronext, le CAC PME. Cet indice, qui regroupe 40 sociétés cotées, intègre beaucoup moins de valeurs que le CAC Small. Au cas où il deviendrait une référence pour la performance des fonds dédiés, les fonds collectés dans le cadre du PEA-PME iront se loger prioritairement sur les 40 valeurs déjà les plus liquides (affichant un volume quotidien de transactions de plus de 250 000€). Le PEA-PME profitera alors aux entreprises présentant les besoins de financement les moins élevés de leur catégorie ».

Sandy Campart est le directeur de l’IUP Banque Finance Assurance de Caen de l’IAE de Caen. Ses domaines de recherche : efficience des marchés, économie de l’innovation…
unicaen.fr/crem/pdf/sandy-campart-cv.pdf


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