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La rentrée des classes


La première question qui nous occupe une fois débarrassé de la crème solaire estivale et des grains de sable, qu’attendre du marché ? Celui-ci a fortement progressé depuis les plus bas.



Louis-Armand de Rougé
Louis-Armand de Rougé
Le P/E moyen du S&P 500 est supérieur à celui de ces trois dernières années. Les remontées ont été de l’ordre de 40 à 50% selon les marchés actions ou de high yield. Le MSCI Marchés Emergents est en hausse de 48% depuis le début de l’année, le CAC 40 (+13,54%), le S&P 500 (+14,97%) et le Nikkei : +18,43%) font également bonne figure. Dans l’ensemble l’amélioration des statistiques économiques et des résultats des financiers ont servi de moteur au rebond des marchés. Les récentes révisions à la hausse des prévisions de croissance par l’OCDE ou le FMI ont contribué au renforcement des indices de confiance des ménages. Le peu d’attrait des produits monétaires, on rappelle que certaines banques centrales offrent désormais des taux réels négatifs, a fait le reste.

Dès lors, les quelques éléments négatifs n’ont pas fait le poids face à cet optimisme retrouvé. On citera le chômage qui progresse et ses conséquences sur la consommation américaine, l’impact de l’immobilier commercial sur les bilans bancaires, les estimations de 150 à 200 faillites bancaires par la FDIC, le poids grandissant des niveaux d’endettement des différents gouvernements, la baisse des crédits aux ménages et aux entreprises, le scénario de crise en W du prix Nobel d’économie…..

Ces éléments semblent avoir eu un effet limité sur les investisseurs, rassérénés par l’absence de catastrophe. Il est donc difficile de ne pas se laisser doucement bercer par ce retour à la normale qui saisit nombre d’intervenants.

On notera cependant que les règles d’intervention des intervenants financiers vont sans doute durablement changer. Les banques verront leurs prises de risque plus encadrées et moins aisées afin d’éviter une dérive du levier utilisé par certaines sur leur bilan. On se dirige également vers un examen de l’utilisation des produits dérivés qui devrait aboutir notamment à la compensation des CDS (credit default swaps). Le poids des pays émergents, au sein du FMI par exemple, devrait être renforcé. Les différents rapprochements dans la banque et la gestion vont se poursuivre (Banque Postale / Tocqueville, Deutsche Bank / Banque Sal Oppenheim, Crédit Suisse / Mesirow…)

La gestion alternative va également se transformer pour offrir aux clients une transparence et une liquidité accrue, ainsi que le démontre la vague de demandes pour des produits de type UCITS ou de « managed accounts ».

Louis-Armand de Rougé
Richcourt Fund Advisors
15 rue de Presbourg
75116 Paris
lderouge@citco.com

Mardi 22 Septembre 2009
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