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La fin de l’hyperliquidité ?


Lettre hebdo du 7 juillet 2017.



La fin de l’hyperliquidité ?

Lettre hebdo du 7 juillet 2017.

Le marché n’a d’yeux que pour les banques centrales. C’est normal, car elles ont « sauvé le monde » en 2009. Leur attitude remarquable dans la crise leur a valu tous les éloges de la part des investisseurs. Evidemment, l’invention du Quantitative Easing au pire moment de la crise, a fait comprendre à tous, que les banques centrales étaient devenues « market friendly » à 100%. La reprise de ce concept de politique monétaire non conventionnelle par la BCE fin 2014, pour un lancement en mars 2015, a permis de relayer l’effort américain, qui avait cessé en octobre 2014.

Rappelons que le Quantitative Easing consiste pour une banque centrale à émettre directement de la monnaie en contrepartie de l’acquisition d’obligations d’Etat ou émises par les entreprises. Cette pratique a pour effet d’augmenter la masse monétaire sans contrepartie autre que les titres acquis.
Le Quantitative Easing peut être réalisé à partir de l’acquisition de tout titre, y compris des actions, des parts de fonds ou des ETF, ou encore des devises étrangères, ce qu’a fait la Banque du Japon. L’effet sur le marché de cette création de monnaie (certains diront de « fausse monnaie ») est naturellement favorable.
Les taux de marché chutent, en raison de la demande très importante de la part d’un nouvel acteur, qui par ailleurs n’a qu’un seul sens : l’achat. Il ne revend jamais, ce qui a pour effet même d’assécher les souches obligataires existantes, jusqu’à leur disparition totale.
L’effet sur le marché des actions est connu et on peut même considérer que l’effet est direct : le Quantitative Easing a en quelques sorte transformé la monnaie en capitalisation boursière, sans passer par le processus habituel de stimulation de l’investissement et de la consommation, de croissance des ventes des entreprises, de leurs profits et de leur capitalisation boursière.

Les marchés évidemment apprécient, mais cela va-t-il durer encore très longtemps ?
C’est la question cruciale que les investisseurs commencent à se poser. En effet, la dynamique économique retrouvée en Europe induit la fin des mesures d’exception. Nous l’avons souvent écrit : la création de 60 milliards d’€ par mois, soit 7,2% du PIB de la zone € en rythme annuel, n’est plus justifiée.
Négocier la sortie d’un dispositif tellement favorable aux marchés est évidemment compliqué. Ce fut le cas aux USA, ou, dès 2013, le marché obligataire avait inquiété toute la planète financière. Or, il est difficile de savoir si le patient peut se passer de sa morphine. En tous cas, la vie sera plus compliquée sans les 60 milliards d’€ mensuels qui se déversent sur les marchés financiers depuis mars 2015.

Le monde développé est en faible croissance. La croissance aux USA a été limitée à 1,4% au premier trimestre. Les ventes au détail et les commandes à l’industrie sont en baisse. La Grande Bretagne a subi un coup d’arrêt notamment en raison d’une hausse des prix de 2,9% qui a laminé le pouvoir d’achat des ménages. Le maintien d’une croissance chinoise supérieure à 6% n’est dû qu’à une nouvelle expansion de la bulle du crédit.
Les « pays matières premières » dépendent des prix du pétrole et des métaux industriels actuellement insuffisants. L’annonce de la fin, même progressive, du Quantitative Easing Européen, et du début du « reverse Quantitative Easing » des USA, pourrait, dans un contexte de ralentissement économique, avoir un effet très négatif sur les marchés financiers. Sans même envisager un retournement de cycle dans la sphère réelle, l’impact direct sur la capitalisation boursière pourrait être aussi négatif au second semestre 2017, qu’il ne fut positif fin 2014- début 2015 en Europe.

Spéculateurs : une phase baissière se met en place, doucement mais surement, sur le CAC40, en direction de 4980 points.

Tendances sur les taux et les devises : Les taux obligataires ont à nouveau progressé en Europe (+10 pb pour les taux français et allemands), l’€ est resté stable à 1,14$.

Tendances récentes sur les matières premières : Les cours du pétrole se stabilisent, mais sous leur moyenne mobile un an. Le cours du cuivre a légèrement baissé.

Investisseurs : exposition la plus faible aux actions pour un CAC 40 supérieur à 5014 (investisseurs à risque moyen et faible). Les investisseurs qui acceptent un risque élevé peuvent rester sur les actions tant que la tendance haussière demeure affirmée.

Eric Galiègue
VALQUANT

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Mardi 11 Juillet 2017
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