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La Volupté du goût - La Peinture française au temps de Madame de Pompadour


Le Musée des Beaux-Arts de Tours propose une exposition traitant du « goût » en matière de peinture française entre 1745 et 1765 au temps de Madame de Pompadour.
Du 11 octobre au 12 janvier 2009



La Volupté du goût - La Peinture française au temps de Madame de Pompadour
Intelligente, cultivée, excellente musicienne et une des plus jolies femmes de Paris, « la divine
d’Etiolles » selon le mot de Voltaire, sut conquérir Louis XV sous le regard étonné d’une
cour contrainte de s’accommoder d’une favorite royale roturière qui affirmait avoir eu
pour seule ambition dès son plus jeune âge de devenir la maîtresse du Roi…
Ouverte aux idées nouvelles et aux aspirations réformistes mais soumise à la critique des courtisans et au mépris du dauphin, la favorite royale, confortée par son frère le marquis de Marigny, nommé
Directeur et ordonnateur général des Bâtiments du roi, comprit que la protection des arts lui
permettrait d’exercer son influence et de distraire le souverain, encore pour peu de temps « Bien
Aimé ». Alors que le destin exceptionnel de la marquise, née Jeanne-Antoinette Poisson,
bouleverse les codes de la Cour, l’art s’affranchit de ses règles et hiérarchies, et modifie en
profondeur la société et l’image qu’il en donne.
La peinture française de ce milieu du XVIIIème siècle, siècle des Lumières comme des plaisirs,
partagée entre la nostalgie de l’héroïsme du Grand Siècle et la reconnaissance de la dignité du
réel, est caractérisée par l’essor des genres qui prennent le pas sur la peinture d’histoire ou
religieuse. Cette tendance à la diversité est significative d’une époque soucieuse de définir le
« beau » dont la subjectivité se trouve désormais admise : les plaisirs de l’illusion tirant
vers le « gracieux » pour les collections privées face au désir de vérité pour une commande
publique qui privilégie la dimension morale.

La pierre fondatrice de la réflexion esthétique française reste de l’imitation parfaite de la nature, et
l’attention se porte sur la matière picturale, le beau « faire » d’artistes de génie, tels que Chardin, Vernet et Greuze. Loin d’être soumis à un hypothétique « beau idéal » et à l’autorité des Anciens, l’artiste doit restituer fidèlement le regard qu’il porte sur le monde, sans se soucier de la grandeur du sujet qui, désormais, importe moins que la manière de le traiter, et Chardin d’affirmer « On se sert des couleurs mais on peint avec le sentiment ». Une importance capitale est accordée à la qualité du travail du peintre, indépendamment de son genre de prédilection : rien de plus éloigné d’une scène de l’ordinaire peinte par Chardin qu’une scène de son ami Jeaurat ou de Greuze. Les tableaux d’Oudry, de Chardin et de Bachelier correspondent à des façons différentes de voir et d’interpréter la nature. De l’impressionnante beauté de l’antique aux couleurs chatoyantes de la vie quotidienne, les sources d’inspiration sont multiples, comme en témoignent les tableaux de Barbault, Hubert Robert ou Fragonard.

Vendredi 14 Novembre 2008
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