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La RSE et l’ISR à l’École de la Diversité


Au fur et à mesure qu’elle s’installe partout, en majesté, dans les débats, quoique plus lentement dans les pratiques, la RSE ne cesse de se développer et de s’enrichir de nouveaux concepts, démarches, et thématiques. C’est ainsi que la Diversité vient de faire une entrée triomphale sur la scène de la RSE.



Constant Calvo
Constant Calvo
L’annonce de la création du Label Diversum par l’agence de notation du même nom, filiale de Diversum, Association française indépendante, fondée en 2006, en vue de contribuer à la prise en compte des langues et des cultures dans les politiques de développement durable, fera sans nul doute date.

Selon l’agence de notation Diversum, il s’agit de garantir à un épargnant qu’une partie de son portefeuille va servir au financement d’entreprises et de collectivités favorisant la diversité des cultures, par le biais d’actions telles, par exemple, que la formation du personnel ou le mécénat.

Précisons, que pour être éligible à l’obtention de ce Label, les fonds doivent investir au moins 25 % de l’actif net dans des titres d’émetteurs ayant un impact favorable sur l’environnement culturel.

Sept critères d’évaluation ont ainsi été définis par Diversum, concernant la communication, la publicité, les ressources humaines ou la gouvernance.

Lors de la remise des Labels, le 12 novembre 2009, au Palais du Luxembourg, à Paris, on a pu entendre ces mots : « La culture prise dans sa diversité, c’est-à-dire l’environnement culturel de l’homme, est reconnue depuis 2005 par les Nations Unies comme un pilier du développement durable, au même titre que les questions écologiques, sociales et de gouvernance ».

Voici donc, qu’avec les trois piliers inébranlables que représentent l’Environnement, la Responsabilité Sociale, et la Gouvernance, s’impose maintenant la prise en compte de la diversité culturelle dans les problématiques du développement durable.

Mieux encore, car selon Média Terre qui a salué l’événement : « La dimension culturelle s’affirmant à la fois comme un pilier autonome et comme un sujet transversal, aucun des trois autres piliers ne pouvant s’affranchir de la composante culturelle, il devenait urgent que la communauté financière intègre ce nouvel enjeu en utilisant les leviers de l’investissement responsable ».

A l’instar de l’empreinte carbone, « l’empreinte culturelle » comme la nomme joliment l’Association, pourrait rapidement devenir quasi incontournable.

On revient de loin, car la prise en compte de la diversité culturelle est un combat de longue date.

Rappelons notamment ici La Déclaration de Fribourg sur les Droits Culturels, « ces parents pauvres des Droits de L’Homme », de l’institut interdisciplinaire d’éthique et des Droits de L’Homme de Fribourg, en Allemagne, autrement nommé le « Groupe de Fribourg » qui, associant entre autres les contributions de philosophes et de juristes, a lancé voilà plus de 20 ans, à travers une série de colloques, une réflexion puissante, généreuse, et originale sur la nature des Droits de L’Homme, la relation à l’Autre, ainsi que la place de la personne dans la communauté.

Rappelons également la Déclaration universelle de l’Unesco sur la Diversité Culturelle, adoptée par la 31e Session de la Conférence Générale de l’Unesco, le 2 novembre 2002, à Paris. Cette déclaration étant un instrument normatif reconnaissant, pour la première fois, la diversité culturelle comme « héritage commun de l’humanité » et considérant sa « sauvegarde » comme étant un « impératif concret et éthique » inséparable du respect de la dignité humaine.

Rappelons, enfin, qu’à l’initiative de la France et des pays francophones, on commence à réfléchir à l’évaluation des pratiques des entreprises relatives au respect de la diversité culturelle et linguistique. La France et les pays francophones militent pour que ce critère soit intégré à leur politique RSE.

Les entreprises du CAC 40 pratiquent généralement deux langues, le français et l’anglais ; 11,6% d’entre elles en pratiquent trois ou quatre.

Six entreprises du CAC 40 évoluent dans ce qu’il est convenu d’appeler un « environnement multiculturel » ; cela signifie notamment que ces entreprises publient des contenus stratégiques en plusieurs langues.

Mais c’est une entreprise suisse, en l’occurrence Swatch Group, qui s’est vue décerner en 2008 le Cybertrophée de Linguo-responsable pour son site entièrement accessible en quatre langues.

Alors que l’on constate que de nombreuses entreprises, confrontées à la diversité culturelle, choisissent la solution de facilité consistant à privilégier la langue anglaise comme étant le plus petit dénominateur commun, au risque de générer un sentiment de discrimination, voire une réelle perte de créativité en termes concurrentiels.

Notons, entre parenthèses, pour faire écho à un débat franco-français d’aujourd’hui, qu’en préambule de la Déclaration Universelle sur la Diversité Culturelle de l’Unesco, on peut notamment lire ceci:

« Constatant que la culture se trouve au coeur des débats contemporains sur l’identité, la cohésion sociale et le développement d’une économie fondée sur le savoir » …

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Lundi 30 Novembre 2009
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