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Kurt & Salmon | Copenhague, accord ou pas accord ?


Plus que jamais, l’incertitude est là. Y aura-t-il ou non accord à la fin de la Conférences des Parties, le 18 décembre au soir ? L’absence d’accord serait politiquement très lourde de sens, et aucun des 100 dirigeants présents en cette fin de semaine au forum ne veut vraisemblablement prendre cette responsabilité. Les positions actuelles semblent pourtant difficilement convergences.



Kurt & Salmon | Copenhague, accord ou pas accord ?
Tout d’abord, le nombre de sujets essentiels sur lesquels un consensus doit être trouvé reste très élevé : réduction des émissions, gestion de la forêt, mécanismes de compensation…l’absence d’accord REDD sur les forêts (REDD – Reducing Emissions from Deforestation in Developing Countries) illustre la difficulté actuelle des négociation, alors que le fossé se creusent entre pays du sud qui déclarent négocier leur survie et leur évolution à court terme, et pays du nord qui opposent réduction des émissions de carbone et relancent économiques, tout en appelant de leurs vœux la croissance verte.

La difficulté à trouver un accord montre également les limites de la méthode retenue pour cette conférence des parties. Le mode de négociation requiert un accord de tous les pays membre de l’ONU, et ainsi un compromis le plus large possible, rendant marginaux les comportements pionniers. Par ailleurs, les collectivités locales, comme la société civile ou les entreprises émettrices de gaz à effets de serre, n’ont que des voix consultatives et un accès aux débats conditionnés par la volonté des organisateurs.

On constate pourtant que les organismes qui portent et mettent en œuvre dès maintenant des mécanismes ambitieux de réduction de l’empreinte carbone sont souvent des collectivités, villes ou régions, ou des entreprises. Ils ont su convaincre sur des plans climats ou des actions environnementales largement plus ambitieuses que les bases de la négociation de Copenhague, et les mettent en œuvre au quotidien. Resteront-ils des pionniers, alors que leur voix n’est présente qu’indirectement dans le round final qui met en avant la négociation entre Etats.

Dans ce contexte, quel résultat à minima pour les négociations ? Le G77 demande un accord au moins aussi ambitieux que celui de Kyoto, avec notamment les quotas d’émission de gaz à effet de serre et les mécanismes de compensation. Connie Hedegaard, la présidente de la Conférence, a désiré rassurer hier en promettant deux décisions dans l’accord final, une sur le protocole de Kyoto, l’autre sur la convention climat des Nations Unies.

Pourtant, étendre Kyoto à 2020 en intégrant Etats-Unis, Japon, Australie et d’autres pays complémentaires est très loin d’être acquis, et la maturité actuelle des dossiers techniques nécessitera des prises de positions politiques fermes et ambitieuses.

Plus que jamais, l’horizon reste ouvert. Les manifestations publiques et l’intérêt médiatique pour Copenhague nous indique la hauteur des enjeux pour l’opinion publique. L’absence de quantification des enjeux (réduction des émissions par pays, montants et mécanismes de compensation…) rend difficile toute anticipation des effets économique.

Comment, dans ce contexte, atteindre un consensus politique sur des bases robustes ? A trois jours de la fin du sommet, tout reste plus ouvert que jamais. Il s’agira probablement d’un pari sur l’avenir, et donc de la conviction des dirigeants, soutenus par les opinions publics et accompagnés par les acteurs économiques.

La tenue probable d’un conseil Européen extraordinaire à Copenhague la nuit du 17 au 18, alors que plus de 100 chefs d’Etat seront également présents, illustre bien cette volonté politique. Il s’agira ensuite de mettre en œuvre d’ici à 2012 les mécanismes décidés à Copenhague, et d’en faire une réalité opérationnelles dans les différents Etats, tout en trouvant un mécanisme de gouvernance globale qui permettent une prise de décision rapide, ambitieuse, concertée.

Nicolas Imbert, manager Développement Durable, Ineum Consulting

Mardi 15 Décembre 2009
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1.Posté par Paolo le 16/12/2009 00:04 | Alerter
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On doit quand même être capable d'être plus ambitieux aujourd'hui qu'on l'a été pour Kyoto, non ?

Etats-Unis, Chine, Europe...qui va bouger le premier ? Les pays émergents seront-ils plus courageux que nous ?


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