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Graves carences diagnostiquées au pouvoir


Le vote récent de la suppression de ce jour de carence pour la fonction publique me semble être une mauvaise décision de plus à inscrire au réquisitoire contre ce pouvoir qui semble souffrir, lui de, multiples carences : bon sens, courage, sens moral.



Rémy Mahoudeaux
Rémy Mahoudeaux
Le principe bien compris d'une assurance, c'est que la totalité du dommage occasionné par un sinistre ne soit jamais entièrement couvert, pour ne pas encourager des conduites abusives chez l'assuré, au détriment de l'assureur. C'est la franchise du contrat automobile ou habitation. Et c'est le principe des jours de carence pour l'assurance maladie : l'absent n'est pas rémunéré pour sa première ou ses premières journées d'absence maladie. Parce que des situations induisent un aléa moral, et que dans ces situations, la franchise est le meilleur moyen de se prémunir contre les conduites éthiquement contestables.

Revenir sur la décision qui avait institué ce jour de carence chez les fonctionnaires me semble, à ce titre, inepte et désolant :

1) L'Etat doit faire des économies, il va rajouter des coûts et/ou des dysfonctionnements ;
2) L'absentéisme avait semble-t-il reculé de façon significative par exemple dans nos hôpitaux . Avec un tel signal, je doute que ce recul se poursuive ;
3) Le message envoyé aux PME et à leurs salariés (soit disant protégées par le gouvernement) est clair : l'asymétrie entre fonctionnaire/salariés des grandes entreprises va se creuser, à leur détriment.

Le prétexte pour justifier cette décision, c'est que de nombreuses grandes entreprises n'imposent pas de jour de carence. Soit. La solution la plus évidente et la plus vertueuse, tant pour les finances publiques ou la compétitivité des entreprises que pour l'équité eût été d'interdire par la loi qu'un arrêt maladie ne justifie pas d'un minimum d'un jour de carence. Ce n'est pas ce qu'a choisi le gouvernement, peut-être dans un soucis purement électoraliste.

Rémy Mahoudeaux
Managing Director, RemSyx
boss <at> remsyx <dot> com
twitter : @remseeks
 
 

Vendredi 15 Novembre 2013
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1.Posté par Anonyme le 15/11/2013 14:50 | Alerter
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Vous auriez pu nous éviter cet article d'humeur fondé sur des avis"de bon sens" et des hypothèses absurdes. Le "bon sens" est souvent contredit par les études d'experts: dans ce cas le gouvernement s'appuie sur des études sérieuses qu'avec un peu de recherches de votre part vous trouverez facilement.
Faire l'hypothèse que cette disposition serait électoraliste est ridicule au vu de l'évolution des sondages d'opinion à l'égard du gouvernement.
Cela devient fatigant tous ces articles qui ne sont fondées sur aucun travail.
Cela fait vendre ? OK, alors on est pas sorti de l'auberge !
Vendez ! Vendez ! Semez ! Semez ! Nous récolterons tous les fruits amers de cette ivraie.

2.Posté par Mahoudeaux le 15/11/2013 15:57 | Alerter
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Cher Anonyme,
Vous pouvez penser que le problème de l'aléa moral n'existe pas en matière d'assurance. Ce n'est pas un délit ni une opinion que je partage.
Si vous avez une raison objective de penser que là, dans ce cas précis de la carence des jours d'arrêt maladie des fonctionnaires, l'aléa moral n'induira aucun comportement abusif chez aucun des membres de la fonction publique nationale, territoriale ou hospitalière, je vous soupçonne d'être naïf mais je serais heureux de lire vos arguments. Comme corollaire, je demeure persuadé qu'il y a impact défavorable sur les comptes publics et qu'il y aura forcément un rattrapage du rapport sinistre / prime par l'augmentation des primes - et donc plus d'impôts et/ou plus de déficit.
Quant aux visées électoralistes, il peut m'arriver d'être naïf mais là, je crois que je suis simplement lucide.
Enfin, vous pouvez tout à fait penser que je n'ai pas assez travaillé mon sujet avant d'écrire, mais je n'écris que des tribunes - ce que j'assume - et je n'ai à aucun moment prétendu faire du journalisme. Libre à vous de me lire ou non, et d'aimer ou ne pas aimer ce que vous lirez, de trouver que mes intuitions et réflexions sont fondées ou non : Je suis et reste dans le domaine du subjectif, de l'opinion et n'entend pas le quitter : c'est ma liberté.

3.Posté par Biron le 16/11/2013 08:54 | Alerter
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billet d'humeur dit bien son nom. merci Rémy de nous sortir de la torpeur intellectuelle par ces tribunes libres et quel bonheur de pouvoir l'être encore et notamment libre de ne pas lire, libre de ne pas être d'accord. et merci d'avoir permis au courageux Anonyme d'exprimer ses jugements et de semer " les fruits amers de son ivraie" sans proposer d'éléments qui pourraient faire évoluer notre pensée a tous.
merci enfin pour vos billets que je lis régulièrement.

4.Posté par Mahoudeaux le 18/11/2013 09:55 | Alerter
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Merci Biron,
Je rougis
:-)
Bonne journée

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