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Gestion des risques de la supply chain


D’après une étude mondiale d’Accenture, la gestion des risques de la supply chain est désormais une priorité pour la plupart des entreprises, mais seules les plus performantes d’entre elles enregistrent un retour sur investissement supérieur à 100 % dans ce domaine.




Laurent Leloup
Laurent Leloup
Les dirigeants d’entreprise identifient trois principaux facteurs de risque pouvant affecter leur chaîne logistique: les systèmes d’information et de communication, la volatilité des coûts et des prix ainsi que la mondialisation de l’économie

La majorité des entreprises considèrent qu’une bonne gestion des risques associés à leur supply chain est importante, mais seules 7 % d’entre elles affichent un retour sur investissement de plus de 100 % dans ce domaine. Telle est la conclusion d’une nouvelle étude d’Accenture, qui souligne les approches innovantes déployées par les entreprises les plus performantes en matière de gestion du risque dans leurs opérations.

D’après cette étude, intitulée Accenture Global Operations Megatrends Study – Focus on Risk Management, 76 % des responsables interrogés jugent importante ou très importante la gestion des risques pesant sur la chaîne logistique ou supply chain. Sur plus de 1 000 entreprises issues de 10 secteurs d’activité, 25 % prévoient d’augmenter les investissements qu’elles y consacrent d’au moins 20 % dans les deux années à venir.

L’analyse montre que si la quasi-totalité des entreprises représentées parviennent à rentabiliser les investissements dédiés à la gestion du risque, les plus performantes – celles qui enregistrent un retour sur investissement supérieur à 100 % – observent toutes trois principes qui les distinguent du reste de l’échantillon.

1. Traiter la gestion du risque au sein de la supply chain comme une priorité – 61 % des entreprises les plus performantes, contre 37 % de leurs homologues moins performantes, font de la gestion du risque un impératif stratégique et reconnaissent l’importance de se doter des moyens nécessaires pour gagner en visibilité et en prévisibilité au sein de leurs supply chains.

2. Centraliser les responsabilités en matière de gestion du risque – 43 % des entreprises les plus performantes, contre 32 % des autres participants à l’étude, disposent d’une fonction du risque centralisée, pilotée par un membre de la direction générale ou un responsable qui supervise toutes les activités de gestion du risque.

3. Investir activement dans la gestion des risques sur les opérations, et plus spécifiquement dans les outils et compétences analytiques pour s’assurer une visibilité sur l’ensemble de la chaîne logistique – Les entreprises les plus performantes sont trois fois plus enclines à envisager une augmentation de 20 % ou plus de leurs investissements dans la gestion du risque au cours des deux prochaines années. Par ailleurs, ils sont près de 70 %, contre 4 % pour le reste des répondants, à s’attendre à un retour supérieur à 100 % dans les deux ans.

« Comme le montre l’exemple des entreprises les plus performantes dans notre étude, une approche centralisée et descendante de la gestion des risques dans la supply chain est un des facteurs clés favorisant un retour sur investissement optimal, explique Stéphane Crosnier, Directeur exécutif de l’activité Transformation des Opérations d’Accenture en France. Une telle implication dans la gestion du risque permet également de mieux adapter sa supply chain en cas d’éventuelles perturbations de l’activité liées à une catastrophe naturelle, une crise géopolitique, des fluctuations du prix des matières premières ou des coûts de transport par exemple, »

Les trois principaux facteurs de risques identifiés par les directeurs des opérations interrogés sont : les systèmes d’information et de communication (39 %), les variations de coûts et de prix (39 %) et la mondialisation de l’économie (37 %). Les moins fréquemment cités concernent les catastrophes naturelles et les événements imprévisibles (17 %), comme les inondations survenues en Thaïlande ou le tsunami qui a eu lieu au Japon en 2011.

S’agissant des domaines ou activités de la supply chain les plus exposés aux yeux des participants à l’étude, la qualité se classe tout en haut de l’échelle (45 %), suivie de la planification (39 %), des compétences et talents liés à la chaîne logistique (38 %) et de l’approvisionnement et des achats (37 %).

« Si certaines entreprises se désintéressent d’une gestion proactive du risque au motif qu’elles ne peuvent prévoir l’imprévisible, la plupart des risques – dont ceux les plus fréquemment cités dans notre étude - peuvent être anticipés, non seulement pour en diminuer l’impact, mais également pour en faire un avantage concurrentiel grâce à une meilleure préparation et réactivité en cas d’incident, poursuit Stéphane Crosnier. A cet égard, la planification de scénarios et l’utilisation d’outils d’analyse prédictive peuvent jouer un rôle clé dans l’efficacité des stratégies de réduction des risques. »

Pour aller plus loin, téléchargez ci-dessous l’étude (PDF 16 pages en anglais)

A propos de l’étude
L’étude Global Operations Megatrends d’Accenture vise à analyser les grandes tendances qui façonnent la sphère des opérations. Prenant pour point de départ la gestion des risques liés à la supply chain – une priorité et une préoccupation majeure pour les responsables de la supply chain, en particulier dans les grandes multinationales –, nous nous sommes penchés sur les approches mises en œuvre par les entreprises et sur l'efficacité de leurs choix tactiques et stratégiques. L'étude a été menée auprès de 1 014 cadres dirigeants, dont 56 % de directeurs de la supply chain, des achats, du sourcing et de l’exploitation, issus d’entreprises réalisant pour près de la moitié d’entre elles (48 %) un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards de dollars et dans 18 % des cas un chiffre d’affaires supérieur à 10 milliards de dollars. Réparties équitablement entre l’Asie-Pacifique, l’Europe et l’Amérique du Nord, ces entreprises représentaient des secteurs aussi divers que l’électronique et la haute technologie, les biens et services de consommation, les biens d’équipement, le secteur bancaire, la distribution, les télécommunications, la santé, l’énergie, la chimie et les services d’utilité publique.


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Mercredi 2 Juillet 2014
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