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Foujita monumental ! Enfer et paradis


Souvent considéré comme le plus grand et le plus original des artistes japonais du XXe siècle, Tsuguharu Foujita aura su, en quelques décennies, digérer l’héritage de la tradition japonaise et de l’art des estampes tout en s’appropriant la modernité européenne.



Léonard Foujita     Composition au chien, panneau gauche du diptyque, Grande composition, Huile sur toile, 300 x 300 cm© Adagp, Paris 2010, Collection Conseil Général de l’Essonne, Maison-atelier Foujita, Villiers-le- Bâcle © Photo : Laurence Goda
Léonard Foujita Composition au chien, panneau gauche du diptyque, Grande composition, Huile sur toile, 300 x 300 cm© Adagp, Paris 2010, Collection Conseil Général de l’Essonne, Maison-atelier Foujita, Villiers-le- Bâcle © Photo : Laurence Goda
L’exposition qui s’articule autour de quatre tableaux monumentaux de 3x3 m*, évoque le parcours hors du commun du peintre, depuis sa vie parisienne mouvementée et extravagante, sa participation à l’École de Paris aux côtés de Modigliani, Soutine ou Picasso, son retour au Japon où il devient peintre officiel du régime pendant la 2e Guerre Mondiale, jusqu’à sa conversion et l’œuvre qu’il réalise en construisant la chapelle Notre-Dame de la Paix à Reims.

Marqué par la guerre, à son retour en France en 1949, c’est dans l’art religieux de Dürer et des Italiens de la Renaissance, dont Léonard de Vinci, que Foujita se réfugie. Malgré sa vie tumultueuse, les autorités religieuses acceptent qu’il soit baptisé en la cathédrale Notre-Dame de Reims. Son baptême, le 14 octobre 1959, marque son véritable retour sur la scène médiatique.

Le parcours invite, de section en section, à comprendre l’équilibre qui s’installe dans son œuvre, entre le Paradis – le religieux – et l’Enfer – le monstrueux. Car l’oeuvre de Foujita est, à bien des égards, souvent inquiétante.

* En 1929, cinq œuvres monumentales de Foujita sont exposées à la galerie du Jeu de Paume à Paris. Parmi elles, deux diptyques (Compositions au Chien et au Lion et les Lutteurs I et II) expriment un jeu d’oppositions entre lutte et volupté, guerre et paix. D’une dimension de 3 m sur 3 m, ces quatre compositions seront offertes bien plus tard par la veuve du peintre au département de l’Essonne. Restaurées entre 2001 et 2007, elles sont montrées pour la première fois au grand public à Reims en 2010.

Le Musée des Beaux-Arts de Reims : 8, rue Chanzy, Reims (1er avril - 28 juin 2010).

www.artactu.com

Jeudi 24 Juin 2010
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