Femmes, crypto et Web3, Coinhouse édite son livre blanc, assorti de son offre

Ce mercredi 24 janvier, les locaux de Finance Innovation accueillait un petit-déjeuner conférence, pas si habituel que cela. Sur scène : des femmes et uniquement des femmes. Le sujet : femmes crypto et web3.
Se sont ainsi succédé sur scène le récit des expériences de Faustine Fleuret, présidente de l'ADAN ; Naomie Halioua de Women in Web3; Elodie de Marchi, Keiko ; Léa lejeune de Plan Cash. Le tout animé par Canelle de Balasy, de Coinhouse.
Car ce workshop a effectivement été initié par Coinhouse. L'entreprise crypto qui va fêter ses 10 ans d'existence depuis le lancement de Maison du Bitcoin, a, en effet, souhaité faire un focus sur les femmes qui aujourd'hui ne représentent que 10% de ses clients. Au programme donc, ce workshop porté par des pro (e)s du Web3, la sortie d'un livre blanc émaillé de témoignages d'autres femmes du WEB3 et de chiffres, sans oublier une offre commerciale spécifiquement dédiée aux femmes...Et pour une fois, les hommes de la maison, Nicolas Louvet en tête, sont restés assis dans la salle.

Anne-Laure Allain


Le Web3 est-il particulièrement sectaire avec les femmes ? Il est vrai qu'en y regardant de plus près, les rassemblements des professionnels de la crypto et des actifs numériques, sont particulièrement trustés par des hommes.
Selon une étude du BCG publiée parue en février 2023, seulement 13 % des membres fondateurs des projets WEB3 sont des femmes et seules 3 % des entreprises du WEB3 sont uniquement constituées de femmes.
Triste constat qui corrobore avec celui établi par Coinhouse, établissant que seulement 10 % de ses clients étaient des clientes...
Réunies sur la scène de Finance Innovation, le panel de femmes du WEB3 n'a pu que tirer les mêmes conclusions. Oui, les femmes sont plus que sous représentées dans le secteur. Mais est-ce réellement la "faute" du secteur ? Ou, le Web3 n'est-il que le réceptable de "coutumes" qui ont la vie plus que dure.
Rappelons d'abord que le monde de la DeFi est en quelques sorte la synthèse du monde de la finance et de la tech, milieux qui commencent à peine à voir les effets de ses premières actions en faveur de la parité. Après tout, une initiative comme celle de Sista, n'a vu le jour qu'en 2018.
Par ailleurs, en matière d'investissement - de gestion de l'argent - les femmes n'ont eu le droit d'ouvrir un compte bancaire à leur nom et de disposer d'un carnet de chèque qu'en 1965. Et il faudra attendre 1972 pour que les femmes intègrent Polytechnique, l'une d'elle sortira d'ailleurs, major de promo (Anne Chopinet).

Alors que faut-il faire ? Puisque rappelons-le, chose inédite dans la tech, l'Association professionnelle en faveur du développement des actifs numériques est bien présidée par une Femme, Faustine Fleuret. La NFT Factory, est elle aussi pilotée par une femme, Lucie-Eléonore Riveron.
"Nous sommes sous-représentées mais pas absentes" insiste Faustine Fleuron qui milite d'ailleurs pour que l'on puisse donner la parole aux femmes chaque fois que l'on peut, que les médias, ont aussi leur partition à jouer dans cette recherche de parité.
Un bien pour un mal ou un mal pour un bien ? Car l'on peut vite devenir la femme prétexte ou la femme totem. Et alors entendre, la sempiternelle phrase " tu es là parce que tu es une femme..

Alors que faire ?
De son côté Coinhouse a choisi de soutenir le mouvement. Il y a d'abord ce workshop au sein de Finance Innovation. Puis, ou plutôt en même temps, la publication d'un livre blanc rassemblant les témoignages des "femmes du WEB3".
Le tout assorti d'une offre commerciale : du 24 janvier au 24 mars, Coinhouse soumet une offre gratuite aux femmes.
Une façon d'être opportuniste ?
"Le sujet de la diversité, au-delà des femmes, a toujours fait partie des préoccupations de Coinhouse et ce au sein même de l'entreprise. " relate Nicolas Louvet, CEO de Coinhouse.
"Maintenant si vous évoquez un opportunisme commercial, ce n'est pas toujours le cas... sourit le CEO. Cela nous demande aussi de nous organiser en interne pour vérifier que les personnes qui bénéficient de cette offre sont bien des femmes. Nous avons des hommes qui s'inscrivent pour bénéficier de la gratuité. J'ai aussi dans mes "clientes" une femme qui ne passe que par son mari pour tout valider. Compte tenu de nos obligations réglementaires, il a fallu que nous suivions l'affaire à plusieurs reprises pour bien vérifier la situation.
Pour ma part, je considère que derrière le monde de la blockchain, de la crypto, il y a cette notion de changement de paradigme. La blockchain est une révolution, elle fait bouger les lignes dans la finance."
Alors pourquoi pas aussi en matière de parité ?

Anne-Laure Allain



Mercredi 24 Janvier 2024


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