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FACEBOOK…


Nous observons avec toujours un peu de stupéfaction les hyper valorisations de certaines actions. L’espoir que fait naitre la cotation de certaines entreprises nous surprend toujours. Il y a dans ces phénomènes de groupe un mélange de cupidité et d’avidité qui renait toujours de ses cendres. FACEBOOK représente en la matière un record que nous commentons comme un des évènements majeurs de la semaine. On a effectivement pu lire que la Bourse de New York s’est apprécié cette semaine grâce au « phénomène FACEBOOK » : la société a effectivement déposé un dossier d’introduction, ce qui signifie qu’elle devrait être cotée dans les deux à trois mois.



Eric Galiègue
Eric Galiègue
Il ne faut plus présenter cette société, qui est née avec le développement exponentiel des « réseaux sociaux », qui sont devenus l’accès principal à Internet. Chacun peut ainsi retrouver régulièrement un espace numérique d’expression auprès d’une communauté choisie par l’utilisateur. L’individu peut se livrer à l’exercice qui maximise son bien-être, centré sur les trois priorités de la société actuelle : parler de soi, avec des images et, surtout, tout de suite. On comprend bien que ce marché puisse être en fort développement, et que FACEBOOK touche déjà près d’un milliard d’utilisateurs. Pourtant, nous sommes toujours surpris lorsque la finance s’empare de tels concepts.

FACEBOOK, d’après les estimations des analystes spécialisés, vaudrait peut être 100 milliards de dollars en Bourse. Cette société pousse à l’extrême la notion de « start-up » : son prix de bourse serait deux fois inférieur à celui de GOOGLE, pour des effectifs… 10 fois plus faibles ! Evidemment, le chiffre d’affaires de 3,7 milliards de $ est embryonnaire, puisqu’il s’agit d’une « start-up ». On arrive quand même à un prix qui représente près de 30 ans de chiffre d’affaires, ce qui pourrait faire réfléchir. IBM encaisse des ventes annuelles comparables à la capitalisation boursière supposée de FACEBOOK, mais avec 400 000 salariés ! Et Big Blue ne vaut que 2 fois plus que FACEBOOK…

Le record de FACEBOOK symbolise la folie d’un système poussé à l’extrême. Il faut rappeler des évidences oubliées…

Une start-up doit être petite. Bien sûr, des ratios de valorisation extrêmes sont possibles et même habituels en début de vie des sociétés. Ils tendent même vers l’infini au moment de la conception de l’entreprise. Mais comment imaginer que sur la base d’une telle capitalisation d’origine, les investisseurs puissent obtenir une rentabilité construite sur le long terme ? Il est vrai que ce langage fondé sur l’investissement, le temps long et la patience est exactement aux antipodes du concept de FACEBOOK. Les acteurs du marché financier souhaitent obtenir des titres à l’introduction, pour pouvoir les revendre de suite, avec évidemment une forte plus-value : cette attitude n’est pas nouvelle… mais les déconvenues récentes nous rendent très prudents.

On ne peut pas appliquer aux gros, les modèles qui fonctionnent bien pour les petits. Une entreprise qui prospère sur une « niche » ne peut pas, par définition, rencontrer le succès en déployant à outrance ses concepts qui ont fait sa fortune à petite échelle. C’est vrai pour les entreprises, c’est vrai aussi pour les pays. On ne peut appliquer à des grands pays, les recettes qui fonctionnent pour des petits pays…

Il y a dans l’émergence extraordinairement rapide de FACEBOOK, la poursuite de la construction de la société numérique. Force est de constater cette société numérique crée peu d’emplois et peu de revenus. Les sociétés MICROSOFT, APPLE, GOOGLE et FACEBOOK valent 1000 milliards de $ soit environ 8,5% de la capitalisation boursière américaine, pour un chiffre d’affaires qui représente 2% des ventes des sociétés du S&P 500, mais emploient moins de 180 000 salariés, soit un peu plus de 1% de l’emploi total civil américain (alors que ces entreprises sont globales, et emploient hors des USA).

FACEBOOK, c’est surtout l’extraordinaire optimisme américain, l’esprit pionner, l’esprit d’entreprise qui fait tant défaut de ce côté-ci de l’Atlantique. On peut, et il faut aussi, interpréter le phénomène FACEBOOK comme l’espoir qui renait. Il en faut beaucoup aux USA et en Europe, pour affronter des problèmes qui ne sont absolument pas réglés.

Investisseurs : Nous sommes investis « normalement » sur les actions, mais envisageons de réduire les positions en cas de poursuite de la hausse dans les prochains jours.

Spéculateurs : les indices actions rencontrent des obstacles qui devraient générer une correction de court terme.

Tendances sur les taux et les devises : Les taux italiens et espagnols poursuivent leur normalisation. L’€ est ferme.

Tendances récentes sur les matières premières : Le prix du pétrole s’est détendu un peu, les cours du fret poursuivent leur chute.

Eric Galiègue
VALQUANT

171, rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél. 01.58.18.37.50
Fax. 01.42.65.15.26

www.valquant.fr

Wednesday, February 8th 2012
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