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Externaliser les compétences


Pour se donner toutes les chances de réussir, un chef d’entreprise doit se concentrer sur le cœur de son métier : sa connaissance des produits, des services et des marchés, la recherche de la perfection dans son savoir-faire et la conduite éclairée des hommes. L’une des antiennes de Peter Drucker (1909-2005) était : «concentrez-vous sur ce qui marche bien pour que ça marche mieux et débarrassez-vous de ce qui ne marche pas». Evidemment, cette opinion concernait surtout les arbitrages à rendre entre le maintien ou la suppression de différentes activités d’un groupe mais elle se vérifie également pour l’évaluation des fonctions-support.



Alain Goetzmann
Alain Goetzmann
Combien de chefs d’entreprise perdent un temps précieux à s’occuper de comptabilité, d’informatique ou de transport au détriment du service au client, du développement des produits ou même…..de leur santé ?

Il faut systématiquement externaliser ce qui peut l’être, dès lors qu’on n’a pas les moyens d’y affecter un personnel à plein temps, conduit par un spécialiste à qui on peut totalement déléguer la fonction et qui prouve tous les jours son efficacité économique. Si ces conditions ne sont pas remplies, il faut externaliser. Ceci vaut pour toutes les fonctions non-stratégiques de l’entreprise, celles qui ne sont pas ou ne protègent pas le cœur de métier. On dispose ainsi d’une organisation plus simple, plus facile à conduire, orientée vers l’essentiel et motivante pour les hommes qui la composent.

Contrairement à une idée reçue, les fonctions externalisées sont, la plupart du temps, moins chères que leur exécution interne. En effet, elles sont le cœur de métier du fournisseur qui a été retenu ; sa marge nette est obtenue, non sur le client, mais sur une meilleure productivité de son personnel, des achats mieux négociés et, d’une façon générale sur une bien meilleure efficacité économique car il est, lui-aussi, aiguillonné par ses propres concurrents. Ajoutons que ce fournisseur dispose d’un personnel forcément plus qualifié, mieux formé et que sa connaissance de son métier lui permet d’anticiper les évolutions technologiques et règlementaires, ce dont il fera profiter son client.

L’externalisation des compétences apporte trois atouts supplémentaires :
- une plus grande flexibilité : un fournisseur, gérant de nombreux clients, a une faculté d’adaptation à la charge beaucoup plus forte que l’effectif que gère l’entreprise directement,
- un échange fécond dans la relation client/fournisseur : le fournisseur, dont c’est la spécialité, est toujours en recherche de solutions nouvelles pour améliorer l’efficacité de sa prestation ; il est donc, en permanence une force de proposition constructrice et permet à son client d’évoluer avec lui.
- l’indépendance de jugement et l’objectivité d’un professionnel dont la vision de l’entreprise est neuve, gage de solutions originales.

Même, et surtout, pour les petites entreprises, son dirigeant, pour ce qui est des fonctions accessoires, se posera systématiquement la question : « make or buy » (faire ou acheter) et la chiffrera. C’est l’objectivité du calcul qui lui donnera la réponse. Attention, toutefois, aux fausses économies. Une TPE de 500K€ de chiffre d’affaires qui déciderait d’externaliser son informatique auprès d’un prestataire indien se heurterait sans doutes à de cruelles désillusions. Le prix n’est pas le seul critère à prendre en considération lorsqu’on externalise. Il faut évaluer l’ensemble des facteurs qui composent la prestation, dont le prix, mais pas seulement le prix apparent. L’externalisation de compétences est, dans l’ensemble, la meilleure solution pendant les périodes de croissance, celles où le chef d’entreprise se concentre sur des objectifs toujours plus ambitieux. Il est libéré des tâches non stratégiques et peut aller, en permanence, à l’essentiel. Au cours des dernières années, on a d’ailleurs vu se développer de nombreuses fonctions-support au service des entrepreneurs, les directions informatiques, des ressources humaines et financières étant les plus récentes et parmi les plus techniques. On peut maintenant bénéficier d’un DSI, d’un DRH ou d’un DAF justifiant de connaissances pointues dans de bonnes conditions économiques.

Le monde de demain se fait autour des réseaux : internet, intranet, réseaux sociaux, réseaux privés. Les entrepreneurs d’aujourd’hui doivent donc s’inscrire dans cette dynamique de réseau en faisant, eux-mêmes ce qu’ils savent le mieux faire et en cherchant les meilleurs pour externaliser les fonctions-support dans le maillage d’un réseau de compétences qu’ils animent.


(Contribution au Portail des PME du 15.05.2012)

 

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Jeudi 31 Mai 2012
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