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Emile Gaboriau


Émile Gaboriau, le père du roman policier.



Emile Gaboriau
Émile Gaboriau, le père du roman policier.

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Emile Gaboriau (Saujon-en-Saintonge, 1832 - Paris, 1873) est un écrivain français, considéré comme le père du roman policier. Son personnage, l'enquêteur Lecoq, a influencé Conan Doyle pour la création de Sherlock Holmes.

Sa vie

Émile Gaboriau est né à Saujon-en-Saintonge en 1832 et le fils d'un receveur de l'Enregistrement.

En 1850, Émile est clerc de notaire puis s'engage dans l'armée en 1852, dans la cavalerie dans un régiment de hussard puis il y exercera la fonction de chef d'écurie. Après un séjour en Afrique il est réformé et, rendu à la vie civile, entre dans une entreprise en tant qu'employé.

En 1855, il devient chroniqueur dans des journaux satyriques ("La Vérité et "Le Tintamarre"). Il s'installe à Paris. En 1859, il devient journaliste et couvre la campagne d'Italie de Napoléon III.

En 1862, il devient chroniqueur du quotidien lyonnais "Le Progrès" puis chroniqueur au journal "Jean Diable" créé par Paul Féval (Le célèbre auteur du "Bossu" et des "Habits Noirs").

En 1864, il entre au quotidien "Le Pays" où il tient la rubrique des affaires étrangères. Il est déjà l'auteur de 2 romans "Le treizième Hussards" inspiré de sa carrière militaire et "Les gens de Bureau", une satire de la vie administrative.

En 1865-66 est publié "l'affaire Lerouge" (inspirée d'une affaire criminelle réelle) sous forme de feuilleton dans "Le Pays" puis dans le quotidien "Le Soleil" à la demande de Moïse Millaud, un riche financier. Ce dernier commandera un autre feuilleton à Emile Gaboriau, ce sera "Le Crime d'Orcival", qui paraîtra dans "Le Soleil" et "Le Petit Journal". Le succès sera fulgurant et national.

Son premier roman, L'affaire Lerouge connut un immense succès. On y voit l'apparition de Lecoq, agent de la sûreté qui deviendra un commissaire célèbre. Ce personnage inspira Conan Doyle, comme modèle du détective ingénieux qui résout des énigmes par ses capacités déductives hors normes.
Mais, à la différence de Sherlock Holmes, les enquêtes de Lecoq reposent sur des investigations plus réalistes, plus proches des progrès de la police scientifique de l'époque. Les romans policier de Gaboriau font pénétrer l'intrigue dans les milieux sociaux. Il décrit l'environnement d'une manière qui peut être qualifié de « naturaliste ». En cela, son influence sur le roman policier français reste très importante.

Avant lui, il y a bien sûr eu d’autres romans mettant en scène un meurtre et un meurtrier face aux forces de l’ordre. Mais nul avant lui n’a, dans un roman, accompagné le cheminement de l’enquête policière, c’est-à-dire remonté le temps depuis la découverte du crime jusqu’à l’acte, en passant par l’histoire de la victime et de son meurtrier.

Après le succès de L’Affaire Lerouge, il travailla comme feuilletoniste au Petit Journal. En 1872, il montera avec Jules-Émile-Baptiste Holstein un drame théâtral tiré de L’Affaire Lerouge.

Émile Gaboriau décédera, à Paris, le 28 Septembre 1873 à la suite d'une apoplexie pulmonaire.

Son œuvre

Emile Gaboriau
- 1861 : L'Ancien Figaro

- 1861 : Les Cotillons célèbres (Trois femmes, à elles seules, résument et personnifient le long règne de Louis XIV, ce règne aux fortunes si diverses. La différence de leurs passions, de leur humeur, de leurs goûts, explique et symbolise les changements de politique du monarque. Comme trois génies, elles président aux trois grandes phases de l'existence du roi-soleil...)

- 1861 : Le treizième Hussards

- 1862 : Les Mariages d'aventure
- 1862 : Les Ruses d'amour

- 1862 : Les Gens de Bureau (Romain Caldas, qui n'avait point eu de boules blanches à ses examens de l'École de droit découvrit un matin qu'il devait être admirablement propre à toutes les administrations. En conséquence, il prit une grande feuille de papier, et de sa plus belle écriture, qui n'était pas belle, il adressa une demande d'emplois à S. Exc. M. le Ministre de l'Équilibre National.)

- 1862 : Les Petites ouvrières (parution sous le nom de William Alexandre Duckett)
- 1862 : Projets jamais édités ( La Question italienne, Les Moutardiers du pape, La Princesse Marie, La Misère dorée). Source Roger Bonniot, biographe d’Émile Gaboriau - 1985

- 1863 : Les Comédiennes adorées

- 1866 : L’Affaire Lerouge*, premier "roman judiciaire". D'abord publié en feuilleton dans le journal Le Pays en 1863 où il passe inaperçu, il est repris en 1866 par le journal Le Soleil où il aura un immense succès.
(Le jeudi 6 mars 1862, surlendemain du Mardi gras, cinq femmes du village de La Jonchère se présentaient au bureau de police de Bougival. Elles racontaient que depuis deux jours personne n'avait aperçu une de leurs voisines, la veuve Lerouge, qui habitait seule une maisonnette isolée.)

- 1867 : Le Dossier n° 113* (Un vol important vient d'être commis rue de Provence à Paris, au préjudice de la banque Fauvel. Or, deux personnes seulement connaissaient la combinaison du coffre duquel 300 000 francs ont été soustraits... Après une enquête sommaire, la police arrête Prosper Bertomy, le caissier principal. Mais une seconde enquête commence, menée par l'inspecteur Fanferlot, surnommé l'Écureuil, qui découvre l'existence de Nina Gipsy, une mystérieuse jeune femme entretenue par le caissier... Fanferlot fait alors appel au redoutable policier Lecoq. Aux côtés de celui-ci, il remonte la piste d'une affaire beaucoup plus complexe. Et nous voilà transportés des années en arrière, sous la Restauration, tandis que l'auteur nous dévoile une mystification d'envergure, historique et tout autant criminelle.) Source http://www.amazon.fr

- 1867 : Le Crime d'Orcival* (Un mystérieux homicide a été commis au château du comte de Trémorel à Orcival. La police locale pense avoir fait pleine lumière sur cette affaire sanglante et arrêté les coupables, lorsque l'agent de la Sûreté Lecoq arrive de Paris, brisant cette illusion. Avec ses méthodes particulières, il mène l'enquête : il examine toutes les circonstances du crime, rassemble les détails, découvre les mobiles, relie les différents personnages et événements divers, trouve enfin la vérité qui justifie toutes les circonstances, les péripéties, les éléments récoltés et coordonnés.) Source http://www.chapitre.com/

- 1868 : Les Esclaves de Paris* (2 tomes)
. Tome 1 : Le Chantage
. Tome 2 : Le Secret de la Maison de Champdoce

- 1868 : Monsieur Lecoq* (2 tomes)
. Tome 1 : L'enquête
. Tome 2 : L'honneur du nom
(Un Crime Odieux a été commis dans un infâme bouge parisien baptisé La Poivrière. Après Une longue filature, l'inspecteur Lecoq arrête un saltimbanque prétendant s'appeler Mai. Le policier se demande alors si ce curieux individu ne pourrait être le duc de Sairmeuse, mêlé à une ancienne et ténébreuse affaire. L'enquête nous entraîne à rebrousse-temps vers le théâtre d'un complot entre deux familles et aux sources d'une énigme passionnante qui s'impose par l'analyse psychologique et la dimension historique.) Source http://www.amazon.fr

- 1869 : La Clique dorée

- 1870 : La Vie infernale
- 1870 : La route de Berlin (Projet de titre devenu sous-titre : la Revanche de 1813)
- 1870 : Le Petit Vieux des Batignolles* (publié en feuilletons puis publié en roman en 1876 à titre posthume)
- 1870 : Le Capitaine Coutanceau (publié en feuilletons puis publié en roman en 1878 à titre posthume)

- 1871 : Le journal d'un garde national mobilisé (œuvre inachevée, écrite sous le pseudonyme de Paul Estienne et publiée en feuilletons)
- 1871 : La Dégringolade

- 1872 : La Corde au cou* (Certains considèrent ce livre comme le chef d’œuvre de Gaboriau. Il faut bien avouer qu'il diffère quelque peu des précédents. Ici on ne suit pas un enquêteur et s'il y en a un son rôle est tout à fait marginal. On suit le prévenu et les angoisses de ses proches. Un homme est accusé d'un forfait qui a causé la mort de deux personnes et tout effectivement l'accuse. Il se sait innocent, il se doute d'où vient le coup qui le frappe, mais il ne sait même pas si le dire lui sera d'une utilité quelconque.)
Source http://andre.bourgeois.9online.fr/gaboriau_emile.htm#Laffaire%20Lerouge

- 1873 : L’Argent des autres*
. Tome 1 : Les Hommes de Paille (Aussi, le 27 avril 1872, un samedi, dans l'après-midi, remarqua-t-on rue Saint-Gilles, un fait qui partout ailleurs eût passé inaperçu.
Un homme d'une trentaine d'années, portant la livrée de travail des serviteurs de bonne maison, le long gilet rayé et le tablier à pièce, s'en allait de porte en porte...)
. Tome 2 : La Pêche en Eaux Troubles (Maxence avait ouvert sa fenêtre et s'y était accoudé mais bientôt il fut pris d'un frisson. Il referma la fenêtre, jeta du bois dans la cheminée, et s'allongea sur son fauteuil, présentant les pieds à la flamme.
C'était un événement énorme qui venait de tomber dans son existence, et autant qu'il était en lui, il s'efforçait d'en mesurer la portée et d'en calculer les conséquences dans l'avenir.)

* disponible en de nombreuses éditions

Œuvres posthumes (1876 - 1881)

Emile Gaboriau
- 1876 : Le Petit Vieux des Batignolles*
- 1876 : Bonheur passe richesse
- 1876 : Casta Vixit
- 1876 : Une Disparition

- 1876 : Maudite maison* (parution dans le Petit Journal en 1868) (Le vicomte de B..., un homme jeune, aimable, charmant, jouissait en paix d'une trentaine de mille livres de rente, lorsque dernièrement - il y a de cela six mois - son oncle, un avare de la pire espèce, mourut en lui laissant tout son bien, près de deux millions. En parcourant les papiers de la succession, le vicomte de B... constata qu'il se trouvait propriétaire...)

- 1876 : La Soutane de Nessus

- 1878 : Le Capitaine Couttenceau (Écrit en 1870, alors que les Prussiens sont sous les murs de Paris et moins d'un siècle après par un homme ayant connu des acteurs et des témoins des événements, dont l'environnement n'était pas encore totalement étranger à celui de l'époque, il a le mérite de restituer naturellement l'ordinaire de jours fiévreux et les événements de l'année 1792. Solidement étayé, vivant c'est un livre patriotique qui répond au besoin d'une époque noire. Ce n'est pas une œuvre d'une grande valeur littéraire, l'excès de patriotisme nuit considérablement à l'esthétique. On ne peut s'empêcher de penser en lisant ce petit roman au seul grand roman de la révolution française que nous possédions : Les Dieux ont soif, écrit par un progressiste et pourtant si terrible pour la révolution ! Paradoxalement, le livre de Gaboriau, tout orienté sur les besoins de 1870, œuvre d'un conservateur confirmé, peut passer pour un hymne à la révolution. C'est que France s'intéresse à ce qui fait dévier les bonnes choses alors que Gaboriau ne considère que ce qui fait leur valeur)
Source : http://andre.bourgeois.9online.fr/gaboriau_emile.htm#Laffaire%20Lerouge

- 1881 : Amours d'une empoisonneuse (La Marquise de Brinvilliers)

* disponible en de nombreuses éditions

Adaptations théâtrales et cinématographiques

Plusieurs adaptations de ses œuvres au théâtre et au cinéma ont été réalisées au XIXième et au début du XXième siècle :

- Une pièce de théâtre, écrite par Edgard Pourcelle et Henri Mendel, est tirée du Crime d'Orcival (1878)

- Monsieur Lecoq (France - N&B - 1914) par Maurice Tourneur avec Maurice de Féraudy, Charles Krauss, Fernande Petit, Henry Roussel.

- Monsieur Lecoq (USA - N&B - 1915) par Maurice Tourneur avec William Morris (Lecoq), Alphonse Ethier, Florence La Badie, Reginald Batlow, Julia Blanc, Moran Jones.

- The Family Stain (L'affaire Lerouge) (USA - N&B - 1915) par Will S. Davis avec Dixie Compton, Frank Evans, Carl Gerard, Stephen Grattan, Edith Hallor, Louis Hendricks, Mayme Kelso, Carey Lee, Einar Linden, Walter Miller, Frederick Perry, Helen Tiffany.

- Le Petit Vieux des Batignolles (2009 - France2 - réalisation Claude Chabrol)

Lecoq : le personnage et les romans dédiés

Le personnage :
Pour créer le personnage de Lecoq, Émile Gaboriau se dira inspiré par le Dupin d'Edgar Allan Poe toutefois, Gaboriau est considéré par beaucoup comme le père du roman policier. Son Lecoq influencera Arthur Conan Doyle pour la création de Sherlock Holmes, c'est dire si son influence a été grande. Il est un peu oublié aujourd'hui mais je ne désespère par de voir un jour une chaîne de télé (à condition qu'elle se lasse de sa médiocrité) ou un scénariste de cinéma (qui essaierait de se démarquer du cinéma américain) se pencher sur son œuvre afin d'en faire renaître tout le génie. Source http://fvidocq.free.fr/Serie_Lecoq.htm

- L'affaire Lerouge
- Le crime d'Orcival
- Dossier 113
- Monsieur Lecoq


Le projet du site web dédié à Emile Gaboriau

"Lu d'affilée L'affaire Lerouge, Le Dossier 113 et le premier volume de Monsieur Lecocq de Gaboriau. Le second volume me tombe des mains, car Gaboriau patauge dans une psychologie conventionnelle dès qu'il quitte son meilleur domaine : la recherche policière, où il se montre un extraordinaire pionnier, précurseur de tous les romans détectives; ceux de Conan Doyle ne sont que piquette auprès des siens."
André Gide - Journal 4 mars 1943.

Retrouvez Émile Gaboriau, sa vie, son œuvre sur le site (en projet) :
www.emilegaboriau.com

Ce site web se veut le modeste hommage à un écrivain français trop méconnu du "grand public". Il sera un lieu d'informations, d'échanges autour d’Émile Gaboriau, sa vie, son œuvre et ses contemporains du roman policier ou plutôt du roman judiciaire.

Pour toute question ou renseignement vous pouvez contacter [la rédaction du quotidien]mail:redaction [at] finyear.com qui transmettra.


Samedi 16 Octobre 2010
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