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Dirigeants de PME : difficultés conjoncturelles et d’accès au crédit persistantes


Pour la 26ème édition de ce baromètre, l’IFOP a interrogé en septembre 2015, à la demande de KPMG et de la CGPME, 401 dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur leurs besoins de financement et leur accès au crédit.



Des dirigeants plus optimistes qu’à la rentrée 2014 mais toujours confrontés à des difficultés conjoncturelles importantes

L’inquiétude des chefs d’entreprise à l’égard du contexte économique, qui avait significativement augmenté entre mars et mai 2015 (de 78 % à 84 %), se stabilise à 83 % (-1 point en quatre mois), à un niveau qui demeure toutefois de 4 points inférieur à celui constaté il y a un an, en septembre 2014. De la même manière, les dirigeants interrogés restent tout aussi pessimistes pour leur activité qu’en mai dernier (43 %, -1 point). Toutefois, il est à noter que ce score est en recul de 10 points par rapport à septembre 2014, qui traduit malgré tout un regain de confiance des chefs d’entreprise dans l’avenir de leur entreprise.

Même si la moitié des dirigeants de PME déclare toujours faire face à une baisse de chiffre d’affaires (51 %), les problèmes de trésorerie ou de financements sont en net recul, à hauteur de 26 % (-4 points depuis mai 2015 et -8 points depuis septembre 2014). Le fait que près d’un dirigeant sur deux relève des hausses sur les coûts des fournisseurs (45 %, +4 points) peut également être interprété comme un signe encourageant de reprise conjoncturelle.

Face à des difficultés persistantes, les chefs d’entreprise sont positifs concernant la possibilité d’une réforme des règles constitutionnelles en vue de pouvoir adopter des mesures législatives ou règlementaires spécifiques aux petites entreprises, à la suite du rejet par le conseil constitutionnel de l’article de la loi Macron relatif à un plafonnement des indemnités prud’homales pour les PME inférieur à celui des grandes entreprises (86% se déclarent favorables). « Ce chiffre donne raison à la CGPME qui considère indispensable de permettre l’adoption de mesures adaptées spécifiquement aux TPE/PME et à leurs salariés. Nous souhaitons moderniser notre droit en ce sens en modifiant, le cas échéant, la Constitution française pour la rendre "PME compatible" », déclare François Asselin, président de la CGPME.

Une hausse significative des souhaits de financements, en particulier pour investir, malgré un accès au crédit perçu comme plus difficile

Alors que le pessimisme à l’égard de la situation économique dans son ensemble diminue progressivement, les chefs d’entreprise interrogés sont plus nombreux à estimer que le contexte actuel a des effets négatifs sur leurs conditions d’accès au crédit auprès de leur banque (43 %, +4 points). Corollaire de cette perception, 32 % d’entre eux déclarent se limiter dans leurs demandes de crédits bancaires (+3 points).

Si 71 % des entreprises doivent recourir à un financement externe, 36 % (+5 points) souhaitent le faire pour leur exploitation et 48 % (+7 points, soit le score le plus élevé observé depuis 2009) pour procéder à des investissements. Les crédits d’investissement attendus portent en premier lieu sur des dépenses de remplacement ou d’entretien des matériels et des locaux (61 %), même si la tendance est à la baisse (-5 points). Les intentions d’investir pour des acquisitions de développement (26 %, +8 points) et/ou pour réaliser des innovations (25 %, +3 points) sont en hausse, signe d’une véritable dynamique positive.

« Les besoins de financement destinés à des acquisitions de développement (achats, fusions, etc.) tout comme les crédits pour des investissements d’innovation, notamment technologiques, sont en hausse. Les dirigeants de PME investissent dans l’avenir et le développement de leur entreprise, signe d’une véritable dynamique que l’on espère porteuse de croissance à moyen terme » commente Jacky Lintignat, Directeur Général de KPMG.

Au-delà des perceptions générales sur l’attitude des banques en matière de crédit, 72 % des dirigeants de PME observent concrètement au moins une mesure de durcissement (-3 points). Si près de la moitié des dirigeants relève une augmentation des taux ou l’octroi d’une somme inférieure à celle voulue (45 %, +6 points), 38 % déclarent devoir fournir des garanties supplémentaires (+1 point) et environ un chef d’entreprise sur quatre est confronté à des réductions de crédit ou de facilités de trésorerie (28 %, -8 points).

Des relations avec les banques qui restent stables et une ouverture encore limitée au « crowdfunding »

L’attitude des chefs d’entreprise à l’égard de leurs établissements bancaires varie peu, avec des écarts de 2 à 3 points par rapport à mai 2015 : ainsi, 44 % (-2 points) envisagent actuellement de regarder les conditions d’autres banques concurrentes (dont 19 % certainement) et 39 % (+3 points) de réexaminer leurs lignes de crédit (dont 16 % certainement).

Ils montrent toutefois un intérêt faible pour le financement participatif ou « crowdfunding » : à l’heure actuelle, 3 % seulement y ont déjà eu recours (7 % en région parisienne) et 4 % pourraient être intéressés par cette alternative au prêt bancaire, tandis que 90 % ne prévoient pas d’utiliser ce mode de levée de fonds.

Méthodologie
- Echantillon de 401 dirigeants d’entreprises, représentatif des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
- La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas (taille salariale, secteur d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
- Les interviews téléphoniques de ce baromètre ont eu lieu du 7 au 15 septembre 2015.

Le baromètre du financement et de l’accès au crédit des PME est réalisé par l’Ifop depuis février 2009.

KPMG France
Leader de l’audit et du conseil, KPMG France est membre de KPMG International, réseau de cabinets indépendants exerçant dans 155 pays. Nos 8 200 professionnels interviennent auprès des grands comptes internationaux, des ETI et des groupes familiaux, des TPE et dans différents secteurs de l’industrie, du commerce et des services financiers.
www.kpmg.fr

CGPME
1 650 000 entreprises représentées - 550 000 entreprises adhérentes
Par ses 123 Unions territoriales interprofessionnelles présentes dans toute la France, la CGPME permet l’accès à l’information. Dans le cadre de la défense des intérêts collectifs de ses adhérents, elle leur dispense assistance et conseil. Elle est également un lieu de rencontres, d’échanges d’expériences, de partage de savoir-faire pour les chefs d’entreprise.
Forte de ses 220 fédérations professionnelles, la CGPME est à l’origine de nombreux services qui simplifient la vie des entrepreneurs.
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Mardi 6 Octobre 2015
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