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Développement durable vs RSE


Selon un fort intéressant et instructif article signé Jean-Marc Le Gall, professeur associé au Celsa et conseil en stratégies sociales, publié par le quotidien La Tribune le 02/11/09, dans le Rapport Responsabilité Sociale publié en juin 2009 par le Groupe France Télécom-Orange, on pouvait notamment lire ceci :



Constant Calvo
Constant Calvo
“Le groupe s’engage à agir en permanence comme un employeur responsable”.

Et le professeur Jean-Marc Le Gall de faire le commentaire suivant : « (…) confronté à la dramatique actualité sociale de cette entreprise, il est difficile de prendre cet engagement au sérieux. »

Ce n’est pas la première fois - et cela n’est, hélas, pas non plus la dernière fois - que l’on observe un décalage entre les discours et les pratiques des entreprises.

Le Rapport Développement Durable est devenu, chacun peut le constater, quasi incontournable. Il est un levier stratégique de communication.

Plus qu’un effet de mode, ou qu’une danseuse, il paraît selon les analystes que les problématiques liées au développement Durable et la RSE sont régulièrement débattues au sein des Comités de Direction.

Selon la récente étude publiée par l’Observatoire de la communication et du marketing responsables, et réalisée auprès de 129 entreprises parmi lesquelles 27% sont cotées, par Limelight consulting, 90% des entreprises affirment avoir une stratégie de développement durable contre 76% en 2008.

Voilà qui est fort bien.

Pourtant, l’engagement Développement Durable ne saurait se limiter aux seuls critères environnementaux.

Il se doit pour être complet, entendons satisfaisant, d’intégrer également, outre les critères sociétaux et financiers (investissement responsable), les critères liés à la responsabilité sociale des entreprises (RSE).

Or, selon l’étude de Limelight Consulting, si 77% des entreprises consultées déclarent s’être engagées sur les aspects environnementaux, elles sont par contre moins de 40% à l’avoir fait sur les aspects sociaux.

Notons, entre parenthèses, que le Grenelle 2 prévoit l’obligation pour les entreprises de plus de 500 salariés de publier un bilan social et environnemental.

Dans son article, Jean-Marc Le Gall rappelle, à bon escient, que le PDG de Danone, Frank Riboud, a décidé quant à lui que le bonus des dirigeants de son entreprise devait porter à part égale sur la Responsabilité Sociale et sur les résultats économiques. Fifty-fifty.

Qui dit mieux ?

Constant Calvo, Directeur associé ADHERE RH
http://blog.adhere-rh.com

Dimanche 22 Novembre 2009
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