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Data-driven : la prise de décisions améliorée


Selon une étude de PwC et de l’Economist Intelligence Unit, les organisations qui basent leurs décisions sur des données (« data‑driven ») constatent une amélioration dans leur prise de décisions.



Laurent Leloup
Laurent Leloup
La majorité des dirigeants interrogés dans le monde (94 %) indiquent que la direction de leur entreprise est armée pour prendre des décisions majeures concernant l'orientation stratégique de l'activité. Toutefois, à peine un tiers d'entre eux se sont appuyés en premier lieu sur des données et des outils analytiques pour prendre leur dernière grande décision ; 58 % des dirigeants se sont fiés à leur instinct ou à leur expérience, et ont fait appel aux conseils prodigués par d'autres collaborateurs de leur organisation.

Néanmoins, les dirigeants qui déclarent que leur entreprise est fortement « data-driven » (32 %) sont ceux qui ont relevé le plus haut degré d'amélioration dans la prise de décisions au cours des deux dernières années.

Pour l'ensemble des dirigeants, la priorité absolue pour les deux années à venir consiste à investir dans l'amélioration de la qualité des analyses de données, afin de pouvoir prendre de meilleures décisions.

D'après l'étude « Gut & gigabytes : Capitalising on the art & science in decision making » de l'Economist Intelligence Unit, commanditée par PwC, plus de 75 % des dirigeants prennent une décision majeure chaque trimestre, et 43 % réexaminent leurs décisions tous les mois. Selon l’étude, les cinq décisions les plus importantes auxquelles les dirigeants seront confrontés au cours des 12 prochains mois ont trait, dans l'ordre, aux aspects suivants : accroître l'activité, travailler avec la concurrence, réduire l'activité, pénétrer un nouveau secteur ou démarrer une nouvelle activité, et financer l'entreprise.

Selon Loïc Mesnage, associé PwC spécialiste du Data Analytics :
« Aujourd'hui, la réussite d'une entreprise repose sur sa capacité à prendre des décisions majeures. Si les dirigeants déclarent continuer de s'appuyer sur leur expérience, sur des conseils ou sur leur propre instinct, ils estiment également qu'il est crucial d'investir dans les données et les outils analytiques pour réussir. L'enjeu pour les entreprises consiste à combiner les deux de façon efficace. »
Il ajoute : « Les dirigeants savent quelles sont les bonnes questions à se poser. Il leur faut maintenant déterminer comment obtenir les bonnes réponses à partir des données externes et internes disponibles. »

64 % des dirigeants interrogés déclarent que l'utilisation de données a modifié le processus de prise de décision de leur entreprise, et 25% prévoient de le modifier dans les deux prochaines années.

Ce qui a changé ? Le nombre de personnes impliquées dans le processus de décision s’est élargi, les entreprises utilisent avantage des outils analytiques perfectionnés, et elles recourent désormais à des équipes chargées des données sur lesquelles reposent les décisions stratégiques.

Les difficultés d’utilisation des données diffèrent selon les régions

Aujourd’hui, le volume de données ne cesse d’augmenter. Avec le déploiement de l’internet des objets, il va encore s’accroître. Mais ce n’est pas parce que les données sont disponibles qu’il est facile de les utiliser pour prendre des décisions stratégiques.

Ainsi, la principale barrière à l’utilisation des données pour la prise de décision est la qualité et la fiabilité des données. Cet item est notamment cité par 40% des dirigeants en Afrique, en Amérique latine, en Europe de l’Est et au Moyen-Orient.

L’autre barrière est de savoir identifier les données qui sont réellement utiles : cette raison est majoritairement citée par les dirigeants d’Europe de l’Ouest et d’Asie-Pacifique. Cela signifie qu’il est important aujourd’hui pour les dirigeants de savoir quelle question poser aux données afin d’obtenir les réponses attendues.

Dernière barrière à l’utilisation des données pour la prise de décision : le comportement des dirigeants. S’ils sont 72% à penser que savoir prendre des décisions sur la base de données est un pré-requis pour le management, ils ne se sentent pas toujours capables de le faire eux-mêmes. D’ailleurs, 52% des dirigeants déclarent avoir précédemment écarté des données parce qu’ils ne les comprenaient pas.

Selon Loïc Mesnage, « Les entreprises s'efforcent de se décider plus rapidement et plus efficacement, dans un contexte où chaque décision majeure peut avoir des conséquences se chiffrant en milliards de dollars. Une meilleure prise de décisions nécessite d'utiliser des données et des outils analytiques accessibles depuis peu, et de clarifier les responsabilités de chacun, ainsi que les processus de prise de décisions. »

L'étude met en lumière une approche équilibrée permettant d'utiliser des outils analytiques pour prendre des décisions majeures plus rapidement et plus efficacement, et ainsi gagner en compétitivité :
- Faire coïncider les décisions avec la valeur que leur accordent les actionnaires, en identifiant celles qui ont le plus fort impact sur l'avenir de l'entreprise
- Établir un lien entre les choix stratégiques et leurs répercussions sur l'activité, en mesurant l'impact potentiel du contexte externe et des alternatives stratégiques sur le modèle économique et opérationnel
- Fixer des objectifs de valeur et de résultat, en évaluant les optimisations attendues avec des indicateurs associés à une meilleure prise de décision
- Adopter une méthodologie de test et d'apprentissage structurée, en indiquant les changements qu'il est nécessaire d'opérer sur l'organisation, les processus, la technologie et la culture d'entreprise afin d'améliorer la prise de décisions

Méthodologie
En mai 2014, l’Economist Intelligence Unit a interrogé 1 135 dirigeants, dont 54 % de hauts dirigeants ou membres de conseils d'administration.
Ces participants sont principalement situés en Amérique du Nord (35 %), en Europe (29 %) et dans la région Asie-Pacifique (24 %). Les 12 % restants sont basés en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Afrique.
Au total, 18 secteurs sont représentés, parmi lesquels ceux de la banque et des marchés de capitaux, de la technologie, de l'énergie, des services d'utilité publique et de l'extraction minière, qui représentent chacun une part de 10 % environ.
L'année dernière, la majorité des entreprises ont enregistré un chiffre d'affaires d'au moins 1 milliard de dollars.

Pour aller plus loin, téléchargez l’étude ci-dessous (PDF 40 pages en anglais)



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Mardi 16 Septembre 2014
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