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Créatifs culturels de tous les pays, unissez vous ?


Cyril Dion, Directeur Général de Colibris intervenait en ouverture des assises du développement durable du 30 novembre dernier ayant pour thème “Green Business – un flop ou une réalité”. Une intervention très simple, qui brossait à grand traits une situation écolo-écono-politique préoccupante et a proposé quelque prérequis de solution.



Rémy Mahoudeaux
Rémy Mahoudeaux
Pour vous présenter Colibris, je copie-colle la légende qui a inspiré le choix de leur nom :
Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : “Je le sais, mais je fais ma part.”

Encore une nième chapelle d'écolos pétris de bon sentiments, me direz-vous ! Oui, c'est un mouvement “pour la terre et l'humanisme”. Mais Cyril Dion a raison lorsqu'il conclut qu'il faut changer, du fait de l'épuisement des terres, des menaces qui pèsent sur la biodiversité, des crises sociales, économiques et/ou financière que notre terre ne traversent que pour entrer dans les suivantes. Et de poursuivre sur la faillite du politique qui se révèle incapable de donner un sens à l'action publique, de constater que la croissance n'est qu'une panacée chimérique et illusoire, que le capital n'est plus un levier pour entreprendre et que l'énergie tient la société des hommes sous une seule dépendance. L'attentisme sociétal ambiant reporte sur le monde politique cette nécessaire mutation … et il convient d'être patient, cf. le fiasco de Copenhague. Les échéances politiques ne se mesurent pas à l'aune de l'écologie.

Cependant, une étude sociologique à grande échelle réalisée aux États-Unis, puis réitérée ailleurs, a permis de mettre en évidence l'émergence d'une frange d'individus qui, sans nécessairement appartenir à des chapelles plus ou moins militantes, ont conscience de ce besoin de changement du fait de l'impasse globale énoncée plus avant, et qui sont capable et désireux d'agir localement, à leur échelle, dans leur vie. Ils sont baptisés créatifs culturels (2). Ces personnes, sans constituer des groupes homogènes, seraient entre 20 et 35% de la population, mais s'imaginent marginalisés à 5% (3).

Il est plausible d'imaginer que cette frange de la population finira par prendre conscience de son étendue, s'organisera et se fédèrera en réseaux interconnectés pour tenter d'imposer que le couple (efficience ; résilience) supplante le couple (rendement ; risque) et que l'intérêt général prévale sur les profits et rentabilités privés.


(1) www.colibris-lemouvement.org/
(2) fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9atifs_culturels
(3) Je me suis rendu compte à ce moment que j'étais un créatif culturel qui s'ignorait : Après avoir conclu que l'installation chez moi d'une pompe à chaleur n'était pas financièrement rentable, j'ai signé le bon de commande à cause de ma compréhension sans doute fautive des vagues principes de thermodynamique rémanent dans ma mémoire, en laissant de moins nantis ou moins conscients que moi profiter de l'effet d'expérience, afin de simplement minimiser mon empreinte écologique.

Rémy Mahoudeaux
Managing Director, RemSyx

boss@remsyx.com
www.remsyx.com

Mercredi 7 Décembre 2011
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