Quotidien Corporate & Crypto Finance, Blockchain Daily News


              



Coup de théâtre à la BUBA…


Nous avons assisté cette semaine à un véritable coup de théâtre Outre Rhin. M Jens WEIDMANN, le Président de la Banque Centrale Allemande (« BUBA ») a en effet déclaré que les rachats d’actifs « ne sont de manière générale pas hors de question ».



Eric Galiègue
Eric Galiègue
Cela signifie que désormais, M DRAGHI aura les coudées franches pour mettre en œuvre un « Quantitative Easing » européen, si les conditions économiques l’exigent. Le moteur monétaire du scénario que nous défendons a donc encore des ressources importantes, qui pour l’instant n’ont pas été exploitées.

En effet, la zone €, pourtant la plus grande zone de cohésion sociale, de stabilité financière et de production économique, est la seule à ne pas avoir fait «marcher la planche à billet » à grande échelle. Les USA l’ont décidé pendant la crise de 2008, la Grande Bretagne a suivi à une échelle bien plus importante, et le Japon s’est lancé à corps perdu dans le volet monétaire des ABENOMICS.
Cette création de monnaie sans contrepartie est une des réponses apportées au risque déflationniste, et au risque d’instabilité financière majeure. Nous le disons régulièrement : la seule manière de « sauver l’€ », c’est d’en créer en excès, de manière à catalyser un retour de la croissance. « Dégripper » les mécanismes de la croissance et de l’emploi est désormais au cœur de la mission des banques centrales, y compris la BCE. Les décideurs monétaires européens ont compris que la déflation, outre son cortège de souffrances sociales et de sous-emploi, pouvait avoir pour conséquence la remise en cause de la stabilité financière et de l’€ lui-même.

Entre la « colombe » Janet YELLEN, le « kamikaze » monétaire KURODA, et le converti WEISMANN, le volet monétaire du scénario de marché est toujours très favorable : les banques centrales sont toujours les meilleures alliées des marchés financiers et de la croissance économique…

Il serait néanmoins inopportun de trop se réjouir de cette déclaration de M. Jens WEIDMAN, car s’il a accepté la remise en cause du dogme germanique en matière de création de monnaie, c’est bien parce que la situation économique est « compliquée ».

En Allemagne, la croissance s’essouffle. Le Président de la Banque Centrale Allemande s’est probablement ému de la baisse de deux sondages mensuels très suivis outre Rhin, l’IFO auprès des entrepreneurs de l’économie, et le ZEW auprès des acteurs du marché financier. Ces baisses, selon nous, ne sont pas sans rapport avec la dégradation de la situation géopolitique en Europe de l’Est. En effet, l’Allemagne est naturellement tournée vers l’Europe Centrale et de l’Est. Par ailleurs, son modèle de croissance « mercantiliste » est en train de s’essouffler. L’€ a servi l’économie allemande dans ses conquêtes à l’intérieur des frontières de l’Europe, mais les efforts considérables accomplis par l’Espagne et l’Italie vont finir par créer des concurrents plus efficaces…

En France, le chômage flambe. Le nombre de chômeurs a augmenté de 0,9 % en un mois, et de près de 5 % en un an. Nous relativisons souvent cette variable car c’est un indicateur retardé de l’activité économique. Les marchés financiers accordent plus de crédit aux indicateurs avancés, qui permettent d’anticiper la croissance future. Pourtant, le chômage de masse atteint un tel niveau en France qu’il n’est plus seulement une conséquence de la crise économique qui frappe notre pays, il en est désormais une cause. La situation économique de la France est particulièrement inquiétante et la perte totale de crédibilité des politiques, vis-à-vis des citoyens, comme vis-à-vis des autorités européennes, est un vrai sujet d’inquiétude. Nous allons même jusqu’à penser, sur notre cartographie des risques, que la France pourrait catalyser une crise financière majeure. A ce titre, les élections européennes du 25 mai, qui sont organisées le même jour que l’élection présidentielle ukrainienne, constituent un rendez-vous important. Il pourrait sortir des urnes une minorité de blocage d’extrémistes de droite, de nationalistes, et surtout anti européenne. Elle pourrait bloquer toute décision, et notamment le vote sur l’Union Bancaire Européenne. Nous évoquerons cette date majeure de l’année 2014, et les scénarii associés, dans notre prochaine réunion mensuelle de mise à jour de notre scénario de marché.

Lettre hebdo du 28 mars 2014

Eric Galiègue
VALQUANT

171, rue Saint-Honoré - 75001 Paris
Tél. 01.58.18.37.50
Fax. 01.42.65.15.26

www.valquant.fr




Lisez gratuitement chaque jour (5j/7) le quotidien Finyear.
Recevez chaque matin par mail la newsletter Finyear, une sélection quotidienne des meilleures infos et expertises de la finance d’entreprise.
Lien direct pour vous abonner : www.finyear.com/newsletter

Lisez gratuitement chaque mois :
- le magazine digital Finyear sur www.finyear.com/magazine
- la lettre digitale "Le Directeur Financier" sur www.finyear.com/ledirecteurfinancier
- la lettre digitale "Le Trésorier" sur www.finyear.com/letresorier
- la lettre digitale "Le Credit Manager" sur www.finyear.com/lecreditmanager
- la lettre digitale "Le Capital Investisseur" sur www.finyear.com/lecapitalinvestisseur

Mardi 1 Avril 2014
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Free Daily Newsletter / Newsletter quotidienne gratuite


Cryptocurrencies




Finyear - Daily News