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Coface : défaillances d’entreprises en France - Avril 2012


Le coût des défaillances augmente sensiblement car les grandes entreprises sont fragilisées.



Sur les quatre premiers mois de l’année 2012, la baisse observée du nombre de défaillances d’entreprises françaises cache une évolution préoccupante : on constate une progression significative du coût[1] des défaillances (+12%). Cette hausse s’explique par le fait que de plus en plus d’entreprises de grande taille sont en difficulté.

« En France, l’analyse statistique sur la période 1994-2011 montre que les défaillances d’entreprises sont sensibles aux variations de la consommation des ménages et du crédit bancaire. On constate en particulier qu’un ralentissement de 1% de la consommation des ménages est associé à une hausse de 0,6% du nombre de défaillances. En outre, en 2012, les entreprises sont plus vulnérables qu’elles ne l’étaient en 2008.

Pour ces raisons, face au ralentissement économique en cours, nous prévoyons une année difficile pour les entreprises françaises, soit une hausse des défaillances de 4% sur l’ensemble de l’année ». Jennifer Forest, département risque pays et études économiques, Coface.

Données Coface Services

Une hausse de 12% du coût des défaillances ; les entreprises de grande taille sont touchées

Si Coface note une légère diminution de 1,75% du nombre de défaillances sur le premier trimestre, cette baisse concerne principalement les entreprises individuelles et elle cache des tendances préoccupantes. Les sociétés sont plus fragiles et le nombre de défaillances pour le seul segment des ETI et grandes entreprises est en nette hausse de 12%, conduisant à une progression de 4,5% du nombre d’emplois détruits. En conséquence, le coût des défaillances augmente sensiblement (+12,4%). Il représente désormais 0,21% du PIB contre 0,16% en 2007. Par ailleurs, le volume de défaillances reste encore à un niveau très élevé, au-dessus de la valeur moyenne constatée entre 2006 et 2011.

Les secteurs de la construction et des services sont les plus touchés et le risque de défaillance augmente dans l’automobile et transport, le textile et l’agroalimentaire
L’analyse par secteur reflète une disparité des défaillances en France en fonction des branches. La construction, les services - dont le segment risqué des services aux particuliers - et la distribution représentent près des trois-quarts du nombre total de faillites avec des parts respectives de 33%, 34% et 9%. Par ailleurs, Coface constate une détérioration des risques pour les secteurs de l’automobile et transport, du textile, de l’agroalimentaire pour lesquels le nombre de défaillances augmente respectivement de 6,7%, 4,3% et 3% en un an. A contrario, les secteurs des métaux et de l’électronique et informatique-télécom connaissent une évolution plus favorable avec une diminution respective des faillites de 14,8% et de 5,7%, bien que, désormais, les défaillances observées aient un poids conséquent en termes de coût et d’emploi.

Des entreprises françaises plus vulnérables et très sensibles à la demande intérieure
Très orientées vers le marché domestique, avec seulement 3% d’exportateurs, les entreprises françaises sont peu présentes sur les grands marchés émergents. L’analyse statistique sur la période 1994-2011 confirme la corrélation entre les défaillances d’entreprises et la consommation des ménages. Ainsi, un ralentissement de 1% de la consommation des ménages est associé à une augmentation de 0,6% des défaillances. Par ailleurs, les entreprises françaises affichent une profitabilité en baisse continue depuis le début des années 2000 et un taux d’autofinancement médiocre. Fragiles financièrement et dépendantes du crédit bancaire, elles se retrouvent plus vulnérables à une évolution défavorable de la conjoncture qu’elles ne l’étaient à la veille de la faillite de Lehman Brothers.

Des défaillances attendues en hausse en 2012
Face au ralentissement économique attendu en 2012, le nombre de défaillances d’entreprises devrait donc augmenter cette année. Avec l’hypothèse d’une croissance économique faible de l’ordre de 0,3% pour l’année, Coface prévoit une hausse de 4% des défaillances sur le total de l’année.

A propos de Coface
Le groupe Coface, un leader mondial de l'assurance-crédit, propose aux entreprises du monde entier des solutions pour les protéger contre le risque de défaillance financière de leurs clients, sur leur marché domestique et à l’export. En 2011, le Groupe a enregistré un chiffre d’affaires consolidé de 1,6 milliard d’euros. Ses 4 600 collaborateurs assurent un service de proximité dans 66 pays. Chaque trimestre, Coface publie son évaluation du risque pays dans 157 pays, en s'appuyant sur sa connaissance unique du comportement de paiement des entreprises et sur l'expertise de ses 350 arbitres.
En France, le Groupe gère également des garanties publiques à l'exportation pour le compte de l'Etat.
Coface est filiale de Natixis dont le ratio Core Tier one s'élève à fin décembre 2011 à 10,2%.
www.coface.com

[1] Le coût des défaillances est le cumul de l’encours fournisseur de chaque entreprise défaillante.

Vendredi 15 Juin 2012
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