Quotidien Finance Digitale, Crypto Finance Daily News


              



Camille Martin (1861-1898), le sentiment de la nature


Les 96 œuvres présentées permettent de cerner la carrière éclair de Camille Martin et de rendre hommage à cet artiste de l’École de Nancy, mal connu du grand public et du marché de l’art.



Camille Martin (1861-1898)     Paysage de sous-bois de nuit (bleu) (c) Nancy, musée lorrain
Camille Martin (1861-1898) Paysage de sous-bois de nuit (bleu) (c) Nancy, musée lorrain
Le critique d’art Roger Marx publiait en 1883 « L’Art à Nancy en 1882 ». L’ouvrage réunissait des textes sur les expositions et la vie artistique nancéienne et mettait en lumière la richesse et la qualité du milieu lorrain. Il rendait hommage à des artistes déjà reconnus, tels Jules Bastien-Lepage, mais également aux jeunes espoirs de l’Ecole Lorraine : Emile Friant, Victor Prouvé, Mathias Schiff ou Camille Martin, qui formaient à ses yeux une jeune école prometteuse.

Camille Martin laisse une œuvre peint où se côtoient tous les genres : le portrait, la Nature morte, la scène de genre… , sans qu’aucun, hormis le paysage, ne domine.

Malgré un voyage en Égypte et un contexte artistique baigné d’orientalisme, Camille Martin va trouver son inspiration dans le Japon. La présence à Nancy d’un artiste japonais, Hokkai Takashima, venu étudier à l’Ecole forestière, lui offre un accès direct à la connaissance des pratiques graphiques nippones. Les dessins dédicacés offerts mutuellement témoignent de relations étroites.

Depuis ses débuts, l’artiste nancéien puisait son inspiration dans la nature. Sa rencontre avec l’art japonais lui permet de mêler à sa propre sensibilité la vivacité et la légèreté du trait, le goût de l’instant saisi, et la poésie en toute chose, notions essentielles de l’art japonais.

L’expérimentation de techniques inédites comme le bois brûlé lui ouvre des espaces d’expression synthétique, où Martin va à l’essentiel. La reliure, les arts décoratifs, les affiches sont autant de domaines qu’il va explorer avec talent.

Lorsque survient son décès en 1898, Camille Martin fait l’objet d’éloges nombreux. Critiques d’art, journalistes, amis et collaborateurs saluent unanimement son talent, son combat en faveur de l’art dans tout et sa personnalité à part, faite de retenue et de modestie. En 1899, une exposition lui rend hommage aux galeries Poirel, le tampon rouge « Exposition Camille Martin, 1899 » apposé sur plusieurs œuvres exposées rappelle que l’unique manifestation dédiée à Camille Martin le fût à titre posthume et vit la dispersion de son fonds d’atelier.

La redécouverte des œuvres essentiellement conservées dans les musées nancéiens a été suivie d’une importante campagne de restauration, mettant à jour les grandes qualités de la production de l’artiste. Beaucoup restent encore à localiser.

Musée de l’Ecole de Nancy, 36-38 rue du Sergent Blandan, Nancy

www.artactu.com

Dimanche 6 Juin 2010
Notez


Nouveau commentaire :
Twitter

Your email address will not be published. Required fields are marked *
Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Finyear: latest news, derniers articles

Recevez notre newsletter quotidienne comme plus de 40.000 professionnels de la gestion et de l'innovation financières


LE TRESORIER


Cryptocurrencies


Finyear - Daily News