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CICE et commerce extérieur : perseverare diabolicum


Selon l’INSEE, faute d’accroissement rapide de nos exportations, la croissance devrait rester quasi-nulle en France en 2013 alors qu’elle s’accélère aux Etats-Unis et même en Allemagne.



Alain Goetzmann
Alain Goetzmann
Evidemment, le matraquage psychologique et fiscal auquel sont soumis les entrepreneurs, grands et petits, n’a pas vraiment, à ce jour, provoqué chez eux un sursaut de dynamisme. Leur goût du risque et leur soif de conquêtes victorieuses de marchés lointains, génératrices d’embauches nombreuses, ne sont pas encore vraiment perceptibles.

La fiscalité, en particulier, est devenue stupide de simplicité. Ne revenons pas aujourd’hui sur l’assimilation démagogique des revenus du capital à ceux du travail ou sur le clientélisme électoral qui a conduit à sacrifier la réduction des dépenses publiques sur l’autel du maintien des effectifs de la fonction publique. Nous en connaissons déjà aujourd’hui les effets néfastes sur l’économie et pouvons en mesurer concrètement l’inefficacité sur la réduction des déficits et de la dette publique.

Analysons plutôt ce qui est apparu comme une mesure-phare, saluée unanimement et présentée comme un renouveau des relations gouvernement-entreprises : le crédit impôt compétitivité emploi (CICE). 20 milliards pour les entreprises, une manne.

Bercy qui, d’habitude, a l’art de compliquer la fiscalité à loisir, a du se faire surprendre par la rapidité de la décision politique, d’une relative simplicité : 4% de ristourne en 2013, 6% en 2014 sur les salaires inférieurs à 2,5 fois le SMIC. Tout le monde est concerné. Bravo et merci.

Mais, pour améliorer la compétitivité de nos entreprises exportatrices, c’est raté. Il aurait fallu 10 ou 15% de ristourne sur les charges sociales pour y parvenir. Et c’était possible.

Car, l’aspect pernicieux de la mesure engagée est difficile à percevoir, d’entrée de jeu. Ce n’est pas du tout le début d’un cercle vertueux propre à favoriser l’investissement mais une vraie mesure keynesienne de relance de la consommation. Car que vont faire les commerçants et les services de proximité de ce CICE ? Etranglés par la concurrence et la conjoncture, ils vont le donner au consommateur. C’est comme si la TVA avait été réduite alors qu’elle va bientôt augmenter, justement pour financer ce CICE.

Pour que cette mesure soit efficace pour notre commerce extérieur et pour l’emploi, il aurait fallu réserver ces 20 milliards aux industriels et aux prestataires de service susceptibles d’exporter, et employeurs à un certain niveau d’effectifs (au-dessus de 20 salariés, par exemple).

Nous aurions alors assisté à une vraie mobilisation des entreprises à forte valeur ajoutée, au développement immédiat de leurs exportations, à la relance de leurs investissements et à la création d’emploi.

Peut-être n’est-il pas trop tard pour affiner cette mesure dans le sens des intérêts immédiats de notre économie ?

 

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Mardi 26 Mars 2013
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