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Mercredi 7 Mai 2014

CFO belges : plus d’optimisme, plus d’appétit pour le risque et meilleurs résultats financiers


Les entreprises recherchent le juste équilibre entre stratégies d’expansion prudentes et stratégies défensives.



Deloitte Belgique annonce les résultats de son enquête trimestrielle auprès des CFO, réalisée entre le 6 et le 26 mars 2014. Les CFO belges ont enfin tourné la page d’une longue période d’inquiétude à propos de la reprise économique. Les indicateurs d’optimisme sont positifs et l’appétit pour le risque ne cesse d’augmenter.

Les stratégies défensives demeurent pourtant prépondérantes. L’amélioration de l’efficience et la compression des coûts conservent une place prioritaire à l’agenda de toutes les entreprises. Mais la perception favorable du risque et de l’endettement, la disponibilité d’une trésorerie interne ainsi que la disponibilité et l’attrait de financements externes sont autant de facteurs qui incitent les organisations à accroître leurs investissements et à aller de l’avant.

Un optimisme de plus en plus marqué

Ayant commencé l’année 2014 dans un climat favorable, les CFO belges restent confiants dans les perspectives économiques. Plus de 70% des répondants à l’enquête anticipent une progression des revenus en 2014 par rapport à 2013 et plus de 50% comptent également sur une hausse des marges d’exploitation.

A posteriori, 27% des organisations ont réalisé des résultats supérieurs aux prévisions, un pourcentage en nette progression par rapport aux 8% enregistrés à la même époque l’année dernière. Alors que 32% ont moins bien performé que prévu, ce pourcentage est en nette diminution par rapport aux quatre trimestres précédents, où l’on avait enregistré un score de 50% et plus.

D’autres indicateurs confirment la tendance. Seuls 16% des CFO considèrent que le niveau d’incertitude financière et économique est élevé, alors qu’ils étaient 33% à le penser il y a un an, et 42% il y a deux ans.

“L’optimisme des CFO s’était déjà amélioré durant le second semestre de l’année dernière, mais ce regain d’optimisme n’avait guère abouti à de meilleurs résultats financiers. A l’issue du premier trimestre 2014, et pour la première fois depuis 2,5 ans, deux tiers des organisations affichent des résultats conformes ou supérieurs aux prévisions, cela donne de l’espoir”, a déclaré Deloitte Partner Thierry Van Schoubroeck.

La compétitivité est aujourd’hui le principal souci des CFO

A mesure que les préoccupations à l’égard de la reprise économique s’estompent, les CFO se concentrent de plus en plus sur la préservation de leur position concurrentielle, ce qui engendre un accroissement de l’appétit pour le risque. Aujourd’hui, 35% d’entre eux pensent qu’il est temps de prendre plus de risques au niveau du bilan, contre 21% le trimestre dernier.

Les CFO anticipent également un climat plus dynamique sur le plan des fusions & acquisitions ; 73% (contre 60% il y a trois mois) pensent que les transactions F&A augmenteront durant les douze prochains mois.

“Dans l’esprit des CFO, la préservation de la position concurrentielle de l’organisation a, au cours des derniers trimestres, progressivement pris le pas sur les préoccupations relatives à la relance économique,” fait observer Thierry Van Schoubroeck. “Il n’est donc pas surprenant que les entreprises cherchent à présent à retrouver un juste équilibre entre des stratégies d’expansion prudentes d’une part et des stratégies défensives d’autre part. ”

Cette position défensive se traduit par la recherche constante d’une amélioration de la productivité et de l’efficience, parallèlement à la réduction des coûts. Ces stratégies occuperont une place prépondérante à l’agenda des CFO belges durant les douze mois à venir ; 64% des répondants citent l’amélioration de la productivité et de l’efficience comme leur priorité absolue, suivie de la réduction des coûts pour 51% d’entre eux. L’écart entre stratégies défensives et expansionnistes s’est creusé ce trimestre, l’aspect défensif demeurant prioritaire.

Il reste à concrétiser l’ambition pour atteindre les résultats visés Alors que se multiplient les aspirations en matière de croissance économique, les CFO restent sceptiques quant aux perspectives d’évolution de l’économie belge. Seuls 9% d’entre eux prévoient une croissance supérieure à 1% en 2014, alors que 44% estiment qu’elle oscillera entre 0,6% et 1%.

“Les CFO sont plus optimistes en ce qui concerne le potentiel de croissance de leur propre organisation que celui de l’économie dans son ensemble,” avoue Thierry Van Schoubroeck. “Leurs attentes quant au rythme de la croissance économique belge sont moins fortes que celles exprimées par des organisations internationales ou par la Banque Nationale de Belgique.”

Les CFO considèrent que les priorités définies par le gouvernement belge en matière de politique financière et économique ne sont pas à la hauteur et estiment que les politiques de l’emploi et les coûts du travail ne leur permettent toujours pas d’assurer la prospérité à long terme de leur entreprise. Dans ce climat, et compte tenu de la prépondérance actuelle des stratégies défensives, il faudra encore attendre pour obtenir confirmation que la relance économique est bien sur les rails.

“L’indicateur ‘performance to budget’ du CFO Survey traduit une nette amélioration pour le premier trimestre. A supposer que les résultats de l’enquête au 2ème trimestre confirme cette performance, l’on pourra alors parler d’une réelle amélioration,” souligne Thierry Van Schoubroeck.

À propos de l’enquête
L’édition du premier trimestre 2014 de l’Enquête CFO de Deloitte Belgique a été réalisée entre le 6 mars et le 26 mars 2014. Au total, 80 CFO ont répondu à l’enquête. Les CFO participants opèrent dans différents secteurs d’activité. 25 % des sociétés répondantes génèrent un chiffre d’affaires de plus de 1 milliard d’euros, 40 % entre 100 millions et 1 milliard, et 35 % en dessous de 100 millions.

Téléchargez l’étude ci-dessous (PDF de 28 pages en anglais)

Deloitte Belgique





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