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BREXIT : le point sur les marchés financiers et ses conséquences deux semaines après le vote


La victoire du “Leave” lors du référendum britannique sur le maintien dans l’Union européenne a surpris les marchés financiers et laisse désormais la place à l’incertitude sur ses véritables conséquences économiques. Rétrospective ce qui s’est passé depuis le vote et son impact futur sur l’économie mondiale.



Un peu plus de deux semaines après le vote britannique pour quitter l’Union européenne, la panique initiale sur les marchés s’est légèrement atténuée. De nombreuses incertitudes subsistent néanmoins, capables d’alimenter la volatilité pour les semaines et les mois à venir.

Les analystes d’IG dressaient un point sur les marchés juste après le vôtre. Les principaux marchés asiatiques, américains et européens ont décroché dans leur ensemble avec par exemple une chute de 7% pour le DAX et de 8,04% du CAC40, au cours de la séance suivant l’annonce des résultats.

Le marché des changes a également réagi de manière brutale à ce résultat inattendu.
La livre affiche toujours une forte baisse depuis le référendum, avec une perte de plus de 16% contre le dollar et de 13% contre l’euro.

Les valeurs refuges comme l’or, le dollar ou le yen se sont quant à elle appréciées ; les investisseurs tentant d’échapper à la dégringolade générale et à se protéger contre la volatilité.

Après plusieurs séances de baisses consécutives, les indices se sont stabilisés, jusqu’à montrer une pointe d’optimisme vendredi avec l’annonce des chiffres de l’emploi aux États-Unis.

Avec la création de 287 000 emplois pour le mois de mai, les États-Unis ont semblé éclipser la morosité et les conséquences économiques du Brexit. Ces chiffres sont susceptibles de redonner de l’espoir aux investisseurs quant à la santé de l’économie américaine et sa capacité à tirer avec elle la croissance mondiale.

Les principaux indices ont terminé dans le vert vendredi. L'indice DAX allemand était en hausse de 1,8% et le CAC-40 a gagné 1,3% sur la même journée. Même le FTSE 100, a augmenté de 0,4%.

Cet optimisme pourrait n’être que de courte durée si les doutes liés aux conséquences du Brexit refond surface cette semaine.

Le gouvernement britannique a en effet rejeté samedi un appel à un second référendum sur l'adhésion à l'Union européenne dans une pétition signée par plus de 4,1 millions de personnes, ce qui en fait la pétition la plus signée depuis que cette procédure a été introduite en 2011.

La date d’activation de l’article 50, marquant le début des négociations de sortie du Royaume-Uni de l’UE devrait être repoussée à l’Automne et avec elle la réponse à un certain nombre de questions : l’avenir des marchés commerciaux, de la Livre sterling, l’Écosse, la frontière irlandaise, Gibraltar, Calais, la nécessité de conformité avec tous les règlements de l'UE pour un marché libre, la délivrance des passeports, les Britanniques à l'étranger, les citoyens de l'UE en Grande-Bretagne, la multitude de lois à abroger et à réécrire... et la liste est encore longue.

D’autres inquiétudes pourraient également venir du marché immobilier britannique. Les prix de l’immobilier ont été gonflés pendant des années par la croissance économique et la spéculation, ainsi que par les investisseurs étrangers à la recherche de la richesse et de la stabilité de Londres. Les préoccupations concernent désormais un ralentissement économique, et la possibilité de voir certaines entreprises déplacer le centre de leurs activités en Europe continentale pour conserver l'accès au marché unique européen.

La semaine dernière, sept fonds ont gelé le retraits de capitaux par les investisseurs et la moitié des 25 milliards de £ placés dans des produits d'investissement immobilier est maintenant sous les verrous. Une situation qui, si elle se renforce, pourrait porter un nouveau coup dur à l’économie britannique et avoir des conséquences sur les différents marchés européens.

L’automne promet donc d’être très agité sur les marchés avec les tractions politiques en Grande-Bretagne, le début des négociations avec l’Union européenne et les élections américaines. Le risque d’une victoire de Donald Trump ajouterait encore davantage d'incertitudes sur l'économie globale.


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Lundi 18 Juillet 2016
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